Le témoignage d'une déportée censurée dans les Deux-Sèvres

Par TF1News (avec agence), le 28 avril 2010 à 16h07 , mis à jour le 28 avril 2010 à 16h56

La mairie de Parthenay a censuré une lettre écrite par Ida Grinspan, dans laquelle elle racontait son arrestation par "trois gendarmes" à 14 ans et qui devait être lue lors de la Journée nationale du souvenir de la Déportation.

auschwitzLa rampe d'accès au camp d'Auschwitz © www.auschwitz.org.pol/P. Sawincki

"Mes élèves ne participeront plus au devoir de mémoire et aux cérémonies commémoratives. Je renonce à souscrire à ce que j'appelle une forme de censure", s'indigne mercredi Nathalie Lanzi, conseillère régionale PS et professeur d'histoire-géographie au collège de la Couldre (Deux-Sèvres), dans le Courrier de l'Ouest. La professeure, qui accompagne depuis cinq ans ses élèves aux cérémonies commémoratives et patriotiques qui ont lieu à Parthenay, avait demandé à l'ancienne déportée d'Auschwitz, Ida Grinspan, de rédiger un texte que les élèves devaient lire dimanche dernier. Mais ce témoignage a heurté Michel Birault, ancien gendarme et adjoint en charge des affaires patriotiques à la mairie de Parthenay. Ida Grinspan y évoque son arrestation par "trois gendarmes" à 14 ans. La professeure a accepté, à contrecoeur, de remplacer le mot "gendarmes" par "hommes".

exergue c'est triste de penser qu'on ne peut pas raconter l'histoire telle qu'elle s'est passée



Mais cela n'aura pas suffi. Michel Birault a présenté le texte au maire de la ville, Xavier Argenton (NC) qui, lui, a refusé sa lecture. "Ne stigmatisons pas une catégorie professionnelle qui dans ces temps troubles avait obéi aux ordres de l'autorité légitime", aurait-il dit à son adjoint, selon le Courrier de l'Ouest. Ce texte "n'est pas de nature à apaiser les ressentiments à une époque où le repentir est malheureusement mis en exergue", aurait-il ajouté. "Dans un pays démocratique comme le nôtre, c'est triste de penser qu'on ne peut pas raconter l'histoire telle qu'elle s'est passée", a déploré pour sa part Ida Grinspan. "C'est terrible, cette mentalité-là. Il faut savoir regarder la vérité en face. Ce que je dis dans ce texte, je le dis à chaque fois que j'interviens dans une école. Je dis simplement ce qui a été", poursuit-elle dans les colonnes du quotidien local.

Par TF1News (avec agence) le 28 avril 2010 à 16:07
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48 Commentaires

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  • gruzelle07, le 02/05/2010 à 16h58

    Le drame de la déportation d'enfants se répète 62 ans plus tard : 62 ans séparent ces deux drames en France : - 1944 dans les Deux Sèvres, 3 gendarmes Français arrêtent et déportent dans le Camp de concentration d'Auschwitz Ida Grinspan, jeune Française âgée de 14 ans. - Juillet 2006 en Savoie, 120 gendarmes Français (renforcés par un hélicoptère, des chiens, des maîtres chiens, des motards) arrêtent et déportent dans une secte au Canada, contre leur gré, Joséphine Gettliffe et Maximilien Gettliffe, jeunes Français âgés de 11 et 13 ans, sur ordre du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et du ministre de la Justice Pascal Clément. Dans les deux cas, ces enfants ont subit des traumatismes et des souffrances psychologiques et physiques. Ida Grinspan a subit en plus l'enfer, la malnutrition, les violences des SS. Dans ces deux drames, le pouvoir d'Etat refuse de reconnaître ses abominables erreurs + en faisant censurer la lettre témoignage de la déportée Ida Grinspan dans les écoles et collèges des Deux Sèvres (information révélée par le journal Le Monde du vendredi 30 avril 2010, page 12) + en refusant d'instruire les plaintes posées, depuis 2007, contre les responsables de ce drame humain (notamment ceux ayant drogué les enfants Gettliffe après leur capture) par Nathalie Gettliffe et ses proches, alors que Jacques Chirac, le ministre Dominique Perben, le président du Sénat Christian Poncelet s'étaient engagés sur leur honneur à protéger les enfants Gettliffe sur le sol Français contre la secte l'Eglise Internationale du Christ. Pour vous aider à mieux comprendre les similitudes de ces deux affaires, nous vous recommandons la lecture des trois livres témoignages suivants : ° "J'ai pas pleuré" par Ida Grinspan et Bertrand Poirot-Delpech (éditions Robert Laffont, 2002) ° "Lettres de prison" par Nathalie Gettliffe et Francis Gruzelle (éditions Michel Lafont, 2006) ° "Mère interdite" par Nathalie Gettliffe (éditions Michel Lafont, 2007). Repères : L'acharnement continue contre la famille de Nathalie Gettliffe La justice et Nicolas Sarkozy s'acharnent contre la famille de Nathalie Gettliffe. Après le renvoi des enfants aînés de Nathalie Gettliffe dans une secte au Canada, par Nicolas Sarkozy, le 6 juillet 2006, toute la famille de Nathalie Gettliffe est convoquée le 31 mai 2010 à 14 h devant le tribunal correctionnel de Privas pour répondre du délit de soustraction d'enfants (ceux qui vivaient depuis 6 ans sous notre toît et qui ont été renvoyés dans une secte au Canada, début juillet 2006, par Nicolas Sarkozy et Pascal Clément, après avoir été drogués suite à leur refus de prendre l'avion). Les plaintes posées en 2007, 2008, 2009 à Strasbourg, Privas ou Tournon, par notre famille, suite aux actuelles souffrances des enfants de Nathalie, n'ont pas avancé d'un pouce. Pourquoi un acharnement de la justice contre notre famille ? Pourquoi une justice à deux vitesses ? Le 8 juillet 2004, Jacques Chirac avait promis à Francis Gruzelle "que les enfants Gettliffe ne seraient pas renvoyés dans une secte au Canada...". En septembre 2004, le ministre de la Justice Dominique Perben s'était engagé par écrit "de ne pas renvoyer les enfants Gettliffe dans la secte au Canada en raison des graves dangers qui menaçaient les enfants...". Pourquoi les engagements pris au plus haut niveau de l'Etat n'ont pas été tenus ? Pourquoi le sénateur Bret (Marseille), qui s'est rendu à Vancouver début septembre 2008, n'a pu rencontrer ou même discuter,

  • xxl.44., le 29/04/2010 à 19h55

    Non il ne faut pas , il faudras expliquer cela aux familles qui ont perdu un proche ou toute< une Famille>il ne FAUT pas OUBLIER.????????!!!!!!!!!!!!!!!!

  • lecteur94, le 29/04/2010 à 18h34

    Messieurs Michel Birault et Xavier Argenton peuvent être fiers d'eux-mêmes ; leur tentative maladroite de censurer/réécrire l'histoire est maintenant à vie connu de l'internet. Ils (ainsi que 566456) pourraient également méditer la phrase du philosophe George Santayana : "ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter".

  • nick666, le 29/04/2010 à 17h19

    Oui vous avez raison monsieur le chiffre, oublions comme ca on recommencera de plus bel!Je sais que l'histoire ca fait grincer des dents, mais en meme temps se souvenir c'est ce qui fait la différence entre nous et un poisson rouge!!!!

  • sirame, le 29/04/2010 à 16h18

    "Le refus d'obéissance aux ordres manifestement criminels" est clairement instruit dans l'armé du moins de nos jours. ""Ne stigmatisons pas une catégorie professionnelle qui dans ces temps troubles avait obéi aux ordres de l'autorité légitime", aurait-il dit à son adjoint, selon le Courrier de l'Ouest." Aurait-il dit??? en espérant qu'il ne l'ait pas dit, on "pourrait" certainement retrouver ces arguments utilisés dans les procès à Nuremberg. Décrire les faits historiques concernant certaines personnes d'une catégorie professionnelle ne stigmatise aucunement cette dite catégorie et encore moins 65 ans après. Enfin depuis quand dans une démocratie les représentants politique se permettent de "réécrire" le témoignage d'un citoyen??? Chers élus de la république veuillez rester dans la limite de vos attributions. Sirame.

  • pascalcaen, le 29/04/2010 à 16h12

    Ceux qui ont un problème avec l'histoire ont toujours quelque chose à se reprocher.

  • cesarious, le 29/04/2010 à 15h25

    Je pense que si vous aviez vécu a cette époque vous voudriez la raconter pour évité que l'histoire recommence . après il ne faut pas se mentir la France a collaboré avec les nazis c'est un fait. et puis l'histoire c'est l'histoire il ne faut pas oublier on apprend avec son passé pour éviter de refaire les même erreurs. personnellement je trouve honteux qu'on ai interdit a cette femme de parler avec ses propre mots.

  • 566456, le 29/04/2010 à 14h55

    Il à bien raison ce maire et il à tout mon soutien. Raz le bol de ces histoire vieilles comme hérode. Il faut passer à la suite un peu.

  • pascalcaen, le 29/04/2010 à 14h42

    Comme d'hab, tu as lu ce que tu voulais lire.

  • alain-paris, le 29/04/2010 à 13h45

    C'est bien connu : l'éruption du volcan islandais, c'est de la faute des socialistes !

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