16.000 postes à supprimer ? Pour Chatel, c'est "sans problème"

Par TF1 News (D'après agence), le 09 juillet 2010 à 08h57 , mis à jour le 09 juillet 2010 à 09h00

Interrogé sur la façon dont le ministère de l'Education allait trouver 16.000 postes à supprimer, et alors que certains syndicats affirment que le système "est à l'os", Luc Chatel a jugé que ces suppressions se feraient "sans problème".

Le mot était-il malheureux ? Il a en tout cas fait bondir les syndicats. Luc Chatel a affirmé jeudi que les 16.000 postes qui doivent être supprimés dans le budget 2011 dans l'Education nationale seraient trouvés "sans problème". En mai, le ministère avait demandé aux recteurs d'académie de quantifier les marges de manoeuvre par académie pour continuer à supprimer des postes en 2011-2013, "sans dégrader les performances globales du système éducatif", dans plusieurs fiches internes dévoilées dans la presse début juin. "J'ai pensé que le système éducatif pouvait encore s'améliorer en organisation, pas de la rue de Grenelle, mais au plus près du terrain (...). Ce qui compte, c'est qu'on y arrive en gagnant en efficacité (...) Les remontées laissent penser qu'on va y arriver", a lancé Luc Chatel aux journalistes. Certains syndicats affirment pourtant que le système "est à l'os" avec plus de 40.000 suppressions de postes entre 2008 et 2010.

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A la question de savoir comment il voyait le prochaine rentrée, le ministre a répondu: "je ne suis pas inquiet" sur l'organisation de la rentrée. "Je suis vigilant", a-t-il ajouté, soulignant qu'il faisait "confiance au professionnalisme des équipes" éducatives.

"C'est un métier quand même mal payé"

"Le contexte (de rentrée, avec une grève interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraite le 7 septembre, ndlr) est un contexte qui dépasse celui de l'Education nationale, avec les retraites et les négociations dans la fonction publique", a-t-il dit, faisant référence au gel du point d'indice des fonctionnaires l'an prochain. Interrogé sur la grève à laquelle appelle le Snes-FSU (principal syndicat des collèges et lycées) le 6 septembre, le ministre a dit qu'il n'était "pas fréquent d'avoir un mouvement de grève le premier lundi de la rentrée". "On va voir comment ça va se passer", a-t-il dit, ajoutant qu'il faisait "confiance" au "sens du devoir" des professeurs.

"Deux réformes importantes" entreront en vigueur, a-t-il rappelé: la réforme de la formation des enseignants, dont il a admis que c'était un "dossier difficile" et "la réforme du lycée", qui entre en vigueur pour la classe de seconde. Sur la première, il a souligné que 2010-2011 était une "année transitoire". "On va voir comment elle se passe (...) ce n'est pas interdit d'améliorer les choses", a-t-il dit. Son entourage a annoncé en outre que les "tuteurs" qui allaient accompagner les enseignants débutant à l'école, au collège ou au lycée, toucheraient 2000 euros pour l'année. Et Luc Chatel a rappelé le plan de revalorisation annoncé pour les professeurs débutants à la rentrée, soulignant : "C'est un métier quand même mal payé" et "qui a été dévalorisé".

Par TF1 News (D'après agence) le 09 juillet 2010 à 08:57
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12 Commentaires

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  • corinne06, le 09/07/2010 à 15h38

    D'accord à 100% avec Luc CHATEL

  • humanoide56, le 09/07/2010 à 15h08

    C'est juste une histoire de zéros, au gouvernement et la tête pensante. C'est un placement long terme au profit des ménages. Mais les français sont joueurs !

  • lolme24, le 09/07/2010 à 13h49

    Bravo sahara06 !

  • 421123, le 09/07/2010 à 13h48

    Déficit de la FRANCE : 1500 milliards...

  • a1n2n2e3, le 09/07/2010 à 12h52

    Moins de postes ? Mais le travail reste le même !

  • cipolje, le 09/07/2010 à 12h19

    Il y a beaucoup de rancoeur dans ce que vous dites.. mais c'est sans doute parce que l'école, hélas, s'est éloignée de l'entreprise et que beaucoup d'enseignants des filières professionnelles sont hostiles à la formation alternée. Le système éducatif est bien plus souple dans ce domaine et plus efficace aussi...

  • pascalcaen, le 09/07/2010 à 12h18

    Ca c'est une vision des années 90 (l'argument du salaire). Quant au fait qu'il ne sache rien faire, plus on est diplômé, plus on est adaptable.

  • nap34, le 09/07/2010 à 12h00

    16 000 postes de moins sur les 1 200 000 que compte l' Education Nationale, ça fait 1.3% de postes en moins....Cela prouve juste que ce bastion est incapable de se réformer et de faire des efforts. Son seul credo c'est "plus de moyens et plus d'effectifs" et ce en dépit de la crise et de la baisse constante du nombre d'élèves. Bel exemple de conservatisme et d'égoisme

  • diktatur, le 09/07/2010 à 11h51

    Envoyez les jeunes dans les entreprises! nous leur apprendrons un métier... quand ils sortent de l'école,ils ne savent rien faire,à part exiger un salaire correspondant à un diplôme que les enseignants leur ont mis dans la tête...

  • ladirlettedu59, le 09/07/2010 à 11h40

    "pas de problème", Monsieur le ministre? en-êtes vous sûr?? Rupture du tendon d'achille le 9 juin...absente jusqu'à la fin de l'année scolaire pour cause d'opération....remplacée 3 jours!!!! heureusement que c'était en juin! plus un seul remplaçant (alors qu'à cette époque là, on n'en manque généralement pas!).....ben oui, moins de remplaçants, moins de postes!!! On n'a même plus le droit d'être malade...et il faut supplier à genoux pour assister une demi-journée (pas oser demander la journée!) à un enterrement dans la famille très proche! On nous demande juste de se taire (devoir du fonctionnaire!), certes, mais je suis aussi mère d'élève.... et pas super contente de voir que nos enfants sont maintenant considérés comme une variable économique qui doit être rentable....comme si de la chair vivante pouvait être cotée en bourse!!! Et effectivement, si au lieu de supprimer les postes de terrain, on éliminait la tonne de bureaucrates qui pondent des lois, des programmes, des tas de textes sans queue ni tête (faut bien justifier son gros salaire!) en n'ayant aucune idée de ce que peut être une classe, on arriverait peut-être à quelque chose. Je pense avoir le sens des responsabilités, mais je ferai vraisemblablement grève à la rentrée.....

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