Une cantine (image d'archives). © TF1/LCIDécidément, les cantines ont toujours mauvaise réputation. Dans le secondaire, 52,5 % de collégiens et lycéens déclarent avoir encore faim en sortant de table. Le pourcentage est moins élevé dans le primaire, mais il reste que 28,4 % des écoliers sortent aussi de table en ayant encore faim, si l'on en croit une étude de la CLCV, menée avec le soutien du ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche.
Cette mairie qui prive les enfants de chômeurs de cantine
Parce qu'il n'y a pas assez de place, la ville de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, a décidé de "restreindre" à la rentrée prochaine l'accès des enfants de chômeurs aux cantines scolaires.
Publié le 09/07/2011
Des élèves humiliés durant le pique-nique de fin d'année
Des parents demandent le licenciement du cuisinier de la cantine scolaire de Venansault, en Vendée. Il aurait humilié des enfants en les faisant ramper pour manger lors d'un pique-nique en guise de punition.
Publié le 05/07/2010
Bio à la cantine : "Manger mieux et pas plus cher"
<b>Exclusif -</b> Les participants au Grenelle de l'environnement ont confié à LCI.fr leurs objectifs, leurs craintes et leurs espoirs. Aujourd'hui, Jean-Paul Besset, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot.
Publié le 03/10/2007
Cantines scolaires : on y mange mal
Selon une étude de l'association de consommateurs la CLCV, la majorité des élèves a faim en sortant de la cantine.
Publié le 03/12/2009
En cause, certainement : la qualité des repas, puisque 48,5 % des adolescents considèrent qu'ils ne sont pas bons, quand dans le primaire, près d'un tiers des enfants n'apprécie pas leur déjeuner scolaire. Interrogés sur les quantités consommées lors de leur dernier repas pris à la cantine, 30 % des élèves du primaire et 38 % du secondaire déclarent avoir mangé la moitié ou moins de la moitié du plat principal qui leur était proposé.
Il apparaît que les repas préparés sur place sont davantage appréciés que ceux livrés depuis une cuisine centrale et ce, aussi bien dans le primaire dans le secondaire. Selon Charles Pernin, chargé de mission alimentaire à la CLCV, cette préférence s'explique : "La plupart du temps, le plat est soit trop réchauffé ce qui dénature le goût, ou pas assez et le plat est froid. En cause, le personnel scolaire qui n'est pas sensibilisé à cette problématique ou le matériel de réchauffement pas adapté aux produits conditionnés". Les petits comme les grands sont sensibles au cadre du restaurant et apprécient davantage les repas préparés sur place que ceux livrés depuis une cuisine centrale.
Des repas trop vite expédiés
Autre gros point noir : le bruit. Neuf élèves du primaire sur 10 considèrent que leur restaurant scolaire est bruyant, contre 7 sur 10 dans le secondaire. Pour Charles Pernin, la priorité est : "d'encourager la diffusion et l'adoption de la norme Service de la restauration scolaire, car le bruit qui est une problématique majeure y est notamment abordé. Malheureusement cette norme est inconnue d'une très large majorité d'établissements".
L'enquête montre également que 20 % des collégiens et lycéens passeraient plus de temps dans les files d'attente qu'à table. Les locaux ne sont pas adaptés et le personnel fait défaut. Dans le secondaire, une nette majorité d'élèves dit déjeuner en moins de vingt minutes, durée minimale généralement recommandée pour un repas.
La cantine préférée au fast-food
Même si les élèves du secondaire vont à la cantine non par choix mais par défaut, collégiens et lycéens reconnaissent un côté pratique et surtout convivial. Contrairement aux idées reçues, et cela va faire plaisir aux parents, les sondés privilégient le repas pris en famille et ce, quel que soit leur âge. Un résultat qui vient contredire le stéréotype de l'adolescent grignotant à longueur de journée, rejetant le repas à table au rang de pratique démodée. La cantine, même mauvaise, est préférée au repas fast-food, kebab ou pizza. Le plateau pris seul devant la télé ou son ordinateur n'est pas non plus plébiscité.
En primaire, comme en secondaire, les élèves, lorsqu'ils ont le choix, se tournent vers des menus souvent peu équilibrés : frites et pâtisseries l'emporteront toujours sur les haricots verts et les fruits. Il est donc important, pour la CLCV , tout en continuant d'offrir des frites, de les améliorer sur le plan nutritionnel en réduisant la teneur en matière grasse et en proposant aussi des pâtisseries moins sucrées.
Il est aussi envisagé de développer de nouveaux produits très en vogue chez les jeunes comme la purée multi-fruits, smoothies ou milk shakes. Ce qui contribuerait par la même occasion à élargir la variété des plats proposés ce qui répondrait à une attente fortement exprimée par les élèves du second degré.
Retrouvez la totalité des résultats de cette enquête sur www.lepointsurlatable.fr
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Cette mairie qui prive les enfants de chômeurs de cantine
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