Archives. © TF1/LCILe contexte est explosif pour le début de l'examen, mardi au Sénat, du projet de loi sur la sécurité, dit Loppsi 2: un suspect arrêté, puis relâché par un juge des libertés et de la détention à Grenoble dans l'affaire du braquage du casino d'Uriage, des syndicats policiers très remontés contre les magistrats, des déclarations politiques à l'emporte-pièce... et un juge qui défend sa décision face à un dossier selon lui beaucoup trop léger. De quoi annoncer un débat houleux au Sénat.
Les positions du gouvernement se rapprochent du FN pour deux tiers des Français
66% d'entre eux jugent que les récentes positions gouvernementales sur l'immigration et la sécurité se rapprochent du parti d'extrême droite, selon un sondage BVA.
Publié le 23/09/2010
Grenoble : le juge réplique face à la polémique
"J'ai pris ma décision en toute indépendance, au vu des éléments du dossier", se défend dans les colonnes du JDD le magistrat grenoblois qui a ordonné la remise en liberté du suspect arrêté dans l'affaire du braquage d'Uriage.
Publié le 04/09/2010
Le JLD, un juge "Jamais Libre pour le Dîner"
Avec la remise en liberté de l'homme suspecté d'avoir participé au braquage du casino d'Uriage aux côtés de Karim Boudouda, le rôle des juges des libertés et de la détention est de nouveau pointé du doigt. Mais qui sont ces magistrats ?
Publié le 04/09/2010
"Gens du voyage" : une expression pour beaucoup de visages
L'expression "gens du voyage" est un terme administratif créé à la fin des années 1960 qui cache souvent une réalité plus complexe. Qui sont vraiment ces gens du voyage ?
Publié le 04/09/2010
Manifestation anti-sécuritaire : "Non à cette politique revancharde"
Parmi les anonymes du cortège parisien de la mobilisation anti-politique sécuritaire du gouvernement, Danielle Mitterrand, Olivier Besancenot et Cécile Duflot ont fait part de leur inquiétude.
Publié le 04/09/2010
Roms : "Il faut s'en mêler avant qu'il ne soit trop tard"
Le président de la Ligue des Droits de l'Homme, Jean-Pierre Dubois, était l'invité de Céline Moncel sur LCI Radio. Au coté d'une cinquantaine d'associations, il appelle à manifester demain contre la politique du gouvernement en matière d'immigration et d'insécurité.
Publié le 03/09/2010
Le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, qui doit fixer les grandes orientations des forces de l'ordre jusqu'en 2013, a déjà été adopté le 16 février en première lecture par l'Assemblée nationale. Le texte voté par les députés comprend un large éventail de mesures allant du terrorisme à la délinquance routière. Il prévoit un recours accru à la vidéosurveillance, avec la multiplication par trois du nombre de caméras, qui sont actuellement 20.000. Le préfet pourra en imposer l'installation aux communes dans certains cas. Autre volet conséquent: internet avec la création d'un délit d'usurpation d'identité, le filtrage des sites confié à l'autorité administrative et l'autorisation de mouchards informatiques. Le projet prévoit une autre mesure très controversée : l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs de moins de treize ans non accompagnés entre 23 heures et 6 heures du matin.
Un "texte de circonstance" et "dangereux"
Surtout, le gouvernement entend durcir ce texte qui met principalement l'accent sur les moyens techniques à la disposition des forces de l'ordre, en y intégrant sous forme d'amendements les nouvelles mesures sécuritaires annoncées par Nicolas Sarkozy à Grenoble le 30 juillet. Les meurtres de policiers et autres dépositaires de l'autorité publique seront notamment punis plus sévèrement, les peines planchers instaurées par la loi d'août 2007 pour la récidive seront étendues aux violences aggravées et le port du bracelet électronique élargi aux étrangers en instance d'expulsion.
La gauche annonce une opposition ferme à un "texte de circonstance" et "dangereux". Pour le groupe communiste et du Parti de gauche (CRC-SPG), Nicolas Sarkozy "manipule les questions de sécurité" et veut "détourner l'attention" portée sur ses "mesures antisociales" - entendez par là : la réforme des retraites, dont les députés entameront le même jour l'examen. Plus de 400 amendements ont été déposés dont près de 300 de l'opposition. La gauche défendra en outre deux motions de procédures visant à s'opposer à la Loppsi.
L'UMP, qui n'a pas la majorité absolue au Sénat, devra également compter avec des alliés centristes rétifs. Le président centriste de la commission des Finances, Jean Arthuis, a averti qu'il ne voterait pas les amendements "qui viennent ajouter à l'arsenal sécuritaire". Le président de l'Union centriste, Nicolas About, a affirmé que le groupe était "très réservé".
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