Image d'archives © ABACALes députés français ont commencé mardi à examiner un projet de loi contesté sur l'immigration, qui étend la possibilité de déchoir de la nationalité française des criminels d'origine étrangère, l'un des aspects du tour de vis sécuritaire voulu par Nicolas Sarkozy. Ce texte facilite aussi le renvoi d'étrangers, y compris européens, vers leur pays : des dispositions qui visent notamment les Roms, dont le gouvernement français multiplie les expulsions controversées depuis cet été. Malgré l'opposition de la gauche et de quelques députés de droite, ce projet de loi, le cinquième texte en sept ans sur l'immigration, devrait être adopté par l'Assemblée nationale lors d'un vote solennel le 12 octobre.
Remaniement: Besson ne sait rien, mais veut rester
Le ministre de l'Immigration souhaite conserver un poste au gouvernement après le remaniement prévu en début de semaine prochaine, parcequ'il croit "à ce que fait le gouvernement".
Publié le 12/11/2010
Le cirque Romanès craint l'expulsion de cinq de ses artistes
Le cirque tzigane Romanès s'estime menacé par les mesures du gouvernement sur les Roms. Le permis de travail de cinq musiciens roumains a été annulé par les autorités qui dénoncent des infractions graves au droit du travail.
Publié le 05/10/2010
Prenant la parole dans l'hémicycle quasi-désert, Eric Besson a justifié le nouveau projet de loi sur l'immigration en soulignant que la France avait "l'obligation de transposer", dans les prochains mois, trois directives européennes. "On ne peut pas à la fois présenter l'Europe comme la seule solution aux problèmes d'immigration et s'opposer au Pacte (sur l'immigration) adopté à l'unanimité des 27 Etats membres et à la transposition des directives", a dit le ministre de l'Immigration. L'opposition affirme qu'il s'agit du "sixième texte gouvernemental en huit ans" sur l'immigration.
Sanction, carte bleue et billet retour
Le ministre a ensuite énuméré les trois directives européennes qu'il souhaite transposer dans le droit français. La première met en place une "carte bleue européenne" (l'équivalent de la "green card" américaine) pour les travailleurs étrangers hautement qualifiés. La deuxième, la directive "sanctions", vise "ceux qui exploitent l'immigration clandestine". La troisième enfin, dite "directive retour", ouvre "la possibilité" pour l'autorité administrative d'assortir une décision d'expulsion d'"une interdiction de retour" sur le territoire européen d'une durée de 3 à 5 ans. En commission, le rapporteur du projet Thierry Mariani (UMP) a durci cette "possibilité" en la transformant, contre l'avis du gouvernement, en "obligation".
A propos des mesures les plus critiquées par les associations de droits de l'homme et la gauche, comme l'allongement de la durée de la rétention ou la création de zones d'attente temporaires, M. Besson a déclaré : "la France ne peut pas continuer à se singulariser en Europe par la complexité de ses procédures, qui aboutit à ce que 75% des décisions d'éloignement soient vouées à l'échec". "Ces mesures de lutte contre l'immigration illégale sont la condition de l'intégration de l'immigration légale", a dit M. Besson, citant Lionel Jospin dans un de ses discours sur l'immigration, prononcé alors qu'il était Premier ministre.
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Remaniement: Besson ne sait rien, mais veut rester

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