L'Alliance pour les Droits pour la vie se couche devant l'Assemblée pour dire non à l'euthanasie. © Matthieu Dupont/TF1 NewsLa question de l'euthanasie ressurgit régulièrement dans l'actualité française au travers de faits divers tragiques. Ce fut le cas en 2003, avec l'affaire Vincent Humbert, ce jeune tétraplégique qui avait demandé au président de la République "le droit de mourir". Ce fut encore le cas en 2008 avec la médiatisation des souffrances de Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur incurable. Cette fois-ci, c'est hors de tout contexte émotionnel que 120 députés socialistes, parmi lesquels Laurent Fabius, Pierre Moscovici ou encore Emmanuel Valls, ont choisi de remettre le délicat sujet sur le devant de la scène en présentant jeudi à l'Assemblée une proposition de loi sur la fin de vie. Une proposition pour légaliser l'euthanasie.
Roger, jugé pour avoir tué sa femme souffrante
Un septuagénaire de Mondeville, près de Caen, comparait libre vendredi et lundi devant les assises du Calvados pour le meurtre de sa femme en octobre 2007. Il s'en défend en ayant, clame-t-il, assisté son épouse dans sa volonté de mettre fin à ses jours.
Publié le 11/06/2010
"C'est idiot, nous coûtons cher à la société"
<b> Témoignage - </b> Ce lundi, s'est déroulée la 2e journée mondiale du droit de mourir dans la dignité. André, 90 ans, est l'un de ceux qui réclament la légalisation de l'euthanasie, il raconte pourquoi.
Publié le 02/11/2009
Malade, elle voudrait choisir l'heure de sa mort
<b> Interview - </b> Atteinte d'une maladie incurable, Clara Blanc, 31 ans, revendique le droit de pouvoir mourir quand elle le veut.
Publié le 01/04/2008
Seuls la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas l'ont légalisée dans un cadre rigoureux. Le rapporteur du nouveau texte, Manuel Valls, considère que le texte actuel sur la fin de vie est "une avancée appréciable" mais une "démarche inaboutie". La proposition des socialistes demande que "l'on accède à la demande des personnes dont les souffrances sont telles qu'elles souhaitent une aide active de la part du personnel soignant pour mettre fin à leur vie". En clair, il souhaite par ce texte passer de l'euthanasie passive à l'euthanasie active.
"L'euthanasie n'est pas la seule solution"
Pour Jean-Luc Roméro, président de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), et engagé dans ce combat depuis des années, cette proposition répond "au seul souci de liberté pour chacun". "Il faut mettre fin à l'hypocrisie", martèle le dessinateur Piem, également militant de longue date. "Sans une loi accomplie, nous savons que des euthanasies clandestines sont pratiquées", et ce "sans consultation préalable du patient", et que "ceux qui réclament une délivrance (...) sont maintenus dans des souffrances inacceptables", explique Jean-Luc Roméro.
Noëlle Chatelet : "Le droit de mourir comme on le souhaite est un droit fondamental" |
Malgré la souffrance, je me suis rendue compte qu'elle avait raison. Cette auto-délivrance, elle l'a faite pour elle et ses enfants sur lesquels elle ne voulait pas peser. Son départ, c'est son dernier cadeau de mère. Lors de la sortie de mon livre "La Dernière leçon" (2) et bien après, j'ai reçu des centaines de lettre de remerciement. En leur répondant, je me suis rendue compte que les Français, les gens, la société étaient bien plus prêts à une loi permissive que ne le montrent les dirigeants. |
(2) Dans "La Dernière leçon", Noëlle Chatelet raconte la mort choisie et annoncée de sa mère. Mireille Jospin a choisi de quitter la vie "dans la sérénité" le 6 décembre 2002.
Retour MYTF1
Roger, jugé pour avoir tué sa femme souffrante


Chargement en cours...





