Les dernières recherches pour retrouver les boîtes noires n'ont finalement rien donné. La Marine nationale pensait pourtant les avoir localisées. La déception est immense pour les familles des 228 victimes. © TF1/LCIUn an jour pour jour après le drame, les centaines de membres des familles ou de proches des victimes du crash du vol d'Air France Rio-Paris se sont recueillies mardi au Parc Floral à Paris. L'hommage, organisé par Air France qui attendait plus de 1150 personnes de 29 nationalités différentes, a eu lieu à l'écart de la presse, dans une salle de conférence du parc de l'est parisien. Il s'est tenu en présence du directeur général d'Air France Pierre-Henri Gourgeon, du secrétaire d'Etat au Transport Dominique Bussereau et de Jean-Paul Troadec, directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses, chargé de l'enquête technique.
Crash Rio-Paris: un brusque décrochage de l'avion ?
Le magazine allemande Spiegel affirme dimanche, sur la base d'un témoignage d'expert ayant participé à l'analyse des données récupérées sur les boîtes noires, que l'accident est dû à un brutal décrochage.
Publié le 22/05/2011
A l'entrée du parc, des membres de la compagnie accueillaient les familles devant un grand panneau très sobre, orné d'hirondelles bleues et portant l'inscription "cérémonie" en plusieurs langues. Les noms des 228 victimes de 32 nationalités (dont 72 Français et 58 Brésiliens) devaient être égrenés lors de cet hommage conçu "selon le principe d'une commémoration du souvenir à caractère oecuménique et profane", indiquait un livret remis aux participants. Des proches des victimes et des représentants des religions catholique, protestante, musulmane et juive devaient lire des textes en plusieurs langues, tandis que le Choeur d'Air France - 130 choristes, 70 musiciens et quatre solistes - devait interpréter un extrait du requiem de Verdi.
Une stèle au Père Lachaise
"Je n'attends pas grand chose de cette cérémonie même si c'est pour rendre hommage. Je pense à mon frère tous les jours", a confié Saïd Benotmane, qui a perdu dans l'accident son frère Kader âgé de 39 ans, à l'entrée du Parc floral. Coup du sort, son frère était parti au Brésil avec un collègue qui avait gagné un voyage et qui lui avait proposé de l'accompagner. "Je suis persuadé qu'on aura jamais de réponse à ce qui s'est passé, même si nous retrouvions les boîtes noires", a-t-il ajouté. "Air France est une grande multinationale et je n'ai pas beaucoup d'espoir..." Julienne Owonolo, une Brésilienne de 27 ans dont le père a péri dans la catastrophe, veut, elle, y croire : "nous ne connaissons pas la vérité pour le moment, mais je pense qu'on saura un jour".
Après un déjeuner au Parc floral, une stèle réalisée dans un matériau translucide incrusté de 228 hirondelles et semblable à celle dévoilée il y a quelques mois à Rio, devait être inaugurée à 15 heures au cimetière du Père Lachaise. Une cérémonie "privée" devait également être organisée par Air France à la mémoire des victimes mardi à Rio pour une quarantaine de familles brésiliennes, qui n'ont pas souhaité se rendre en France.
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