Le mot était-il malheureux ? Il a en tout cas fait bondir les syndicats. Luc Chatel a affirmé jeudi que les 16.000 postes qui doivent être supprimés dans le budget 2011 dans l'Education nationale seraient trouvés "sans problème". En mai, le ministère avait demandé aux recteurs d'académie de quantifier les marges de manoeuvre par académie pour continuer à supprimer des postes en 2011-2013, "sans dégrader les performances globales du système éducatif", dans plusieurs fiches internes dévoilées dans la presse début juin. "J'ai pensé que le système éducatif pouvait encore s'améliorer en organisation, pas de la rue de Grenelle, mais au plus près du terrain (...). Ce qui compte, c'est qu'on y arrive en gagnant en efficacité (...) Les remontées laissent penser qu'on va y arriver", a lancé Luc Chatel aux journalistes. Certains syndicats affirment pourtant que le système "est à l'os" avec plus de 40.000 suppressions de postes entre 2008 et 2010.
Comment économiser dans l'Education ? En ayant moins de profs...
Selon des documents diffusés aux rectorats, une douzaine de pistes sont mises à l'étude pour faire des économies. Parmi elles : plus d'élèves par classe, suppression des enseignants spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire...
Publié le 01/06/2010
Des retraités et des étudiants pour remplacer les profs absents
Face à la grogne des parents d'élèves, le ministre de l'Education nationale a annoncé mardi plusieurs mesures visant à faciliter le remplacement des profs absents.
Publié le 09/03/2010
A la question de savoir comment il voyait le prochaine rentrée, le ministre a répondu: "je ne suis pas inquiet" sur l'organisation de la rentrée. "Je suis vigilant", a-t-il ajouté, soulignant qu'il faisait "confiance au professionnalisme des équipes" éducatives.
"C'est un métier quand même mal payé"
"Le contexte (de rentrée, avec une grève interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraite le 7 septembre, ndlr) est un contexte qui dépasse celui de l'Education nationale, avec les retraites et les négociations dans la fonction publique", a-t-il dit, faisant référence au gel du point d'indice des fonctionnaires l'an prochain. Interrogé sur la grève à laquelle appelle le Snes-FSU (principal syndicat des collèges et lycées) le 6 septembre, le ministre a dit qu'il n'était "pas fréquent d'avoir un mouvement de grève le premier lundi de la rentrée". "On va voir comment ça va se passer", a-t-il dit, ajoutant qu'il faisait "confiance" au "sens du devoir" des professeurs.
"Deux réformes importantes" entreront en vigueur, a-t-il rappelé: la réforme de la formation des enseignants, dont il a admis que c'était un "dossier difficile" et "la réforme du lycée", qui entre en vigueur pour la classe de seconde. Sur la première, il a souligné que 2010-2011 était une "année transitoire". "On va voir comment elle se passe (...) ce n'est pas interdit d'améliorer les choses", a-t-il dit. Son entourage a annoncé en outre que les "tuteurs" qui allaient accompagner les enseignants débutant à l'école, au collège ou au lycée, toucheraient 2000 euros pour l'année. Et Luc Chatel a rappelé le plan de revalorisation annoncé pour les professeurs débutants à la rentrée, soulignant : "C'est un métier quand même mal payé" et "qui a été dévalorisé".
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