© AFPVendredi à Grenoble, Nicolas Sarkozy avait déjà fait part de sa volonté de modifier la législation afin que la nationalité française puisse être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait "volontairement porté atteinte" à la vie d'un policier, d'un gendarme, ou de tout autre "dépositaire de l'autorité publique". Son ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, veut aller plus loin : il voudrait étendre les possibilités de déchéance de nationalité par exemple aux cas d'excision. Il s'en explique dans un entretien que publie Le Parisien. Interrogé sur le cas de Lies Hebbadj, soupçonné de polygamie, le ministre estime ainsi que "des déchéances de nationalité doivent pouvoir être prononcées dans de telles situations mais aussi en cas d'excision, de traite d'êtres humains ou d'actes de délinquance grave".
Déchéance de la nationalité: Hortefeux va présenter son arsenal juridique
En réponse aux réserves juridiques émises par son collègue de l'Immigration Eric Besson, le ministre de l'Intérieur annonce qu'il présentera des "propositions de mise en oeuvre juridique" de la déchéance de nationalité française ce mois-ci à Nicolas Sarkozy.
Publié le 07/08/2010
Besson : la déchéance de nationalité en cas de polygamie est "complexe"
Le ministre de l'Immigration admet, dans une interview au Figaro, que la déchéance de nationalité en cas de polygamie, proposée par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, est "complexe".
Publié le 06/08/2010
Délinquance : Dati vise Hortefeux
"Quelque chose n'a pas marché" dans la lutte contre la délinquance, lâche l'ex-garde des Sceaux dans Grazia. Elle invite Brice Hortefeux, dont elle n'a jamais été proche, à "être parmi les Français".
Publié le 05/08/2010
Sarkozy veut un rapport sur la délinquance des jeunes
Ce rapport, annoncé sur fond de vive polémique autour du durcissement du discours sécuritaire du gouvernement, a été confié au secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel. Il devra être remis au chef de l'Etat avant la fin octobre.
Publié le 04/08/2010
Déchéance de la nationalité: un historien contredit Morano et Chatel
La possibilité de déchéance de la nationalité a été étendue aux personnes condamnées pour actes de terrorisme par le gouvernement Juppé en 1996, et non par la gauche en 1998, a souligné mardi l'historien Patrick Weil, en réponse aux déclarations de Nadine Morano et Luc Chatel.
Publié le 03/08/2010
Déchéance de la nationalité : un "retour aux fondamentaux" pour Besson
Le ministre de l'Immigration présentera en septembre deux amendements, notamment pour permettre, en cas de condamnation supérieure à 5 ans de prison, de déchoir les personnes titulaires depuis moins de 10 ans de la nationalité française.
Publié le 03/08/2010
Sarkozy veut retirer la nationalité française à certains criminels
A Grenoble pour introniser le nouveau préfet de l'Isère, le chef de l'Etat a déclaré vouloir retirer la nationalité française aux personnes étrangères qui auraient "porté atteinte" à une "personne dépositaire de l'autorité publique".
Publié le 30/07/2010
"La déchéance de la nationalité, c'est la bombe atomique"
<b> Interview - </b> Patrick Weill, spécialiste des questions de nationalité revient sur la volonté de Nicolas Sarkozy de retirer la nationalité française à certains criminels.
Publié le 30/07/2010
La déchéance de la nationalité française pour certains criminels fait polémique
Que dit la loi aujourd'hui, et qu'est-ce qui pourrait changer autour de cette déchéance de la nationalité française ? Les réponses de Valérie Nataf.
Publié le 30/07/2010
Nicolas Sarkozy prend un virage sécuritaire
Le président de la République a annoncé à Grenoble plusieurs mesures spectaculaires comme l'extension des peines planchers, et la déchéance de la nationalité française pour certains criminels.
Publié le 30/07/2010
A l'heure actuelle, un Français peut se voir déchu de sa nationalité en cas de condamnation pour "atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation" ou pour terrorisme ou s'il s'est livré "au profit d'un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciable aux intérêts de la France". Une personne naturalisée peut également perdre sa nationalité française si elle a été acquise par "mensonge ou par fraude". Les annonces de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux, si elles se concrétisent, viendraient donc singulièrement durcir la législation existante.
Le gouvernement veut aller vite
Et le gouvernement compte aller vite en la matière : selon Brice Hortefeux, les nouvelles dispositions évoquées par le chef de l'Etat figureront dans le projet de loi sur la sécurité intérieure qui sera examiné au Sénat le 7 septembre, et dans celui sur l'immigration qui présenté "en septembre à l'Assemblée".
Ces annonces répétées sur la nationalité font bondir l'opposition. Déjà, vendredi, après les annonces du chef de l'Etat, les partis de gauche l'ont accusé de s'attaquer au principe d'égalité devant la loi pour essayer de reconquérir l'électorat du Front national qui l'avait rejoint en 2007 et qui semble aujourd'hui se tourner vers Marine Le Pen, probable candidate du FN à la présidentielle de 2012. Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du Parti socialiste, chargé des questions de sécurité, dénonce ainsi dans le Journal du dimanche une dérive qui conduit à prôner "ce que personne dans l'arc républicain n'a jamais osé faire. Jusqu'à présent, ce discours était l'apanage de l'extrême droite".
Benoît Hamon, porte-parole du PS, considère que la menace de déchéance de la nationalité française "est en contradiction la plus absolue avec le principe d'égalité entre les Français". Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la présidentielle, a de son côté qualifié l'intervention de Nicolas Sarkozy de "nouvelle étape dangereuse et indigne, dans une surenchère populiste et xénophobe". Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, a écrit pour sa part samedi sur son blog : "Seul le régime du maréchal Pétain a eu recours à la remise en cause de la nationalité comme politique d'ensemble. La déchéance de la nationalité française est une mesure inefficace, stupide et anti-républicaine". Pour Corinne Lepage, présidente de Cap21 et députée européenne, "le chef de l'Etat ne respecte pas la Constitution en parlant de deux types de Français".
Retour MYTF1
Déchéance de la nationalité: Hortefeux va présenter son arsenal juridique
Chargement en cours...




