Les professeurs et parents d'élèves du lycée de Vitry réclament toujours davantage de moyens humains. Les cours ne devraient pas reprendre mercredi. Et le conflit semble s'étendre. © TF1/LCIExerçant leur "droit de retrait" depuis le 3 février après une agression dans leur établissement, les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, n'ont pas repris le travail ce lundi. Et n'ayant pas obtenu la création des onze postes de surveillants qu'ils réclament, ils ont décidé en assemblée générale de poursuivre le mouvement, demandant "la nomination d'un médiateur indépendant pour régler la crise". Avant cela, ils avaient déjà proposé un débat télévisé au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel. Lequel a botté en touche : "Je les ai reçus la semaine dernière, je leur ai fait un certain nombre de propositions. Je suis un homme de dialogue (...) simplement le dialogue ça doit se faire dans le calme entre gens responsables et loin des caméras", a-t-il plaidé. Quant à la question d'un médiateur, le ministre a été plus direct : "il n'y en a pas besoin puisque le débat est engagé, qu'il existe, et qu'il y a un dialogue depuis le premier jour entre l'Education nationale et les enseignants".
Violences scolaires : les enseignants manifestent à Paris
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont exercé leur droit de retrait, tandis que les cours reprennent mercredi à Vitry. A Paris, entre 1000 et 2000 personnes ont manifesté pour exprimer leur malaise.
Publié le 16/02/2010
Education : "supprimer 16.000 postes, ça c'est violent"
Enseignants et élèves de la région parisienne ont défilé jeudi à Paris pour réclamer des postes d'enseignants et de surveillants, afin de stopper la "dégradation" des conditions d'enseignement.
Publié le 18/02/2010
Vitry reprend les cours, Thiais manifeste, plainte contre Chatel
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont décidé d'exercer leur droit de retrait, tandis que les cours reprendront demain à Vitry. Une manifestation aura lieu cet après-midi à Paris. Un parent excédé porte plainte contre Luc Chatel... Le point sur la situation.
Publié le 16/02/2010
Chatel répond aux profs de Vitry
Invité mardi matin de LCI, le ministre de l'Education a souligné la "réactivité" des autorités après l'agression au lycée Adolphe-Chérioux, et a appelé une nouvelle fois les enseignants à reprendre les cours.
Publié le 09/02/2010
Vitry : le bras de fer s'engage entre Chatel et les enseignants
Les enseignants ont refusé lundi pour le 4e jour consécutif de reprendre les cours après l'agression d'un élève la semaine dernière et ont annoncé leur intention de se rendre mardi à Paris pour être reçus par le ministre Luc Chatel.
Publié le 08/02/2010
Les profs de Vitry dénoncent une manipulation
Les enseignants de l'établissement, où un élève a été agressé, n'ont pas repris les cours ce lundi et dénoncent les propos de Luc Chatel. Une rencontre avec le recteur n'a rien donné.
Publié le 06/02/2010
Agression d'un lycéen à Vitry : cinq jeunes interpellés
Quatre mineurs et un majeur ont été interpellés à Thiais et L'Haye les Roses, au lendemain de l'agression d'un élève de 14 ans dans son lycée de Vitry-sur-Seine. Les enseignants du collège ont décidé d'exercer leur droit de retrait.
Publié le 03/02/2010
La rencontre des enseignants avec leur ministre, puis avec les groupes politiques de l'Assemblée générale, ainsi que leur manifestation à Paris la semaine dernière ne leur ont pas permis d'obtenir vraiment satisfaction. Luc Chatel a proposé la création de neuf postes pour renforcer l'encadrement de l'établissement : trois assistants d'éducation et six "médiateurs de la réussite scolaire". Mais ces derniers sont des contrats précaires, mal payés et peu efficaces, selon les enseignants.
Appel à la grève mardi dans toute l'académie de Créteil
La réaction des professeurs du lycée à l'attaque au couteau d'un élève de 14 ans a remis au premier plan le débat sur la violence scolaire. Cette affaire révèle avant tout le malaise enseignant, spécialement dans l'académie de Créteil où les professeurs sont plus jeunes qu'ailleurs et s'estiment soumis à des conditions de travail plus dures. Un appel à la grève a d'ailleurs été lancé dans toute l'académie pour mardi.
Une partie de la gauche reproche au gouvernement de réduire les effectifs dans l'Education alors même que la violence se banalise dans les établissements. Les syndicats estiment que les mesures promises par la droite, comme l'installation de portiques de sécurité, sont des "gadgets" qui ne peuvent pas remplacer la présence humaine. "Si le mouvement est si fort, c'est que beaucoup de collègues, qui avec le temps s'étaient résignés et ne parlaient plus de problèmes de violence, cette fois ont dit 'stop'", a témoigné dans le Journal du dimanche une porte-parole des professeurs en grève. Tout en ajoutant : "Quitter ce lycée ? A quoi bon. Nous sommes plus utiles ici que dans les beaux quartiers de Paris".
Dimanche, Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, s'est prononcée à nouveau sur Canal + pour une "police de protection des lycées" qui pourrait être financée en partie par les conseils régionaux. "Il n'est pas du rôle des professeurs et des surveillants de lutter contre l'insécurité", a-t-elle souligné.
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