Premiers rachats de maisons cet été dans les "zones noires"

Par TF1 News (D'après agences), le 19 avril 2010 à 08h44 , mis à jour le 19 avril 2010 à 08h48

Dossier : Xynthia, une tempête sur la France

L'Etat privilégie un règlement à l'amiable dans les "zones noires" définies après le passage de la tempête Xynthia, et selon le préfet de Vendée, les premiers achats devraient avoir lieu "en juillet ou en août".

L'Aiguillon-sur-Mer, en Vendée, après la tempête le 1er mars 2010 (photo d'internaute)L'Aiguillon-sur-Mer, en Vendée, après la tempête le 1er mars 2010 (photo d'internaute) © TF1News/E.Journel

Après les ravages de Xynthia, la procédure de rachat à l'amiable des maisons sinistrées est lancée en Vendée. Beaucoup de logements concernés sont des résidences secondaires. Ce qui ne facilite pas le dossier : "L'imaginaire du bonheur de notre société est associé à l'eau. On n'en a pas d'autres à proposer. Si les expropriations passent mal, c'est justement qu'elles touchent à notre idée de bonheur. Ces 1500 familles expulsées, il ne suffit pas de leur faire un chèque", a noté le sociologue Jean Viard dans Le Monde. La préfecture, elle, annonce les premiers résultats de ses négociations : le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot assure dans une interview que publie La Croix que les premiers rachats à l'amiable de maisons dans les zones noires devraient se concrétiser "en juillet ou en août", en soulignant que "les services de France Domaine ont pris l'engagement de procéder (aux) évaluations très rapidement".

Plus d'infos

A l'heure qu'il est, selon lui, sur les 915 maisons concernées dans le département, le plus touché par la tempête du 28 février avec 29 morts, 215 demandes d'évaluation sont en cours. L'Etat privilégie un règlement à l'amiable dans les zones concernées. Les particuliers qui s'y refusent peuvent s'engager dans une contestation devant le juge administratif mais prennent "le grand risque", en cas d'échec, d'obtenir une indemnisation inférieure, souligne Jean-Jacques Brot.

Cacophonie

Pourtant, déjà traumatisés par les graves intempéries, les sinistrés ont déjà commencé à attaquer en justice la décision de l'Etat, dont ils dénoncent "l'arbitraire". Mardi dernier, François Fillon a longuement justifié la décision de l'Etat de ne pas modifier le périmètre des "zones noires" - rebaptisées "zones de solidarité" -, tout en assurant aux sinistrés qu'il comprenait leur "traumatisme". Au passage, le Premier ministre a contredit le secrétaire d'Etat aux Transports et président du conseil général de Charente Maritime, Dominique Bussereau, qui envisageait de possibles "modifications de telle ou telle zone".

Mais l'exécutif peine à justifier auprès des sinistrés de la tempête Xynthia la décision de détruire les maisons situées dans le périmètre des "zones noires" défini par l'Etat, malgré une série de recadrages plus ou moins clairs qui ne dissipe pas l'impression de cacophonie. Cacophonie qui a gagné tous les niveaux, puisque, contrairement à Dominique Bussereau, le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, a "approuvé" le plan annoncé par l'Etat. En embuscade, la présidente PS de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a soutenu les sinistrés contre l'Etat et le gouvernement, en demandant la "suspension du plan de zonage". En revanche, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a approuvé "le principe des zones noires". Quant à Jean-Louis Borloo, il affirme qu'il y a eu un "malentendu" concernant les zones noires : "Il ne saurait être question de démolition systématique et autoritaire", a-t-il écrit dans une lettre aux élus concernés de Vendée et Charente-maritime. Pour le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, c'est "une erreur de communication" qui a conduit beaucoup à penser que "zone noire égale zone de destruction immédiate".

Dans ce recadrage à plusieurs, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a hérité de l'exposé technique. Tout en répétant que les "zones noires resteront telles qu'elles sont", elle a détaillé à La-Roche-sur-Yon les solutions proposées : rachat à l'amiable ou procédure d'expropriation arbitrée par les tribunaux.

Par TF1 News (D'après agences) le 19 avril 2010 à 08:44
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7 Commentaires

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  • horsain81, le 19/04/2010 à 17h57

    Mon petit doigt m'a soufflé la même chose!

  • moicontribuable, le 19/04/2010 à 16h48

    J'aimerai vous voir evaluer la valeur de votre propre maison, je suis sure que j'en donnerai moins que ce que vous en voudriez.

  • isatis54, le 19/04/2010 à 16h44

    Après ils feront une digue digne de ce nom et feront venir des grands complexes touristiques. Vous verrez

  • meurz, le 19/04/2010 à 15h48

    Les plus intelligents sont ceux qui acceptent dés maintenant la destruction de leur maison; ils savent qu'elles sont invendables à des particuliers, elles n'ont plus aucune valeur marchande et ce qu'on leur offre est qu'en même interessant

  • ten75, le 19/04/2010 à 13h39

    Il vaut mieux conclure unn bon accord , qu'avoir un mauvais procès , si déja quelques dizaines de propriétaires ont conclus un accord , leur maison sera rasée , imaginez ceux qui vont rester dans le paysage

  • humanoide56, le 19/04/2010 à 13h38

    250 000 ? multiplié par 1500 cas définis en Zone noire bin si les politicos locaux avaient fait leur boulot, pour lequel ils sont chichement rémunérés, la digue pour la même sommes aurait pu être en granit rose, avec palmiers et zones de loisirs. La rapidité des décisions indique un grave manquement à tous les niveaux décisionnaires. Les coupables sont bien entendus introuvables

  • jples03, le 19/04/2010 à 12h09

    J'ai l'impression qu'ils y en a qui vont faire de bonnes affaires !!! 250000 euros des petits préfabriqués ....pas mal !

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