Image d'archives © TF1/LCIParce qu'elle veut lutter contre les grossesses précoces des filles mineures, Ségolène Royal a annoncé jeudi qu'elle allait envoyer, dès la semaine prochaine, dans les lycées de la région Poitou-Charentes qu'elle préside, des "chèques contraceptions". Autrement dit : des bons pour une consultation médicale gratuite, l'achat de contraceptifs ou des analyses médicales.
La réponse de Luc Chatel n'a pas tardé. "Nous avons affaire à des élèves mineurs. L'autorité parentale est quelque chose qui compte. L'Education nationale n'a pas à se substituer au planning familial, seul autorisé à se prescrire des contraceptifs à un enfant mineur". "Je considère que le lycée est un lieu d'éducation. Je crois à l'accompagnement et à l'écoute. Eduquer, c'est être responsable et cela ne peut se résumer à distribuer un chèque", a encore dit Luc Chatel.
Et le ministre de rappeler à la socialiste que "dans chaque lycée existe un conseil d'éducation à la santé et à la citoyenneté qui, avec nos personnels de santé de l'Education nationale, apporte des conseils aux élèves en matière de sexualité". "Nous ouvrons chaque année des postes supplémentaires d'infirmières et de médecins scolaires. Nous avons du mal à recruter", a reconnu Luc Chatel, observant que tous les postes offerts n'avaient pas été pourvus l'an dernier. "J'ai demandé à nos services de travailler à un plan de recrutement de personnels de santé", a-t-il dit.
Le député UMP Jean-Frédéric Poisson, proche de Christine Boutin, a dénoncé vendredi le "comportement irresponsable" de Ségolène Royal.
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