"Ce qui nous gêne, c'est que certaines personnes dont les noms apparaissent sont ensuite discriminées ou victimes de harcèlement". Marc, membre de Grisélidis, association communautaire d'accès aux droits et à la santé dévolue aux escort girls et boys, détaille les inquiétudes des prostituées de Toulouse. Le milieu s'alarme de la multiplication des sites internet où les clients publient des notes de satisfaction, ainsi que les noms et les lieux ou sites où l'on peut joindre celles et ceux qui vendent leurs charmes.
Prostitution : à Bonn, c'est la municipalité qui relève les compteurs
Dans cette ville parmi les plus endettées d'Allemagne, une prostituée travaillant dans la rue devra prendre un ticket d'horodateur avant d'arpenter le trottoir.
Publié le 31/08/2011
Une étoile Michelin décernée à... un restaurant fermé
L'établissement Les Hêtres, à Ingouville, en Seine-Maritime, avait fermé ses portes en décembre, faute de clients. Il a reçu le précieux macaron trop tard.
Publié le 01/03/2011
Sur l'un des sites, qui se revendique comme étant "L'incontournable de l'amour vénal", il suffit de cliquer sur "Toulouse" pour trouver les commentaires des clients, avec les habitudes des prostituées, leurs compétences, leurs tarifs et où les trouver. Si certaines peuvent ainsi tout simplement perdre leur clientèle lorsqu'on les accuse d'avoir le sida, d'autres sont victimes "de calomnies, de harcèlement sur leur lieu de travail", poursuit Marc qui compare ces sites à des "guides du Routard ou Michelin de la prostitution".
"Fille de rue, 20-25 ans"
Un client recommande une "fille de rue, 20-25 ans", qui "se situe sur les bord du canal juste avant (...) la rocade à droite sur l'allée de platanes". Elle "prend son temps, fellation douce mais efficace, coït agréable. (...) 30/50E classique mais correcte. Elle y est entre 23 heures et 3 heures du mat".
"Tout moyen de s'afficher pour la prostitution est assimilé à un racolage passif", et les prostituées dont le nom apparaît involontairement sur ces sites "peuvent donc être poursuivies en justice", rappelle Marc. Selon lui, les contrôles fiscaux de ces femmes ont augmenté, et "la semaine dernière, un client en a balancé une aux impôts".
"Sur Toulouse", reconnaît Marc, "il n'y a pas encore eu de problème grave. Mais on nous en rapporte au niveau national, ces sites couvrant plusieurs villes de France. Toutefois", souligne-t-il, "on n'a pas de chiffres" parce que depuis la loi sur la sécurité intérieure concernant la prostitution, les prostituées "ne portent pas plainte pour ne pas être identifiées".
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