Image d'archives © Sxc KaliloTF1 News : Selon vous, certaines universités sont "hors-la-loi", qu'entendez-vous par là ?
Les étudiants vont-ils se ruiner pour aller à la fac cette année ?
Selon des enquêtes de deux organisations étudiantes, le coût de cette rentrée va augmenter de 2,5 à 3,3%. Principaux suspects : le logement, mais aussi les frais liés à l'inscription. Faux, répond ministère de l'Enseignement supérieur.
Publié le 23/08/2010
Trafic de diplômes : Pécresse réclame des sanctions
De "graves irrégularités" ont été constatées à l'université de Toulon, dans le cadre d'un trafic présumé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois.
Publié le 08/09/2009
Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef : A l'heure actuelle, pour obtenir une licence d'histoire, mieux vaut étudier à l'Université de Paris I, qu'à celle d'Avignon. Pourquoi ? Parce que cette dernière, comme dix autres, se sont affranchies de la session de rattrapage, véritable deuxième chance pour ceux qui auraient échoué à certains de leurs examens. D'après notre recensement, plusieurs universités ne respectent ainsi par les arrêtés réglementaires du ministère de l'Enseignement supérieur les obligeant à organiser le contrôle des connaissances et l'évaluation des étudiants dans certaines conditions. La session de rattrapage est l'une d'elles.
TF1 News : Vous dénoncez également un autre cas de figure...
J-.B. P. Oui, la deuxième situation concerne les universités mettant en place des notes éliminatoires. Elles sont une vingtaine dans ce cas. Par exemple, elles considèrent qu'avec une note en dessous de 7, l'étudiant ne pourra pas valider l'ensemble du diplôme. Effectivement certaines matières sont jugées plus importantes que d'autres dans un cursus mais dans ce cas là, que les universités mettent des coefficients ! Là, ce sont de véritables barrières à cause desquelles, certains étudiants ne vont pas pouvoir valider leur semestre, ou leur année. Pire, devoir redoubler ! Et cela, même s'ils ont un niveau global satisfaisant et qu'ils ont progressé toute l'année.
On ne peut pas dénoncer en permanence le taux d'échec des étudiants et ne pas considérer que la manière dont on les évalue joue un rôle déterminant dans cette réussite. L'évaluation doit prendre en compte la progression du travail des étudiants. Elle ne doit pas simplement les sélectionner. Il en va de la réussite des étudiants, de l'égalité entre les universités.
TF1 News : Ces pratiques sont-elles une conséquence de la loi sur l'autonomie des universités ?
J-.B. P. : Pas particulièrement. Ces situations existaient avant la loi Pécresse. Cette loi sur l'autonomie leur a peut-être donné les coudées un peu plus franches. Elles se sont peut être dit que maintenant qu'elles étaient autonomes, il n'y avait pas de raison qu'elles ne le soient pas aussi sur la façon dont elles évaluaient les étudiants... Mais force est de constater que cette loi ne leur permet pas de faire n'importe quoi. Ni en ce qui concerne les droits d'inscription, ni en matière de sélection des étudiants, ni même en contrôle des connaissances.
TF1 News : Que demandez-vous à Valérie Pécresse ?
J-.B. P. De faire respecter les arrêtés de son ministère ! A son arrivée au ministère de l'Enseignement, elle s'était présentée comme la ministre des étudiants. Nous attendons qu'elle soit la ministre qui fasse respecter leurs droits. Aujourd'hui, nous souhaitons donc un règlement politique de la situation. Mais si elle n'intervient pas, nous porterons l'affaire devant les tribunaux administratifs. Nous l'avions fait pour les droits d'inscription illégaux, nous avions gagné.
L'université d'Avignon répond à l'Unef |
L'Université d'Avignon est l'université la plus "populaire" de France, avec 48% de boursiers inscrits en première année. Assumant pleinement ses missions de service public dans un territoire défavorisé, elle a pris, dans le cadre des moyens affectés par le plan Réussite en Licence, des mesures exceptionnelles visant à garantir l'excellence comme la plus haute forme d'égalité pour tous. Ces nouvelles mesures respectent en tous points la légalité. Elles produisent déjà des effets bénéfiques puisque les taux de réussite augmentent entre 3 et 5% dès le premier semestre de la première année. (...) L'audace de nos dispositifs pour la réussite de tous devrait nous positionner en tête des classements pour la réussite." |
Les bonnets d'âne, selon l'Unef | ||
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