Il était à Bièvres, dans l'Essonne, pour installer la nouvelle Force d'intervention de la police nationale (voir encadré) au siège du Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion). C'est de là que le ministre de l'Intérieur a évoqué mardi la menace en matière de terrorisme. "En France, tous les signaux, tous les signaux, attestent d'une menace bien réelle et toujours préoccupante" du terrorisme, a souligné Brice Hortefeux. S'il "ne s'agit pas de tenir des propos inutilement alarmistes", a tempéré le ministre, il convient de "tenir un langage de vérité, en tout cas réaliste", a-t-il ajouté.
Contre la menace terroriste, voici le FIPN
Le ministre de l'Intérieur a installé mardi une nouvelle force d'intervention de la police. Le FIPN va compter près de 600 hommes, dont ceux du RAID. Il s'agit de s'adapter aux nouvelles formes de terrorisme.
Publié le 01/12/2009
Selon lui, ces menaces "visent non seulement nos intérêts et nos ressortissants à l'étranger, mais aussi, incontestablement (...) notre territoire". Il a rappelé l'arrestation, le 8 octobre en Isère, d'un physicien "collaborateur du Centre européen de recherche nucléaire", soupçonné d'avoir eu l'intention de commettre des attentats en France, qui, selon lui, "a montré à quel point nous avons raison d'être prudents et de rester vigilants". Cette vigilance, a poursuivi Brice Hortefeux, demande de porter "la plus extrême attention à ceux qui évoluent dans les milieux terroristes, et notamment, principalement dans la mouvance d'Al Qaïda". Il s'est déclaré également attentif "à l'extrême violence dont peuvent faire preuve certains militants évoluant dans la mouvance ultra gauche". "Les services de sécurité sont sur le qui vive 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, ça signifie que le menace est réelle et notre vigilance permanente", a conclu le ministre de l'Intérieur.
FIPN, mode d'emploi |
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La FIPN compte 590 hommes et femmes. Elle est composée du Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion), des dix groupes d'intervention de la police nationale et de la brigade anticommando de Paris. Le commissaire divisionnaire Amaury de Hauteclocque, chef du Raid et petit-neveu du Maréchal Leclerc, va commander cette nouvelle force. C'est lui qui, au final, devra décider des interventions in situ, en fonction d'"options tactiques" qu'il déterminera grâce à "un logiciel de gestion de crise majeure regroupant toutes les informations (son, vidéo, données, etc...) nécessaires", relève-t-il. La FIPN interviendra spécialement en cas d'attentats ou de prises d'otages multiples. Elle participera également à la sécurité de grandes manifestations internationales, comme l'avaient été la visite du Pape, le Mondial de football, ou lors de rassemblements de personnalités, tels un G20 ou un Sommet.
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