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La dernière campagne du Samu social est une vidéo réalisée par des SDF ayant filmé leur galère quotidienne grâce à des microcaméras intégrées à leurs lunettes. Ou Vis ma vie de sans-abri en temps réel.
Publié le 23/04/2010
Place de la Bastille, la soirée a symboliquement débuté par un déploiement de couvertures de survie par des centaines de personnes. A 1h30 du matin, plus de 500 personnes faisaient la queue pour trouver une place sur les quelque 150 lits de camps et 150 matelas collectés pour les volontaires de cette nuit particulière. Par ailleurs, entre 11.000 et 12.000 repas ont été distribués à la soupe populaire de l'Armée du Salut et au barbecue géant d'Emmaüs organisé près du port de l'Arsenal, selon les organisateurs.
Cali, Bénabar, Tcheky Karyo, Marie-Christine Barrault...
L'opération avait aussi son petit côté "people" destiné à attirer un peu plus médias et caméras, et à accroître l'écho de la mobilisation : les chanteurs Cali et Bénabar sont ainsi venus soutenir les associations. "Nous sommes des petits soldats, on vient chanter haut et fort qu'on est en colère comme eux, et alerter l'opinion publique sur ce drame absolu, cette plaie qu'est le mal logement", a expliqué Cali avant de monter sur scène où il a enflammé la foule, après Tcheky Karyo, avant Pierre Souchon et entre deux interventions de la comédienne Marie-Christine Barrault.
Mais les politiques n'étaient pas absents. Cécile Duflot, tête de file d'Europe Ecologie aux régionales d'Ile-de-France est venue déposer sa tuile signée sur une charpente des Compagnons bâtisseurs. "J'ai du mal à comprendre qu'il n'y ait pas plus de mobilisation des élus sur cette question. C'est un phénomène de société prégnant qui devrait mobiliser", a déclaré le député UMP des Yvelines Etienne Pinte.
Au même moment, d'autres événements similaires, entre happening festif, cri d'alarme et opération politique, se produisaient dans sept autres villes de France. A Lille, malgré le froid et la pluie, une cinquantaine de personnes avaient décidé de passer la nuit sous une grande tente, face à la préfecture. Dans le centre de Lyon, une soixantaine de militants ont défilé en rond avec deux pancartes : "Urgence Hébergement - on tourne en rond" et "pas de santé sans toit ni droits". Faute d'autorisation de passer la nuit devant la préfecture de Marseille, une soixantaine de personnes se sont installées pour la soirée cours Julien, quartier fréquenté.
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