Salariés sans-papiers : le gouvernement ajuste, ils évacuent

le 18 juin 2010 à 22h10 , mis à jour le 18 juin 2010 à 23h00

Après une longue réunion avec les syndicats, le gouvernement a accepté vendredi de "déterminer les ajustements techniques nécessaires". Un document détaillé va être envoyé aux préfectures. En conséquence, les salariés sans-papiers ont décidé d'évacuer la place de la Bastille.

Le gouvernement a accepté vendredi de "déterminer les ajustements techniques nécessaires" à l'harmonisation des critères de régularisation par le travail des salariés sans papiers après une réunion avec les syndicats, selon un communiqué du ministère de l'Immigration. Après une 4e réunion depuis le 14 mai et près de six heures de pourparlers, le gouvernement a admis "des difficultés d'application de la circulaire" émise le 24 novembre 2009 sur la régularisation par le travail. "L'échange autour des bilans respectivement établis a permis de détecter des difficultés d'application de la circulaire et de déterminer les ajustements techniques nécessaires", a indiqué le ministère dans son communiqué. "Ces ajustements permettront de traiter dans les meilleurs délais chacun des dossiers présentés, de mieux tenir compte des spécificités de certains secteurs professionnels (intérim, nettoyage, aide à la personne), et dans les mêmes secteurs de prendre en considération les contrats à venir avec plusieurs employeurs pour atteindre une durée mensuelle de travail garantissant une rémunération au moins égale au Smic", selon le communiqué.

  • Coilibaly, bosseur à tout prix

    <b> Témoignage -</b> Ils travaillent, touchent un salaire, cotisent mais restent hors-la-loi. Mardi, 530 salariés clandestins ont déposé leur demande de régularisation à Paris. Parmi eux, Coilibaly, Malien de 29 ans, travaillant depuis plus de 10 ans en France.

    Publié le 03/08/2010 Coilibaly, bosseur à tout prix
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Dans un document qui sera adressé aux préfectures, le ministère précise que la durée d'ancienneté d'activité salariée retenue pour la régularisation est de 12 mois dans les 18 derniers mois précédents le dépôt de la demande, sous réserve que l'intéressé justifie d'au moins 6 mois d'activité salariée dans les 12 mois. "Pour les intérimaires la période de référence est de 24 mois", précise l'addendum au guide de bonnes pratiques devant guider les préfectures. Ce dispositif sera applicable jusqu'au 31 mars 2011 et un bilan établi "au plus tard au 1er juillet 2011", précise le ministère. Soutenus par un collectif de onze associations et syndicats, qui interpelle le gouvernement français depuis octobre, plusieurs milliers de salariés sans papiers se sont mis en grève pour réclamer des critères clairs de régularisation par le travail, les textes actuels donnant lieu à une interprétation variable selon les préfectures. On estime officiellement entre 200.000 et 400.000 le nombre d'étrangers sans papiers en France, dont, selon le ministère de l'Immigration 6.000 salariés, un chiffre qualifié de fantaisiste par la CGT.

Après cette réunion, les salariés sans papiers occupant la place de la Bastille pour obtenir cette harmonisation des critères de régularisation par le travail ont décidé de libérer les lieux, a annoncé vendredi soir la CGT qualifiant la réunion avec le gouvernement de "positive". "On a décidé de libérer la place de la Bastille ce vendredi, c'est en cours", a indiqué Raymond Chauveau au nom du collectif de onze associations et syndicats coordonnant leur soutien à ces salariés, pour la plupart originaires d'Afrique noire mais aussi de Chine. "On a eu une véritable discussion, sérieuse, qui nous a permis d'avancer aussi bien sur les critères que sur la procédure" de régularisation par le travail, a précisé M. Chauveau, revenu place de la Bastille après environ six heures de pourparlers au ministère de l'Immigration.

le 18 juin 2010 à 22:10
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14 Commentaires

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  • eagle13, le 19/06/2010 à 21h41

    La france devient lamentable, je vais finir par haïr mes origines françaises, et je demande pardon à mes ancêtres.

  • markix, le 19/06/2010 à 16h20

    Si t'es un automobiliste français sans papiers, tu te fais verbaliser et si t'es un immigré sans papiers, t'as droit à toutes les aides que tu veux. C'est normal, les généreux français sont là pour les payer !

  • juigne11, le 19/06/2010 à 14h21

    Moi aussi, comme ça j'aurais droit à toutes les aides, et je demanderai conseil aux sans papiers, qui en connaissent les lois mieux que moi pour profiter du systéme

  • nezdegoret, le 19/06/2010 à 12h44

    Ah bon???

  • disondonc, le 19/06/2010 à 11h42

    Bravo

  • 61clementine, le 19/06/2010 à 11h14

    Hé ! c'est pas ceux qui bossent qu'il faut renvoyer ... mais tous les autres !

  • croix70, le 19/06/2010 à 11h13

    Le gouvernement va examiner les dossiers de chacun et la LOI sera appliquée par les préfecture concernée. Les plus fautifs dans cette histoire, sont les syndicat, les employeurs et les associations....!

  • bernique77, le 19/06/2010 à 10h56

    Je vois pas comment on peut prendre en compte comme un élément de régularisation de la situation administrative du séjour le fait d'avoir un emploi salarié pour lequel on a cotisé sous un faux nom et avec l'aide de faux documents! Naïvement je croyais que c'était un délit et voilà qu'en fait c'est un atout pour obtenir un titre de séjour!

  • kyky1949, le 19/06/2010 à 08h34

    Tout a fait d'accord avec vous et ceux qui les emploient malhonnetement aussi

  • jojoera9, le 18/06/2010 à 23h48

    Un rafiot et retour aux pays pour eux. Trops de français sont dans la misére. Heureusement qu'il y a les restos du coeur, et encor ce n'est pas suffisant.

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