L'Alliance pour les Droits pour la vie se couche devant l'Assemblée pour dire non à l'euthanasie. © Matthieu Dupont/TF1 NewsLe débat sur l'euthanasie aura fait long feu. Très mécontents, les députés socialistes ont quitté l'hémicycle jeudi lors de la discussion sur leur proposition de loi pour "finir sa vie dans la dignité". La raison ? Hostile à ce texte, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a demandé au nom du gouvernement la réserve du vote des articles et du texte. En colère, le chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault a évoqué une "humiliation". "Une fois de plus le gouvernement méprise l'opposition", s'est-il exclamé. L'Assemblée se prononcera mardi prochain par un vote solennel sur l'ensemble de ce texte qui avait été rejeté la semaine dernière par la commission des Affaires sociales.
La légalisation de l'euthanasie n'est plus un tabou au Sénat
La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté mardi une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie. Proposition qui sera débattue le 25 janvier prochain. Un premier pas limité : le passage de ce texte au Parlement semble difficile à envisager.
Publié le 18/01/2011
"C'est idiot, nous coûtons cher à la société"
<b> Témoignage - </b> Ce lundi, s'est déroulée la 2e journée mondiale du droit de mourir dans la dignité. André, 90 ans, est l'un de ceux qui réclament la légalisation de l'euthanasie, il raconte pourquoi.
Publié le 02/11/2009
Malade, elle voudrait choisir l'heure de sa mort
<b> Interview - </b> Atteinte d'une maladie incurable, Clara Blanc, 31 ans, revendique le droit de pouvoir mourir quand elle le veut.
Publié le 01/04/2008
"Laisser mourir" ou "faire mourir"
Actuellement, la loi Leonetti de 2005 interdit "l'acharnement thérapeutique", prône le recours aux soins palliatifs et prévoit le droit pour le patient de refuser un traitement et pour les médecins de "laisser mourir". Mais de légalisation de l'euthanasie, il n'est pas question, même pour les malades incurables réclamant la mort.
Seuls la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas l'ont légalisée dans un cadre rigoureux. Le rapporteur du nouveau texte, Manuel Valls, considère que le texte actuel sur la fin de vie est "une avancée appréciable" mais une "démarche inaboutie". La proposition des socialistes demande que "l'on accède à la demande des personnes dont les souffrances sont telles qu'elles souhaitent une aide active de la part du personnel soignant pour mettre fin à leur vie". En clair, il souhaite par ce texte passer de l'euthanasie passive à l'euthanasie active.
"L'euthanasie n'est pas la seule solution"
Pour Jean-Luc Roméro, président de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), et engagé dans ce combat depuis des années, cette proposition répond "au seul souci de liberté pour chacun". "Il faut mettre fin à l'hypocrisie", martèle le dessinateur Piem, également militant de longue date. "Sans une loi accomplie, nous savons que des euthanasies clandestines sont pratiquées", et ce "sans consultation préalable du patient", et que "ceux qui réclament une délivrance (...) sont maintenus dans des souffrances inacceptables", explique Jean-Luc Roméro.
Noëlle Chatelet : "Le droit de mourir comme on le souhaite est un droit fondamental" |
Malgré la souffrance, je me suis rendue compte qu'elle avait raison. Cette auto-délivrance, elle l'a faite pour elle et ses enfants sur lesquels elle ne voulait pas peser. Son départ, c'est son dernier cadeau de mère. Lors de la sortie de mon livre "La Dernière leçon" (2) et bien après, j'ai reçu des centaines de lettre de remerciement. En leur répondant, je me suis rendue compte que les Français, les gens, la société étaient bien plus prêts à une loi permissive que ne le montrent les dirigeants. |
(2) Dans "La Dernière leçon", Noëlle Chatelet raconte la mort choisie et annoncée de sa mère. Mireille Jospin a choisi de quitter la vie "dans la sérénité" le 6 décembre 2002.
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