Fillon se penche sur l'après-Xynthia et les "zones noires"

Par TF1 News (Avec agence), le 13 avril 2010 à 08h12 , mis à jour le 13 avril 2010 à 12h06

Dossier : Xynthia, une tempête sur la France

A la demande de Nicolas Sarkozy, le Premier ministre réunit ce mardi à Matignon les ministres concernés par la gestion des suites de la tempête, alors que nombre de propriétaires contestent le tracé des "zones noires".

Xynthia : "zones noires" et indemnisations, les sinistrés dans l'angoisse © TF1/LCI

  • Après Xynthia, remous autour de zones noires baladeuses

    Un rapport révélé par Figaro modifie le tracé des zones décrétées inhabitables après le passage de la tempête et revoit à la baisse le nombre de maisons à exproprier. Certaines ont pourtant déjà été rachetées par l'Etat. Philippe de Villiers monte au créneau.

    Publié le 21/09/2010 Après Xynthia, remous autour de zones noires baladeuses
  • Xynthia: démolitions, si vous le voulez bien...

    Dans Le Parisien, le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu annonce qu'aucune maison située dans les zones à risques en Vendée et en Charente-Maritime ne sera rasée "sous la contrainte"... dans l'immédiat.

    Publié le 03/06/2010 Xynthia: démolitions, si vous le voulez bien...
  • Xynthia: plainte contre X pour "homicide involontaire"

    Une première plainte contre X pour "homicide involontaire" a été déposée la semaine dernière par une femme qui a perdu son père à La Faute-sur-Mer lors de la tempête.

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  • Sinistrés de Xynthia : vers une plainte au pénal

    L'Association des Victimes des inondations à la Faute-sur-Mer et des environs "devrait déposer plainte au pénal très rapidement", sous 15 jours, selon l'avocate Corine Lapge.

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  • Les sinistrés de Xynthia à l'Etat: "Arrêtez-vos zoneries"

    Près de 500 personnes, élus locaux, habitants et membres des collectifs de sinistrés ont défilé sur l'île de Ré pour protester contre des "décisions prises dans l'urgence et la précipitation".

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  • Xynthia : Borloo évoque "un malentendu" sur les zones noires

    Pour le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo en visite jeudi à La Rochelle, les zones noires délimitées après la tempête Xynthia, sont de "zones de solidarité" et "pas de destruction massive".

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  • Xynthia : pas de hausse d'impôts en Charente-Maritime

    Le président du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, également ministre, renonce à sa proposition d'une hausse exceptionnelle de la fiscalité départementale. Il répète qu'il "y a des choses qui peuvent changer" au sujet des zones noires.

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  • Xynthia: le gouvernement promet "100% d'indemnisation"

    Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu a assuré vendredi que les sinistrés de la tempête Xynthia situés en "zone noires" seront indemnisés "totalement".

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Plus d'infos

Après les hésitations sur le sort des victimes de Xynthia, Nicolas Sarkozy est intervenu lundi pour réaffirmer sa position : "Nous ne laisserons pas se réinstaller des gens dans des maisons situées dans des lieux où il y a des risques mortels". Ce rappel à l'ordre présidentiel est intervenu alors que des victimes de la tempête ont annoncé ces derniers jours leur volonté de contester, notamment devant la justice, la décision du gouvernement de détruire les habitations situées dans les "zones noires" déclarées inhabitables. Au total, 1393 logements - 798 en Vendée et 595 en Charente-Maritime - sont concernés. Depuis cette annonce, de nombreuses manifestations d'habitants se sont organisées sur le littoral pour contester le tracé de ces "zones noires".

Le chef de l'Etat a en outre demandé au Premier ministre de réunir "rapidement" les ministres concernés par la gestion de l'après-Xynthia. Aussitôt dit, aussitôt fait : la réunion a lieu ce mardi. François Fillon les reçoit en ce moment. Participent à la réunion Jean-Louis Borloo (Environnement), Christine Lagarde (Economie), Brice Hortefeux (Intérieur), Dominique Bussereau (Transports), Bruno Le Maire (Agriculture), Luc Chatel (porte-parole), François Baroin (Budget), Chantal Jouanno (Environnement) et Benoist Apparu (Logement). La rencontre, selon la volonté de Nicolas Sarkozy, vise à "vérifier la mobilisation effective des services de l'Etat aux côtés des sinistrés et le respect" des principes qu'il avait lui-même arrêtés au lendemain de la catastrophe.

Valse-hésitation autour des "zones noires"

Ce week-end déjà, dans les colonnes du Journal du dimanche, le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, avait expliqué que "la cartographie des zones noires ne changera plus". Le tracé a été établi en tenant "compte de cette catastrophe et d'autres critères, comme la stagnation des eaux, l'état des digues, la fragilité du cordon dunaire, la formation de cuvettes, l'analyse historique et les prévisions climatiques", avait-il souligné, tout en disant comprendre "les réactions de souffrance" des habitants.

Une explication qui sonnait déjà comme un démenti pour Dominique Bussereau, président du Conseil général de Charente-Maritime, lequel avait affirmé samedi que "des choses peuvent changer". Le secrétaire d'Etat aux Transports avait ainsi laissé espérer une ouverture aux propriétaires dont les maisons doivent être détruites du fait du tracé de ces "zones noires" : "Je n'exclus pas  qu'il y ait des modifications de telle ou telle zone, je souhaite que le dialogue s'ouvre entre le préfet et les habitants", a déclaré samedi  lors d'une conférence de presse à Saintes. Brice Hortefeux avait insisté pour sa part sur l'indemnisation à 100% par l'Etat des propriétaires de maisons situées dans les "zones noires".

Par TF1 News (Avec agence) le 13 avril 2010 à 08:12
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10 Commentaires

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  • lindien17, le 13/04/2010 à 13h11

    Qaund est-il du conseil général au minimes à la rochelle.Lui aussi a été inondé.Va-t-on le détruire?

  • batistou82, le 13/04/2010 à 13h04

    Il est important de rappeler que sur les 1393 logements, l'extrême majorité (+ de 1000 logements) sont des résidences SECONDAIRES !!!!! Cad qu'on ne met pas à la rue des gens !!!!!! Ca change bcp !!!!! Ils leur restent une maison, une résidence PRINCIPALE !!!!

  • baal_, le 13/04/2010 à 12h41

    Non, on ne "sent" pas 2012. C'est la politique. Chaque action politique est sujette à des négociations, et pour négocier on part loin pour arriver au résultat escompté. C'est malheureux, c'est une perte de temps, mais c'est comme ça. De toutes façons je comprends pas la polémique. Quand y a des inondations TOUT LE MONDE critique l'installation des maisons dans les zones déclarées comme étant à risque, ou la définition de zone constructibles dans des endroits ou le risque existait (même s'il est faible). Mais quand c'est le pouvoir qui dit EXACTEMENT la même chose, alors non, faut prendre position avec ceux qui disent le contraire. C'est quand même hallucinant de mauvaise foi et de simplicité de raisonnement ...

  • 1potiron, le 13/04/2010 à 12h15

    Et si au lieu d'un coefficient de marée 102, il y avait un coefficient de 116. Et si au lieu d'une surcote de 1,5 il y avait eu une surcote 2,5 mètres, c'est toute la côte vendéenne qui serait à détruire . Dieu merci il y a les tribunaux administratifs !

  • 01lili18, le 13/04/2010 à 11h52

    Mais ou est donc passé SEGOLENE????????????

  • serieux55, le 13/04/2010 à 11h16

    Chaque chose en son temps, on verra le problème après. Voyons l'urgence à l'approche de 2012.

  • jeanx1, le 13/04/2010 à 10h54

    Si les gens restent dans leur maison malgré l'avis défavorable des pouvoirs publics c'est leur affaire. Mais où vont-ils trouver une compagnie d'assurance prête à risquer de les prendre en charge ? Reste une indemnisation par l'Etat c'est à dire le contribuable. En tant que tel, je REFUSE de payer une nouvelle fois pour l'inconscience ou les interêts des personnes concernées.

  • pascal-leh, le 13/04/2010 à 10h51

    Si on devait délocaliser toute les zone à risque en France il y aura beaucoup de monde à la rue rappelons nous de Vaison -la-romaine en 92. En Normandie il y a pas mal de maison construite en bord d'eau avec aussi des risque inondation exemple à Montivilliers prés du havre régulièrement des inondations font des victimes faudrait' il fermé pour autan des villes complète .combien couterais la fabrication d'une digue?

  • humanoide56, le 13/04/2010 à 10h21

    Les berges de Seine vont-elles être rendue aux petits oiseaux et oxygène, de Neuilly à Issy par exemple ?

  • serieux55, le 13/04/2010 à 10h17

    Dans cette intervient du premier ministre et d'autres membres du gouvernement , on "sent" quand même l'approche de 2012. Car hier les paroles du Président Sarkozy semblaient fermes et surtout définitives. Il y a beaucoup de monde dans cette régions. Je pense que pour certains cas des compromis semblent nécessaires entre les habitants et les élus. Attendons le résultat de ces réunions et commentons ensuite.

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