Neuf Afghans ont été expulsés mardi soir à bord d'un charter franco-britannique. Dans une déclaration à la sortie du Conseil des ministres, le ministre de l'Immigration Eric Besson l'a confirmé mercredi matin. "Je vous confirme effectivement qu'il y a eu ce matin neuf reconduites d'Afghans en situation irrégulière", a-t-il déclaré.
Expulsion : huit Afghans seraient en cours de transfèrement
Selon la Cimade, ces réfugiés étaient en rétention dans le centre de Coquelles. Mardi matin, une source policière indiquait qu'un avion partirait de France vers Kaboul, dans la soirée.
Publié le 15/12/2009
Besson : pas d'expulsions vers l'Afghanistan si...
Il n'y aura pas de nouveaux retours d'Afghans au cours des jours prochains "si la situation continue à se dégrader en Afghanistan", affirme Eric Besson sur RMC.
Publié le 29/10/2009
La France "n'a pas à s'excuser" pour les expulsions
François Fillon a estimé vendredi que la France n'avait "aucune leçon de morale à recevoir", après le tollé provoqué par le renvoi de trois Afghans en situation irrégulière.
Publié le 23/10/2009
Afghans expulsés : le tollé jusque dans la majorité
Associations et partis de gauche critiquent vivement la décision de renvoyer trois sans-papiers à Kaboul. Deux députés UMP aussi.
Publié le 21/10/2009
Il y aura des expulsions vers l'Afghanistan
La France organisera des expulsions d'Afghans interpellés à Calais sous réserve qu'un certain nombre de conditions soient remplies, a dit mercredi le ministre de l'Immigration, Eric Besson.
Publié le 07/10/2009
Expulsions d'Afghans : Amara proteste aussi
Neuf Afghans ont été expulsés de France mardi soir à bord d'un avion britannique vers Kaboul. Une honte disent la gauche et les associations. Un membre du gouvernement a joint sa voix aux critiques.
Publié le 16/12/2009
Kouchner chahuté à l'Assemblée sur le sort des Afghans
Bernard Kouchner, qui assurait à la tribune qu'il se "battrait pour que le nombre des Afghans accueillis soit supérieur au nombre de ceux qui devront partir", s'est fait chahuter par des députés de gauche.
Publié le 16/12/2009
"Contrairement à ce qui est dit et affirmé, ce ne sont pas des réfugiés, ils n'ont pas obtenu le droit d'asile, ça va même plus loin: ils ne l'ont pas demandé", a ajouté le ministre. Il a souligné que "tous les Afghans qui viennent sur notre territoire ne sont pas mécaniquement des demandeurs d'asile, ils veulent aller au Royaume-Uni, parfois quand ils ne le peuvent pas, ils demandent l'asile" ou alors parfois "il leur est suggéré par des associations" de le demander. L'opération de reconduite à la frontière "s'est bien passée", a encore dit Eric Besson. "Il n'y a pas eu de difficultés particulières, ils ont été réadmis en Afghanistan ce matin", a-t-il conclu.
Le président Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il ne voyait "pas de problème" à expulser vers leur pays d'origine des réfugiés afghans qui "ne veulent pas rester en France", assurant qu'il n'avait fait "que respecter la loi", mercredi soir sur Canal+. "Ramener un Afghan en Afghanistan alors qu'il ne veut pas rester en France, en accord avec la Cour européenne des droits de l'Homme et en accord avec un gouvernement européen, où est est le problème ?" a dit le chef de l'Etat.
Auparavant, le responsable d'une ONG allemande chargée de les accueillir, avait confirmé qu'ils avaient bien atterri mercredi à Kaboul. "L'avion est arrivé, il y a neuf personnes, toutes venues de France", a déclaré Noor Sarwary, un responsable de l'ONG AGEF, chargée aussi de leur réinsertion. Un journaliste de l'AFP a pu les apercevoir à la sortie de l'aéroport : ils étaient tous jeunes, âgés d'une vingtaine d'années, l'air fatigué et triste. "Je suis arrivé là-bas (en France) il y a six mois, puis j'ai été arrêté un jour, j'ai passé 13 jours dans un centre de rétention et ils m'ont expulsé", a déclaré à l'AFP l'un de ces jeunes hommes, prénommé Waheedullah.
« Ce n'est pas la France que j'aime »
Pour l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, interrogé sur France 2, "on ne peut pas prendre le risque de renvoyer chez eux des hommes et des femmes qui peuvent voir à leur retour leur vie menacée". François Hollande a également jugé qu'il était inconcevable pour un pays comme la France de renvoyer des étrangers dans leur pays en guerre. "Nul ne discutera que l'Afghanistan est en guerre depuis plusieurs années", a dit le député socialiste sur LCI. "Je considère aujourd'hui que quand on envoie des Afghans dans leur propre pays alors qu'ils n'ont aucune condition de sécurité, c'est prendre un risque sur les personnes."
Dans l'après-midi, les députés de gauche ont par ailleurs chahuté le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui assurait à la tribune qu'il se "battrait pour que le nombre des Afghans accueillis soit supérieur au nombre de ceux qui devront partir".
| Expulsés sans laissez-passer |
Les neuf migrants afghans expulsés de France mardi soir n'ont pas reçu de laissez-passer des autorités de Kaboul car ils étaient renvoyés contre leur gré, a indiqué l'ambassadeur d'Afghanistan à Paris Omar Samad. "Selon la loi et la politique afghane, nous ne fournissons pas de laissez-passer aux Afghans qui ne veulent pas y retourner volontairement. C'est pour cette raison que les laissez-passer n'ont pas été remis à ces neuf ressortissants", a déclaré l'ambassadeur."Notre procédure a pour objectif, au cours de l'entretien, de procéder à l'identification et de la personne, la confirmation de la nationalité afghane ainsi qu'une demande au citoyen afghan s'il est disposé à être rapatrié volontairement", a-t-il précisé. "Il n'y a pas d'accord entre Paris et Kaboul permettant un laissez-passer européen. Puisque ce sujet est assez vague actuellement, l'ambassade a demandé une clarification auprès de Kaboul", a encore dit l'ambassadeur au sujet de la procédure qui aurait été employée par Paris pour renvoyer les migrants afghans, en l'absence de laissez-passer de l'ambassade afghane. Eric Besson, a pour sa part affirmé que toutes les procédures "ont été respectées". |
Retour MYTF1
Expulsion : huit Afghans seraient en cours de transfèrement
Chargement en cours...




