Jean-Pierre Escalettes et Raymond Domenech auditionnés à l'Assemblée nationale. © LCILa "représentation" de Jean-Pierre Escalettes et Raymond Domenech devant les députés, mercredi dernier navait eu lieu a huis-clos. Et même si un député avait twitté quelques détails de l'entrevue, peu de déclarations avaient filtré jusqu'à présent. Mais samedi, Le Monde révèle plusieurs extraits du compte-rendu de l'audition.
Thuram: "Evra ne doit plus revenir chez les Bleus"
L'ancien défenseur des Bleus, membre du Conseil Fédéral de la FFF, a demandé vendredi que les joueurs responsables de la fronde lors du Mondial soient durement sanctionnés.
Publié le 02/07/2010
La FFF décide de ne rien décider
Le président de la FFF a officiellement démissionné vendredi lors du conseil fédéral, mais restera en poste pendant encore un mois. La nomination de Laurent Blanc comme nouveau sélectionneur des Bleus a également été confirmée.
Publié le 02/07/2010
Escalettes démissionne de la FFF
Le président de la FFF a annoncé lundi sa démission, moins d'une semaine après la fin de la débâcle des Bleus en Afrique du Sud. Roselyne Bachelot a réagi sobrement.
Publié le 28/06/2010
La Fifa rappelle la France à l'ordre
La Fifa a fermement rappelé qu'elle n'admettait dans aucun pays que le pouvoir politique intervienne directement dans les affaires d'une fédération. Et prévient d'une réaction si cela devait se produire en France.
Publié le 26/06/2010
Les Bleus plus fautifs que Domenech?
Pour 35% des Français, les joueurs de l'équipe de France de football sont les premiers responsables du fiasco du Mondial, selon un sondage CSA pour Le Parisien et TF1 publié samedi.
Publié le 26/06/2010
Bachelot: "Le départ d'Escalettes est inéluctable"
Selon la ministre des Sports Roselyne Bachelot, qui s'est exprimée jeudi matin sur RTL radio, le retrait du président de la Fédération française de football Jean-Pierre Escalettes est inéluctable.
Publié le 24/06/2010
Ce qu'à dit Escalettes
Comme il l'a déclaré vendredi lors de sa conférence de presse, l'ex-président de la FFF dit avoir "eu honte" en Afrique du Sud. C'est le "bus de la honte. Notre pays a pris ce jour-là une gifle", dit-il. "J'avais en face de moi des enfants gâtés et irresponsables. On a évoqué des caïds et des meneurs. Je suis en effet persuadé qu'en dépit de la solidarité de façade affichée alors, tous les joueurs n'étaient pas d'accord sur cette grève", précise-t-il. Le dirigeant démissionnaire a aussi estimé que "le cadre associatif est aujourd'hui quelque peu dépassé" et plaide pour "un directoire composé de professionnels rémunérés". "S'il faut changer la loi ou les décrets afin de gagner en efficacité, le Parlement et le gouvernement doivent nous y aider", ajoute-t-il.
Anelka bouté hors des Bleus
Jean-Pierre Escalettes a déclaré lors de son audition qu'il ne voulait plus que Nicolas Anelka joue en équipe de France. "Ni moi-même, ni mon successeur, ni le futur sélectionneur n'oublieront ce qui s'est passé et tout le monde veillera à ce qu'il (Anelka) ne puisse plus jouer en équipe de France", a déclaré le président démissionnaire de la FFF.
Pas de lien entre individus, la presse visée
Le sélectionneur estime ne pas avoir "su faire le lien entre des individus qui avaient chacun leurs qualités et leurs défauts, faire prendre la sauce". Et à propos de la grève des joueurs, il dit avoir "utilisé tous les arguments possibles, sauf un, la force". "Peut-être aurions-nous dû y recourir. Nous ne l'avons pas fait car nous sommes en démocratie." La presse en prend aussi pour son grade : Domenech dit, sans le citer directement que l'Equipe a "a outrepassé sa mission d'information, se livrant même à de la désinformation Un journal a fait de moi un lutin au visage de ramoneur halluciné".
La fameuse altercation dans le vestiaire
"Que s'est-il passé dans le vestiaire ?, dit le sélectionneur, en réponse à une question. "Pas grand-chose : une réaction épidermique d'un joueur, qui jette ses chaussures et use de son vocabulaire à lui, ma décision de le faire sortir, rien de plus. Or, cela a pris des proportions incroyables, uniquement parce qu'il y a eu une "taupe" qui, elle, demeurerait impunie. Voilà ce que les joueurs ont trouvé le plus insupportable. Pour eux, la loyauté au groupe est une valeur fondamentale. Vous m'avez demandé s'il y avait des problèmes de religion ou de race dans cette équipe. Jamais je n'entrerai dans ces considérations. Jamais je n'ai sélectionné un joueur en fonction de sa couleur de peau ou de sa religion. Une fois le maillot bleu enfilé, il l'emporte sur tout le reste."
La Marseillaise
Le sélectionneur revient sur un épisode qui fait aussi débat depuis plusieurs années : La Marseillaise. "Lors de chaque match, j'explique aux joueurs que chanter La Marseillaise fait partie des exigences auxquelles ils doivent répondre. Mais comment contraindre ceux qui s'y refusent? Leur appliquer un pistolet sur la tempe? Leur envoyer la police? Les mettre en prison? Lors de la finale de la Coupe du monde de 2006, certains joueurs ne voulaient pas chanter La Marseillaise, au motif qu'ils ne la connaissaient pas. Le matin de la finale, au petit-déjeuner, Lilian Thuram en a distribué des photocopies. Si l'on veut que La Marseillaise soit chantée, il faut que les jeunes la connaissent et en aient l'habitude. Comment pourrais-je justifier de refuser de sélectionner un joueur parce qu'il ne chante pas La Marseillaise ? Si j'avais exclu de l'équipe les joueurs qui ne la chantaient pas, elle n'aurait plus compté que quatre joueurs!"
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