L'Aiguillon-sur-Mer, en Vendée, après la tempête le 1er mars 2010 (photo d'internaute) © TF1News/E.JournelAprès les ravages de Xynthia, la procédure de rachat à l'amiable des maisons sinistrées est lancée en Vendée. Beaucoup de logements concernés sont des résidences secondaires. Ce qui ne facilite pas le dossier : "L'imaginaire du bonheur de notre société est associé à l'eau. On n'en a pas d'autres à proposer. Si les expropriations passent mal, c'est justement qu'elles touchent à notre idée de bonheur. Ces 1500 familles expulsées, il ne suffit pas de leur faire un chèque", a noté le sociologue Jean Viard dans Le Monde. La préfecture, elle, annonce les premiers résultats de ses négociations : le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot assure dans une interview que publie La Croix que les premiers rachats à l'amiable de maisons dans les zones noires devraient se concrétiser "en juillet ou en août", en soulignant que "les services de France Domaine ont pris l'engagement de procéder (aux) évaluations très rapidement".
Xynthia : pas de hausse d'impôts en Charente-Maritime
Le président du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, également ministre, renonce à sa proposition d'une hausse exceptionnelle de la fiscalité départementale. Il répète qu'il "y a des choses qui peuvent changer" au sujet des zones noires.
Publié le 10/04/2010
Xynthia: le gouvernement promet "100% d'indemnisation"
Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu a assuré vendredi que les sinistrés de la tempête Xynthia situés en "zone noires" seront indemnisés "totalement".
Publié le 09/04/2010
Fillon : le zonage pourra être contesté devant la justice
Le tracé des "zones noires"définies par l'Etat après la tempête Xynthia pourra être contesté devant la justice, a annoncé mardi François Fillon.
Publié le 13/04/2010
Xynthia : des maisons intactes et pourtant en zones noires
En Vendée, les sinistrés ne décolèrent pas et contestent le découpage des zones. Ils attendent encore un changement de la part du gouvernement.
Publié le 13/04/2010
Xynthia : les explications de Fillon n'apaisent pas la colère
Les annonces de François Fillon n'ont pas apaisé la colère de ceux qui ne veulent pas quitter leurs maisons, condamnées à la destruction. Beaucoup ne comprennent pas les critères qui ont prévalu au tracé des zones noires. Reportage à la Faute et l'Aiguillon-sur-Mer
Publié le 13/04/2010
Zones noires : y a-t-il eu des favorisés ?
La question se pose notamment dans l'Ile de Ré où une commune inondée est étonnamment épargnée par les destructions. Explications.
Publié le 13/04/2010
A l'heure qu'il est, selon lui, sur les 915 maisons concernées dans le département, le plus touché par la tempête du 28 février avec 29 morts, 215 demandes d'évaluation sont en cours. L'Etat privilégie un règlement à l'amiable dans les zones concernées. Les particuliers qui s'y refusent peuvent s'engager dans une contestation devant le juge administratif mais prennent "le grand risque", en cas d'échec, d'obtenir une indemnisation inférieure, souligne Jean-Jacques Brot.
Cacophonie
Pourtant, déjà traumatisés par les graves intempéries, les sinistrés ont déjà commencé à attaquer en justice la décision de l'Etat, dont ils dénoncent "l'arbitraire". Mardi dernier, François Fillon a longuement justifié la décision de l'Etat de ne pas modifier le périmètre des "zones noires" - rebaptisées "zones de solidarité" -, tout en assurant aux sinistrés qu'il comprenait leur "traumatisme". Au passage, le Premier ministre a contredit le secrétaire d'Etat aux Transports et président du conseil général de Charente Maritime, Dominique Bussereau, qui envisageait de possibles "modifications de telle ou telle zone".
Mais l'exécutif peine à justifier auprès des sinistrés de la tempête Xynthia la décision de détruire les maisons situées dans le périmètre des "zones noires" défini par l'Etat, malgré une série de recadrages plus ou moins clairs qui ne dissipe pas l'impression de cacophonie. Cacophonie qui a gagné tous les niveaux, puisque, contrairement à Dominique Bussereau, le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, a "approuvé" le plan annoncé par l'Etat. En embuscade, la présidente PS de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a soutenu les sinistrés contre l'Etat et le gouvernement, en demandant la "suspension du plan de zonage". En revanche, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a approuvé "le principe des zones noires". Quant à Jean-Louis Borloo, il affirme qu'il y a eu un "malentendu" concernant les zones noires : "Il ne saurait être question de démolition systématique et autoritaire", a-t-il écrit dans une lettre aux élus concernés de Vendée et Charente-maritime. Pour le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, c'est "une erreur de communication" qui a conduit beaucoup à penser que "zone noire égale zone de destruction immédiate".
Dans ce recadrage à plusieurs, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a hérité de l'exposé technique. Tout en répétant que les "zones noires resteront telles qu'elles sont", elle a détaillé à La-Roche-sur-Yon les solutions proposées : rachat à l'amiable ou procédure d'expropriation arbitrée par les tribunaux.
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