© TF1/LCIAprès les ravages de la tempête, la menace des expropriations et des destructions de maisons : nombre de propriétaires situés dans les zones inondées lors du passage de Xynthia, ou à proximité immédiate, vivent la réaction de l'Etat comme une injustice. La délimitation de "zones noires" inconstructibles, d'où toute habitation devra être bannie, suscite tout particulièrement la colère. Certains, qui avaient échappé à l'inondation, pourraient ainsi perdre malgré tout leur maison. Nombre des habitants concernés ont annoncé qu'ils comptaient contester ces tracés, les manifestations se multiplient depuis quelques jours, et même des élus locaux, comme le maire de Charron, font part de leur incompréhension. D'où la réunion de ce mardi à Matignon, où François Fillon, à la demande de Nicolas Sarkozy, s'est entretenu avec tous les ministres concernés par la gestion des suites de Xynthia.
Xynthia : pas de hausse d'impôts en Charente-Maritime
Le président du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, également ministre, renonce à sa proposition d'une hausse exceptionnelle de la fiscalité départementale. Il répète qu'il "y a des choses qui peuvent changer" au sujet des zones noires.
Publié le 10/04/2010
Xynthia: le gouvernement promet "100% d'indemnisation"
Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu a assuré vendredi que les sinistrés de la tempête Xynthia situés en "zone noires" seront indemnisés "totalement".
Publié le 09/04/2010
Fillon : le zonage pourra être contesté devant la justice
Le tracé des "zones noires"définies par l'Etat après la tempête Xynthia pourra être contesté devant la justice, a annoncé mardi François Fillon.
Publié le 13/04/2010
Xynthia : des maisons intactes et pourtant en zones noires
En Vendée, les sinistrés ne décolèrent pas et contestent le découpage des zones. Ils attendent encore un changement de la part du gouvernement.
Publié le 13/04/2010
Xynthia : les explications de Fillon n'apaisent pas la colère
Les annonces de François Fillon n'ont pas apaisé la colère de ceux qui ne veulent pas quitter leurs maisons, condamnées à la destruction. Beaucoup ne comprennent pas les critères qui ont prévalu au tracé des zones noires. Reportage à la Faute et l'Aiguillon-sur-Mer
Publié le 13/04/2010
Zones noires : y a-t-il eu des favorisés ?
La question se pose notamment dans l'Ile de Ré où une commune inondée est étonnamment épargnée par les destructions. Explications.
Publié le 13/04/2010
Y aura-t-il une possibilité de faire évoluer le tracé des fameuses "zones noires" ? Sur ce point, la réponse n'a pas changé : c'est non. "Les critères qui ont été mis en oeuvre par l'Etat pour définir les zones (...) sont des critères objectifs, basés sur des observations concrètes, précises, et ils n'appellent pas de remise en cause, en tous cas pas dans la phase actuelle", a affirmé le chef du gouvernement lors d'un point presse à l'issue de la réunion. Tout au plus a-t-il rappelé les possibilités de contestation existantes : "En cas de désaccord, les collectivités et les particuliers pourront bien entendu faire valoir leurs droits selon les procédures classiques, devant le juge. Le zonage qui permettra, le cas échéant, lorsqu'il n'y aura pas d'accord amiable, l'expropriation, devra faire l'objet dans les prochains mois d'une déclaration d'utilité publique. Il y aura donc, et c'est le deuxième temps, une enquête publique au cours de laquelle chacun pourra se faire entendre et faire valoir ses arguments".
"C'est un traumatisme et nous devons le comprendre"
Si les zones ne changeront pas, en revanche, François Fillon a exprimé la volonté d'écouter les habitants concernés et de les aider - et vite. "Dans les 48 heures, je nommerai des délégués à la solidarité sous l'autorité des préfets" qui "recevront toutes les personnes qui souhaitent des explications sur les critères qui ont été choisis par l'Etat, sur les procédures d'indemnisation et qui souhaitent aussi faire valoir leurs arguments lorsqu'ils contestent ces critères", a-t-il indiqué. "Je veux une prise en charge individuelle de chaque cas et je donnerai aux préfets les moyens pour garantir cette prise en charge".
Le Premier ministre a réaffirmé que les maisons et les terrains dans les zones concernées - rebaptisées pour l'occasion "zones de solidarité" par François Fillon - seraient indemnisés "au prix de marché avant la tempête", ce qui "est une situation sans précédent dans notre pays". Il a également annoncé qu'il avait demandé aux fédérations d'assureurs de "réduire de trois mois à un mois les délais permettant l'indemnisation", rappelant que "près de 500 experts étaient mobilisés sur le terrain".
"Dans l'immédiat ce qui compte, c'est que tous ceux qui veulent, et ils sont nombreux, quitter ces zones, puissent le faire", a poursuivi le Premier ministre. "L'Etat aurait pu laisser les procédures normales courir, mais alors les "habitants auraient été pendant des mois et des mois dans l'incertitude sur la question de savoir où ils allaient habiter, comment se reloger, s'ils devaient réparer ou non leurs maisons. Notre responsabilité, c'est d'être à l'écoute des sinistrés" car "quitter sa maison, abandonner ses souvenirs, c'est un traumatisme et nous devons le comprendre".
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