Manifestation d'enseignements à Paris le 16 février 2010. © TF1/LCIPremier cortège à Paris, un second attendu jeudi
Education : une vingtaine d'établissements en grève en Seine-Saint-Denis
Une vingtaine d'établissements du secondaire étaient en grève mardi en Seine-Saint-Denis pour protester contre la politique du gouvernement en matière d'éducation au lendemain de violences dans deux collèges.
Publié le 09/02/2010
La colère des profs de l'académie de Créteil
Au lendemain d'une nouvelle agression dans un lycée du Val-de-Marne, la troisième depuis un mois et demi, ils sont appelés à faire grève et à manifester pour réclamer plus de moyens.
Publié le 16/02/2010
Malgré la menace sur les salaires, les profs de Thiais tiennent bon
Les enseignants du lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais ont voté mercredi la poursuite de leur mouvement après l'agression d'un élève. A Vitry, les enseignants ont repris les cours. Des manifestations sont prévues à Paris.
Publié le 17/02/2010
Education : "supprimer 16.000 postes, ça c'est violent"
Enseignants et élèves de la région parisienne ont défilé jeudi à Paris pour réclamer des postes d'enseignants et de surveillants, afin de stopper la "dégradation" des conditions d'enseignement.
Publié le 18/02/2010
Les profs de Vitry interpellent Chatel
Toujours pas de cours au lycée Adolphe-Chérioux : les enseignants continuent à réclamer plus de sécurité face aux agressions. Ils réclament un médiateur et un débat télévisé avec le ministre de l'Education. Qui refuse.
Publié le 15/02/2010
Numérique à l'école : 70 mesures pour combler le retard
Connecter en haut débit tous les établissements scolaires, former massivement les enseignants... : le député UMP Jean-Michel Fourgous a remis lundi un rapport préconisant 70 mesures pour que la France rattrape son retard.
Publié le 15/02/2010
Val-de-Marne: un lycéen attaqué au cutter pendant un cours de sport
Un jeune homme de 17 ans a été gravement blessé lundi par six personnes qui se sont introduites dans le gymnase jouxtant le lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais.
Publié le 15/02/2010
Collégienne rouée de coups : gardes à vue levées
La jeune fille de 14 ans a repris les cours vendredi matin dans un autre établissement. L'enquête se poursuit pour déterminer notamment les circonstances des faits et le nombre d'agresseurs.
Publié le 12/02/2010
Les trois collégiennes auraient bien été menottées
Les premiers éléments d'enquête recueillis par la police des polices tenderaient à confirmer les dires des parents des trois collégiennes dont le placement en garde à vue la semaine dernière à Paris fait polémique.
Publié le 11/02/2010
Vitry reprend les cours, Thiais manifeste, plainte contre Chatel
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont décidé d'exercer leur droit de retrait, tandis que les cours reprendront demain à Vitry. Une manifestation aura lieu cet après-midi à Paris. Un parent excédé porte plainte contre Luc Chatel... Le point sur la situation.
Publié le 16/02/2010
Agression d'un élève à Thiais, les profs exercent leur droit de retrait
Au lendemain de l'agression à coups de cutter d'un lycéen de Thiais, les enseignants ont décidé d'exercer leur droit de retrait pour soutenir les élèves qui s'inquiètent d'une insécurité grandissante.
Publié le 16/02/2010
Entre 1000 et 2000 enseignants et lycéens de la banlieue Est ont défilé mardi à Paris pour réclamer des postes, dénoncer les réformes de la formation et du lycée et surtout protester contre les récents actes de violence qui se sont déroulés dans plusieurs établissement d'Ile-de-France. Le cortège, parti en début d'après-midi du Carrefour de l'Odéon (VIe arr) a défilé jusqu'à la rue de Grenelle (VIIe arr) aux abords du ministère de l'Education nationale, où il s'est peu à peu dispersé.
Les enseignants, essentiellement du second degré, et des élèves de plusieurs lycées étaient représentés, dont ceux de Darius-Milhaud au Kremlin-Bicêtre, d'Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine et de Guillaume-Apollinaire à Thiais, trois établissements du Val-de-Marne où de graves incidents ont eu lieu récemment. Plusieurs établissements de Seine-Saint-Denis étaient aussi représentés, d'Aubervilliers, Bagnolet, Drancy, La Courneuve, Les Lilas, Saint-Denis, Saint-Ouen, Bobigny, Epinay-sur-Seine.
"Comment empêcher les événements d'Adolphe-Chérioux ou de Thiais? Il faut une réponse humaine et pas matérielle. Le gouvernement parle diagnostics et vidéosurveillance, nous on répond à ça: des moyens!", a déclaré Pierre Claustre, représentant du Snes-FSU en Seine-Saint-Denis. L'annonce faite mardi par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel d'"états généraux de la sécurité à l'école" organisés début avril, "révèle que la mobilisation en cours commence à inquiéter le gouvernement", a-t-il ajouté, jugeant que la mobilisation "montait en puissance".
Dans les cortèges, étaient notamment représentés les syndicats Snes-93, CGT Educ'action, FO, Sud Education et les organisations lycéennes UNL et Fidl. "Nous manifestons pour dire notre opposition à la réforme du lycée" (mise en place à la rentrée), qui est "très nocive", avec des programmes "abêtissants" et à la "suppression des postes" dans l'Education, a expliqué une enseignante en langues vivantes d'un lycée des Lilas. Dans le cortège défilaient également plusieurs professeurs stagiaires (en formation en deuxième année d'IUFM) de l'académie de Créteil réunis en association, venus "dénoncer" la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Une nouvelle manifestation est prévue jeudi à Paris.
Chatel convoque des "Etats généraux de la sécurité"
Face au malaise des enseignantsn, le ministre de l'Education nationale a jugé mardi "intolérable que des règlements de comptes se déroulent pendant le temps scolaire", en dénonçant : "L'école ne doit pas devenir un terrain de jeu des bandes". Alors qu'il n'avait évoqué jusqu'alors aucune mesure spécifique, il a annoncé ce mardi des "Etats généraux de la sécurité à l'école" en avril.
A Thiais, les professeurs exercent leur droit de retrait
Ce malaise des enseignants prend sa source dans plusieurs cas de violences qui se sont succédés récemment dans des établissements de la région parisienne. "Les caméras ne suffisent pas. Il faut des moyens humains". Ce commentaire d'une enseignante du lycée de Thiais dont un élève a été agressé au cutter, lundi, par six individus cagoulés, illustre le sentiment d'abandon des équipes éducatives. Les enseignants de cet établissement ont décidé mardi de ne pas reprendre le travail, exerçant leur droit de retrait. "On veut des moyens pour empêcher les tensions (...) on veut pouvoir transmettre le savoir dans de bonnes conditions", plaide Marianne Boucheret, professeur d'histoire-géographie. Elle a affirmé que le lycée ne comptait que 11 surveillants à mi-temps pour 1500 élèves. Avant d'ajouter : "On est ouvert à n'importe quel dialogue (...) mais sur des vraies questions", invitant le ministre de l'Education nationale à visiter l'établissement.
Reprise des cours à Vitry
Les enseignants du Lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine ont, en revanche, décidé de reprendre le travail ce mercredi. "On reprend les cours parce que ça commençait à devenir compliqué pour certains élèves qui passent le bac à la fin de l'année", a expliqué Sabine Contrepois, enseignante en lettres. Ils avaient cessé les cours il y a près de deux semaines au lendemain de l'agression au couteau d'un élève de 14 ans dans l'enceinte de leur établissement. Ils réclamaient le doublement du nombre de surveillants dans l'établissement (11 pour 1.500 élèves). Le ministère de l'Education nationale leur a proposé la nomination de quatre surveillants supplémentaires, une offre jugée insuffisante par les enseignants. "Le ministre se rend donc responsable des incidents qui pourraient survenir à nouveau", estiment-ils.
A Pantin, un parent d'élève porte plainte contre Chatel
Le parent d'une élève scolarisée à Pantin, en Seine-Saint-Denis, a annoncé lundi avoir déposé deux plaintes au tribunal administratif contre le ministre de l'Education nationale Luc Chatel "pour faute grave d'organisation du service public de l'Education", déplorant "des problèmes de remplacement intenables". "Il manque de façon régulière sur la commune de Saint-Denis 12 à 13 enseignants, l'équivalent d'une grosse école", a affirmé à l'AFP Daniel Garault, délégué FCPE élu des parents d'élèves, père d'une élève en CE1 à l'école Joliot-Curie. "Nous sommes soumis en tant que parent à une obligation scolaire pour nos enfants, et il appartient à l'Etat de fournir les moyens du service public d'éducation", dénonce-t-il dans l'Humanité.
Au cours de son CP, puis de son CE1 depuis la rentrée de septembre, sa fille "a été en face de 18 maîtres ou maîtresses différents et a manqué sur les six derniers mois 13 jours de classe d'un enseignement obligatoire", affirme-t-il dans sa plainte. La seconde plainte, concerne l'enseignement de langue vivante à sa fille, qui n'aurait débuté que le 23 janvier 2010 et non à la rentrée de septembre 2009. "Au titre de réparation du préjudice, je vous demande le rattrapage des heures non assurées (...) ou à défaut, une somme correspondant aux émoluments de cours à domicile", ajoute le parent d'élève dans les plaintes.
L'UMP s'en prend aux régions socialistes
L'UMP a interpellé mardi les régions socialistes, plus particulièrement le président PS de l'Ile-de-France Jean-Paul Huchon, sur la nécessité de travailler "main dans la main" avec l'Etat sur la sécurité en milieu scolaire. Valérie Pécresse, tête de liste de la majorité présidentielle en Ile-de-France, "a proposé d'utiliser les financements correspondant à 5000 emplois-tremplins non pourvus pour recruter en urgence des surveillants-tuteurs régionaux et renforcer la sécurité dans les lycées en région parisienne", assure le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, candidat en position éligible dans les Hauts-de-Seine. "L'embauche de surveillants tuteurs doit servir de base au pacte Etat/Région pour la sécurité en Ile-de-France que nous appelons de nos voeux", selon lui.
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