Voitures banalisées de la police : c'est la pagaille

Par , le 10 février 2019 à 13h59 , mis à jour le 10 février 2010 à 18h58

Inflation non justifiée du parc automobile, voitures suréquipées, accidents trop nombreux... : dans son rapport annuel de 2010, la cour des comptes épingle la gestion du parc des véhicules banalisés de la direction de la police nationale.

TF1/LCI Police nationale commissariat

Parmi les différents dysfonctionnements recensés dans son rapport 2010, les sages de la cour des comptes épinglent la police nationale. La direction générale de la police nationale possédait en septembre 2008 1.469 véhicules banalisés contre 1.218 en janvier 2003, soit une augmentation de 21%. Pour plusieurs directions de la police, la cour estime que les justifications de cette inflation n'ont pas été apportées pour plusieurs directions comme la DCRG et la DST. Qui plus est, il s'agit de voitures souvent "luxueuses" et "suréquipées" de "façon injustifiée" selon les sages de la rue Cambon. Les conditions d'utilisation de ces véhicules seraient également "déficientes" : les véhicules sont conduits sans autorisation spécifique et les carnets de bord ne sont pas tenus à jour notent notamment la Cour. Un laxisme qui aurait des "conséquences directes sur les coûts de fonctionnement".

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Les sages dénoncent également un nombre très important d'accidents : "un véhicule est accidenté en moyenne tous les 15 mois". "Le taux d'accident, poursuit le rapport, 79% des véhicules en 2007, est plus élevé que dans l'ensemble du ministère de l'Intérieur (45% en 2007)". "Même 'sils recouvrent des réalités très différentes, du bris de glace à la mise en refonte complète, ils sont révélateurs d'une conduite peu respectueuse des matériels et des règles de sécurité", concluent les sages.

De l'usage professionnel à l'usage privé...
 
Enfin, note la cour, "les usages privés sont généralisés". Elle relève ainsi que 32 conducteurs et 31 véhicules sont à disposition de personnes sans rapport avec la police, dont "un ancien président de la République, deux anciens Premiers ministres", des anciens ministres et des fonctionnaires. La Cour demande donc la fin des usages privés, la réglementation de la mise à disposition et une meilleure gestion générale.
 
Dans sa réponse, jointe au rapport, le ministère de l'Intérieur assure qu'après avoir pris connaissance de cet audit "le directeur général de la police nationale et le secrétaire général du ministère ont immédiatement mis en place un comité de pilotage sur la gestion du parc automobile des services centraux de la police nationale. Il établira un plan d'actions destiné à appliquer les recommandations de la Cour et assurera le suivi de sa mise en œuvre". Par ailleurs, des mesures auraient déjà été prises pour limiter le suréquipement du parc.

Par Alexandra Guillet le 10 février 2019 à 13:59
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1 Commentaires

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  • baal_, le 11/02/2010 à 12h48

    Un pare brise cassé a peu de rapport avec la conduite des policiers, mais à tout à voir avec la conduite de certains "français". Pour le reste c'est clair qu'il doit y avoir des abus, comme partout, et faut pas laisser faire.

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