Enseignants et élèves dans la rue, à Paris, le 18 février 2010 © TF1Ils étaient plus nombreux que lors des précédentes journées d'actions. Selon les sources, entre 1.500 et 5.000 enseignants et élèves de la région parisienne ont défilé jeudi à Paris pour réclamer des postes d'enseignants et de surveillants, afin de stopper la "dégradation" des conditions d'enseignement. Parmi les phrases scandées : "Sarko, voleur, rends-nous nos postes !".
Violences scolaires : les enseignants manifestent à Paris
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont exercé leur droit de retrait, tandis que les cours reprennent mercredi à Vitry. A Paris, entre 1000 et 2000 personnes ont manifesté pour exprimer leur malaise.
Publié le 16/02/2010
A 12 ans, il menace ses camarades avec un couteau
Jeudi, un écolier a placé la lame d'un couteau suisse sous la gorge d'un garçon de 11 ans dans une école primaire de Chennevières, dans le Val-de-Marne.
Publié le 19/02/2010
Vitry reprend les cours, Thiais manifeste, plainte contre Chatel
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont décidé d'exercer leur droit de retrait, tandis que les cours reprendront demain à Vitry. Une manifestation aura lieu cet après-midi à Paris. Un parent excédé porte plainte contre Luc Chatel... Le point sur la situation.
Publié le 16/02/2010
Les profs de Vitry interpellent Chatel
Toujours pas de cours au lycée Adolphe-Chérioux : les enseignants continuent à réclamer plus de sécurité face aux agressions. Ils réclament un médiateur et un débat télévisé avec le ministre de l'Education. Qui refuse.
Publié le 15/02/2010
La majorité venait des collèges et des lycées de la banlieue Est. Dans le cortège étaient ainsi représentés des collèges et lycées du 93 (Aubervilliers, Aulnay, Bondy, Dugny, Epinay, La Courneuve, Montreuil, Noisy-le-Grand, Pantin, Saint-Denis ou Sevran), quelques-uns du 94 (Créteil, Nogent-sur-Marne, Vitry-sur-Seine) et une poignée de Paris. Dans ces établissements, "il y a un sentiment d'abandon", a résumé à l'AFP la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison.
Contrairement aux manifestations récentes, il y avait pas ou peu de référence aux violences scolaires et la tonalité était donnée par l'autocollant arboré par un manifestant: "Supprimer 16.000 postes, ça c'est violent". "L'agression, elle vient du ministère", a affirmé à l'AFP Olivier Mahéo, professeur de français et histoire-géographie au lycée professionnel Suger de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en référence au nombre d'emplois d'enseignants qui va être supprimé à la rentrée 2010 au niveau national.
Jean-Paul Huchon soutient les mécontents
"On nous a enlevé tellement de moyens qu'on ne peut plus faire notre travail. Cela fait 13 ans que je travaille en Seine-Saint-Denis et en 13 ans, la dégradation est visible. Récemment dans mon lycée, il y a eu deux absences non remplacées pendant plusieurs semaines", a-t-il expliqué. "Tout ce qui a pu être gagné en 1998 (lors d'un mouvement qui a obtenu la création de postes de surveillants en Seine-Saint-Denis, ndlr), non seulement est perdu mais on est revenu à une situation pire qu'avant", a-t-il ajouté. Dans l'académie de Créteil qui réunit le 93, le 94 et la Seine-et-Marne, 9% des enseignants du secondaire étaient en grève jeudi, dont 18% en lycée professionnel, selon le rectorat.
Dans une lettre adressée jeudi au ministre de l'Education nationale Luc Chatel, Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-France et candidat à sa réélection, a soutenu les mécontents: "il faut créer des postes de surveillants à temps plein dans les établissements. Il faut stopper les suppressions d'emplois", a-t-il écrit.
De leur côté, les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), où a eu lieu une agression d'élève début février, ont repris le travail, mais en contestant jeudi les "retenues sur salaire" qui leur ont été notifiées par l'Education nationale. Ceux du lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais (Val-de-Marne), où a eu lieu une autre agression, ont eux annoncé qu'ils seraient présents vendredi, mais seulement pour "accueillir" les élèves.
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