A Bordeaux, les "anti-avortement" contre les "pro-choix"

Par TF1 News (Avec agence), le 29 mai 2010 à 23h20 , mis à jour le 29 mai 2010 à 23h30

Une "marche pour la vie", contre l'avortement, et une contre-manifestation, "pro-choix", soigneusement surveillées par de nombreuses forces de l'ordre, ont réuni environ un millier de personnes chacune, samedi après-midi à Bordeaux.

[Expiré] [Expiré] avortement © AFP

C'était une journée à haut risque dans la cité girondine. Une "marche pour la vie", contre l'avortement, et une contre-manifestation, "pro-choix", soigneusement surveillées par de nombreuses forces de l'ordre, ont réuni environ un millier de personnes chacune, samedi après-midi à Bordeaux.

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Les deux défilés se déroulaient dans un contexte tendu depuis la diffusion, le 29 avril sur France 2, de l'émission "les Infiltrés" sur le milieu catholique traditionaliste bordelais, rapportant des propos racistes et antisémites. Trois unités de forces mobiles avaient été mobilisées pour renforcer les effectifs de la sécurité publique et éviter tout contact entre les deux cortèges, a-t-on appris auprès de la préfecture. Globalement, le nombre des forces de l'ordre était équivalent à celui d'un match de football à risques, de l'ordre de 500 personnels, a-t-on précisé de source policière.

"Exigence de laïcité"

La "marche pour la vie", qui a débuté vers 14 heures, a réuni entre un millier de manifestants, selon la préfecture, et 2500 selon les organisateurs, pour dénoncer l'avortement et réclamer plus de lits dans les services de soins palliatifs, a indiqué Nicolas Franchinard, un porte-parole du collectif "Oui à la Vie". Partie peu de temps auparavant, une "contre-manifestation", conduite notamment par un collectif pour les droits des femmes et une dizaine d'élus et comprenant de nombreux militants d'extrême gauche, a réuni "entre 700 et 800 personnes", selon la police, et 2.500 selon les organisateurs. "Ceux qui se disent pro-vie ne sont en fait que des anti-IGV. A Bordeaux, ils sont en train de construire un bastion", a affirmé la présidente du Planning familial de Bordeaux, Monique Nicolas. Evoquant "un contexte particulier cette année après l'émission Les Infiltrés", la députée (PS) Michèle Delaunay a pour sa part mis en avant "une exigence de laïcité". "On ne peut pas combattre la burqa et ne pas combattre les extrémismes religieux, d'où qu'ils viennent", a-t-elle relevé.

Les policiers, qui ont essuyé quelques jets de canettes, n'ont pas fait usage de grenade lacrymogène et ont procédé à deux interpellations "sur des faits mineurs, pour détention de stupéfiants", selon Albert Doutre, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de la Gironde.

Par TF1 News (Avec agence) le 29 mai 2010 à 23:20
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22 Commentaires

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  • henri_bambelle, le 31/05/2010 à 05h24

    Je suis un peu étonné par la phrase de la députée Delaunay : "On ne peut pas combattre la burqa et ne pas combattre les extrémismes religieux, d'où qu'ils viennent". L'humanisme n'est ni religieux ni extrémiste, il est laïc.

  • stelmaria0, le 30/05/2010 à 13h47

    La contraception c'est encore mieux que l'avortement.Mieux vaut prevenir que guerrir...

  • sibowi, le 30/05/2010 à 13h32

    Le problème de l'adoption en France ce sont les services sociaux: 3 à 8 ans d'attente, un enfant balloté, vous croyez que des mamans voudront infliger ça à des enfants dont elles savent qu'elles ne pourront apporter ce en quoi ils sont en droit d'attendre? Essayez d'adopter avant de laisser un commentaire sans connaissance réelle, merci.

  • sibowi, le 30/05/2010 à 13h25

    Je comprends rien à ce que raconte jumanoïde56, l'avortement est un droit des femmes dans la mesure où l'homme se déresponsabilise, sinon ce doit être un choix commune

  • madogusmedtha, le 30/05/2010 à 13h22

    Mais quelle horreur, personne ne peut dire quelle sera la vie d'une personne, quel manque d'humanité

  • reynette25, le 30/05/2010 à 13h15

    A denism147 Je n'ai jamais dit qu'avoir un enfant à 15 ans était normal ! Mais lorsque cela se produit, la situation ne conduit pas nécessairement à un avortement. Il y a des jeunes filles qui font le choix de garder leur enfant, avec le soutien de leur famille. Elles peuvent aussi décider de le faire adopter. Et si elles veulent avorter, elles le feront.

  • l.wallonie, le 30/05/2010 à 12h20

    Et pourquoi laisser naitre un enfant "non désiré" tatidaniele (quel pseudo bien choisi) ?? Pour en faire une personne qui toute sa vie sera malheureuse de savoir qu'elle n'était pas désirée? pfff, masochistes!

  • l.wallonie, le 30/05/2010 à 12h19

    Y'a une différence? d'âge uniquement, oui. Mais ces intégristes ça n'a pas l'air de les toucher. De toute façon, c'est légal, point final.

  • quincy08, le 30/05/2010 à 12h19

    @ tatidaniele1953: excusez moi mais que faites vous des femmes qui se font violer? Que faites vous des femmes, qui bien que prenant la pilule, tombent enceinte? De mon côté, je préfère que la femme ait la possibilité d'avorter plutôt que de mettre un enfant en plus dans un orphelinat. Tous les enfants ne sont pas adoptés et beaucoup finissent pupilles de l'etat. Et ne parlons pas de ceux qui sont adoptés et qui finissent dans des familles où ils sont maltraités. Merci de me publier.

  • schnipp, le 30/05/2010 à 12h15

    Quel rapport avec 2010 ? on parle de question éthique là, être en 2010 ne change rien aux arguments du débat

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