- Xynthia : "non sinistrés, mais condamnés !" - 02 min 28 s
- Xynthia : à Aytré, on demande des explications - 02 min 09 s
- Charron : des sinistrés refusent d'être classés en zone noire - 01 min 33 s
- Zone noire : leur maison sera détruite pour quelques centimètres - 01 min 54 s
Après Xynthia, remous autour de zones noires baladeuses
Un rapport révélé par Figaro modifie le tracé des zones décrétées inhabitables après le passage de la tempête et revoit à la baisse le nombre de maisons à exproprier. Certaines ont pourtant déjà été rachetées par l'Etat. Philippe de Villiers monte au créneau.
Publié le 21/09/2010
Xynthia: démolitions, si vous le voulez bien...
Dans Le Parisien, le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu annonce qu'aucune maison située dans les zones à risques en Vendée et en Charente-Maritime ne sera rasée "sous la contrainte"... dans l'immédiat.
Publié le 03/06/2010
Xynthia: plainte contre X pour "homicide involontaire"
Une première plainte contre X pour "homicide involontaire" a été déposée la semaine dernière par une femme qui a perdu son père à La Faute-sur-Mer lors de la tempête.
Publié le 04/05/2010
Sinistrés de Xynthia : vers une plainte au pénal
L'Association des Victimes des inondations à la Faute-sur-Mer et des environs "devrait déposer plainte au pénal très rapidement", sous 15 jours, selon l'avocate Corine Lapge.
Publié le 02/05/2010
Les sinistrés de Xynthia à l'Etat: "Arrêtez-vos zoneries"
Près de 500 personnes, élus locaux, habitants et membres des collectifs de sinistrés ont défilé sur l'île de Ré pour protester contre des "décisions prises dans l'urgence et la précipitation".
Publié le 24/04/2010
Xynthia : Borloo évoque "un malentendu" sur les zones noires
Pour le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo en visite jeudi à La Rochelle, les zones noires délimitées après la tempête Xynthia, sont de "zones de solidarité" et "pas de destruction massive".
Publié le 15/04/2010
Xynthia : pas de hausse d'impôts en Charente-Maritime
Le président du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, également ministre, renonce à sa proposition d'une hausse exceptionnelle de la fiscalité départementale. Il répète qu'il "y a des choses qui peuvent changer" au sujet des zones noires.
Publié le 10/04/2010
Xynthia: le gouvernement promet "100% d'indemnisation"
Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu a assuré vendredi que les sinistrés de la tempête Xynthia situés en "zone noires" seront indemnisés "totalement".
Publié le 09/04/2010
Réponse des autorités : dans une interview au Journal du dimanche, à paraître samedi, le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, assure pourtant que l'Etat ne reviendra pas sur la "zone noire". "Cette cartographie ne bougera pas", dit-il, soulignant que l'Etat n'a pas pris une telle décision "pour le plaisir capricieux de démolir ou de déplacer des gens, mais pour la sécurité des personnes."
Un zonage "arbitraire" ?
"Il y a quelque chose de violent sans aucune procédure de concertation. Les préfets ont laissé faire et aujourd'hui ils interviennent dans l'urgence et dans l'émotion", affirme Bruno Kern, spécialiste en droit public et ancien chargé de la mission urbanisme auprès du médiateur de la République. En Charente-Maritime comme en Vendée, les sinistrés ne comprennent pas "l'arbitraire" de la cartographie.
Plus de 300 habitants de Charron, la commune la plus durement touchée de Charente-Maritime où quelque 180 maisons devraient être détruites, ont laissé éclater leur colère jeudi soir devant le préfet. Thierry Demaegdt, président de l'association "Reconstruire Charron", estime qu'en dehors de certaines "rues évidentes" d'autres avaient selon lui été classés "arbitrairement en zone noire". Il a annoncé des recours contre cette décision "unilatérale, totalitaire et inadmissible" et s'apprête à envoyer une pétition d'un millier de noms au président Nicolas Sarkozy. "J'ai devant moi des gens qui n'ont pas eu d'eau dans leur maison, une dame qui n'a même pas déclaré de sinistre", dit-il à l'AFP.
Le maire de Charron conteste la liste des destructions
En Vendée, une cinquantaine d'habitants de La Faute et de L'Aiguillon ont déjà contacté un avocat spécialisé en droit public pour entamer une action collective. Leur conseil, Me Yves-Noël Gentil envisage de contester le bien fondé du zonage qui n'a pas été effectué "de façon pertinente et approfondie", selon lui. "Attaquer l'Etat en responsabilité me paraît la meilleure des choses pour les sinistrés. Il n'y avait pas une urgence telle pour que l'Etat prenne une décision unilatérale", déclare l'avocat parisien Bruno Kern.
Le maire de Charron Jean-François Faget juge d'ailleurs des "recours possibles" sur une "mauvaise définition de la zone noire". Me Kern explique que ce n'est pas le principe du zonage qui est contestable mais la façon dont il a été mis en oeuvre, "sans concertation avec les sinistrés et les élus". Une procédure qui met à mal "la décentralisation du pouvoir", souligne-t-il, déplorant également qu'il n'y ait pas eu "de véritables études des services de l'Etat sur les risques et les moyens d'y remédier". Il se propose de racheter à l'amiable les maisons concernées et, à défaut, d'engager des procédures d'expropriation à l'égard des propriétaires, qui pour beaucoup contestent la cartographie des zones en question. Les "zones noires", qui présentent "un danger de mort avéré", devront ainsi retourner à l'état naturel. Le maire ne conteste pas que des habitations doivent être détruites mais "il n'est pas question pour moi d'appliquer des décisions qui ont été prises sans concertation et de demander à des gens dont la maison n'a pas été inondée de devoir quitter les lieux".
L'entretien des digues également en question
A Aytré (Charente-Maritime), Marie-Olivia Rocca, présidente de l'Association de défense des intérêt des victimes de Xynthia, remarque, amère, qu'elle n'a vu passer aucun expert de l'Etat avant la publication des cartes. Me Kern ne cache pas que contester la décision de l'Etat, c'est s'engager dans une procédure longue et difficile "notamment pour des questions d'expertises". Mais cela reste envisageable surtout pour des maisons situées "à la marge des zones noires", dit-il, ajoutant que ces éventuels recours ne doivent pas dissuader pour autant les demandes d'indemnisation.
Les sinistrés pourraient aussi saisir la justice de la question de l'entretien des digues et des ouvrages de protection, un sujet "compliqué" pour établir les responsabilités, selon Me Kern. A Charron, un projet de reconstruction des 6 km de digues, lancé depuis huit à neuf ans, n'attendait plus que le déclenchement d'une enquête publique, indique Patrick Blanchard, président du syndicat intercommunal d'aménagement hydraulique du Curé, en charge du dossier.
| Xynthia : plainte d'un particulier contre une municipalité en Vendée |
Un habitant de l'Aiguillon-sur-mer (Vendée) a déposé plainte contre le maire et la municipalité de sa commune pour "mise en danger des habitants et des habitations" à la suite de Xynthia, a-t-il fait savoir samedi à l'AFP. "J'ai déposé plainte mardi à la gendarmerie de Saint-Michel-en-l'Herm (Vendée) contre le maire, les adjoints et les conseillers pour mise en danger des habitants et des habitations", a déclaré James Gaillard, précisant avoir adressé copie de sa plainte à la préfecture de Vendée et au président de la République. "Je pense à tous ceux qui ne sont plus là (...) Si on avait anticipé, il n'y aurait pas eu tous ces malheurs. On ne peut pas dire que ça n'arrive qu'aux autres", a-t-il dit. Monsieur Gaillard et son épouse ont acquis en 2006 une maison sur le port de l'Aiguillon. "Nous avons eu 1,50 m d'eau dans la maison. Mais on a pu se réfugier à l'étage et c'est ce qui nous a peut-être sauvé", a-t-il estimé. L'existence de cette maison n'est pas remise en cause puisqu'elle "n'est pas concernée par les zone noires" décrétées inhabitables par l'Etat et rendues publiques ces derniers jours. |
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