Enseignants et élèves du lycée de Vitry ont manifesté vendredi devant le rectorat de Créteil pour réclamer davantage de sécurité dans l'établissement. Ils demandent à Luc Chatel de débloquer "rapidement" la situation. © TF1/LCI"Les caméras ne suffisent pas. Il faut des moyens humains". Ce commentaire d'une enseignante du lycée de Thiais dont un élève a été agressé au cutter, lundi, par six individus cagoulés, illustre le sentiment d'abandon des équipes éducatives. Depuis début janvier, le Val-de-Marne a déjà connu trois agressions graves dans ses établissements scolaires. A Thiais, les enseignants ont décidé mardi de ne pas reprendre le travail, exerçant leur droit de retrait. "On veut des moyens pour empêcher les tensions (...) on veut pouvoir transmettre le savoir dans de bonnes conditions", a plaidé devant la presse Marianne Boucheret, professeur d'histoire-géographie derrière laquelle une délégation d'enseignants s'était rassemblée. Elle a affirmé que le lycée ne comptait que 11 surveillants à mi-temps pour 1500 élèves. Avant d'ajouter : "On est ouvert à n'importe quel dialogue (...) mais sur des vraies questions", invitant le ministre de l'Education nationale à visiter l'établissement.
"On ne nous a même pas appris à apprendre !"
<b> Témoignage -</b> Elle fait partie des quelque 15.000 enseignants-stagiaires qui ont fait leur première rentrée cette année, sans aucune formation : Maryline, 22 ans, est devenue prof d'anglais au collège. Alors que Luc Chatel a promis aux syndicats un premier bilan en novembre, elle raconte à TF1 News ses tribulations et son malaise.
Publié le 02/11/2010
Violences scolaires : les enseignants manifestent à Paris
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont exercé leur droit de retrait, tandis que les cours reprennent mercredi à Vitry. A Paris, entre 1000 et 2000 personnes ont manifesté pour exprimer leur malaise.
Publié le 16/02/2010
Malgré la menace sur les salaires, les profs de Thiais tiennent bon
Les enseignants du lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais ont voté mercredi la poursuite de leur mouvement après l'agression d'un élève. A Vitry, les enseignants ont repris les cours. Des manifestations sont prévues à Paris.
Publié le 17/02/2010
A 12 ans, il menace ses camarades avec un couteau
Jeudi, un écolier a placé la lame d'un couteau suisse sous la gorge d'un garçon de 11 ans dans une école primaire de Chennevières, dans le Val-de-Marne.
Publié le 19/02/2010
Vitry reprend les cours, Thiais manifeste, plainte contre Chatel
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont décidé d'exercer leur droit de retrait, tandis que les cours reprendront demain à Vitry. Une manifestation aura lieu cet après-midi à Paris. Un parent excédé porte plainte contre Luc Chatel... Le point sur la situation.
Publié le 16/02/2010
Chatel répond aux profs de Vitry
Invité mardi matin de LCI, le ministre de l'Education a souligné la "réactivité" des autorités après l'agression au lycée Adolphe-Chérioux, et a appelé une nouvelle fois les enseignants à reprendre les cours.
Publié le 09/02/2010
Vitry : le bras de fer s'engage entre Chatel et les enseignants
Les enseignants ont refusé lundi pour le 4e jour consécutif de reprendre les cours après l'agression d'un élève la semaine dernière et ont annoncé leur intention de se rendre mardi à Paris pour être reçus par le ministre Luc Chatel.
Publié le 08/02/2010
Les profs de Vitry dénoncent une manipulation
Les enseignants de l'établissement, où un élève a été agressé, n'ont pas repris les cours ce lundi et dénoncent les propos de Luc Chatel. Une rencontre avec le recteur n'a rien donné.
Publié le 06/02/2010
Agression d'un lycéen à Vitry : cinq jeunes interpellés
Quatre mineurs et un majeur ont été interpellés à Thiais et L'Haye les Roses, au lendemain de l'agression d'un élève de 14 ans dans son lycée de Vitry-sur-Seine. Les enseignants du collège ont décidé d'exercer leur droit de retrait.
Publié le 03/02/2010
Un mouvement qui peine à s'étendre
Cette nouvelle agression donne d'autant plus de poids à l'appel à la grève lancé pour ce mardi dans l'académie de Créteil. Depuis janvier, plusieurs lycées et collèges sont déjà en grève dans cette académie, qui regroupe trois départements (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Seine-et-Marne), et qui est à la fois l'une des plus importantes de France en nombre d'élèves (850.000) et l'une des plus défavorisées. Après un premier défilé jeudi dernier à Paris d'un millier de personnes, les enseignants de l'académie sont appelés par des syndicats (FO, Snes-FSU, CGT) à manifester de nouveau ce mardi, puis une fois encore jeudi, pour exiger le retrait de la réforme des lycées et protester contre la dégradation des conditions de travail.
Dans le Val-de-Marne, le combat est mené par les enseignants de Vitry-sur-Seine qui ont cessé les cours le 2 février. Après plusieurs coups d'éclat, ils ont réclamé, en vain, un débat public avec Luc Chatel. Mais le fer de lance du mouvement est en fait la Seine-Saint-Denis, où 50 à 80 établissements étaient en grève la semaine passée et où plusieurs écoles primaires pourraient rejoindre le mouvement, espère la CGT. "Les suppressions de postes sont ressenties plus durement dans cette académie", analyse Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT. Pour toute la France, 16.000 postes dans l'Education doivent être supprimés cette année, après 13.500 en 2009.
Mais en dépit des soutiens politiques et syndicaux, le mouvement peine à faire tâche d'huile. "La situation de Créteil est spécifique parce qu'elle est directement liée à celle des banlieues. Les jeunes pour qui les débouchés se ferment rendent plus difficile l'exercice du métier d'enseignant et les violences de l'extérieur interférent avec la vie de l'établissement", explique Thierry Cadart. D'après lui, la grogne ne pourrait gagner qu'une académie sujette, elle aussi, aux violences urbaines, comme l'académie de Versailles. De plus, une propagation du conflit vers l'université ne semble pas à l'ordre du jour. Enfin, les vacances de février, qui ont déjà débuté dans certaines académies, provoquent des "mobilisations sporadiques", souligne Thierry Cadart.
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