Les vacances sont finies, sortez les cartables et cahiers

Par TF1 News (D'après agence), le 02 septembre 2010 à 07h18 , mis à jour le 02 septembre 2010 à 12h44

Ce jeudi sonne la rentrée scolaire pour douze millions d'élèves. Au menu dès ce début septembre : réforme du lycée, suppressions de postes d'enseignants... et grèves à l'horizon.

Rentrée scolaire dans une école parisienne (2 septembre 2010)Rentrée scolaire dans une école parisienne (2 septembre 2010) © TF1/LCI

La météo a beau rester estivale, les vacances sont bel et bien finies : les douze millions d'élèves de la maternelle au lycée font leur rentrée scolaire ce jeudi. Une rentrée inhabituelle marquée par plusieurs réformes mais aussi par des grèves dès la deuxième semaine. La réforme du lycée entre en vigueur en seconde avec notamment deux heures d'accompagnement personnalisé par semaine, un nouveau système de remplacements va être mis en place et 124 collèges et lycées vont expérimenter un rythme avec "cours le matin et sport l'après-midi".

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Les jeunes enseignants vont connaître, eux, une revalorisation, conséquence de la réforme très controversée de leur formation qui a aussi pour effet que les 16.000 professeurs stagiaires vont faire leur première rentrée sans avoir reçu au préalable de formation pédagogique.

Une rentrée "sombre"

Une rentrée bien chargée justifiant les efforts de communication de Luc Chatel, qui veut se montrer sur tous les fronts : à 8h30, le ministre de l'Education nationale devait se rendre au groupe scolaire Condorcet à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne, pour y accueillir les enfants entrant en primaire (classes maternelle et élémentaire), avant d'aller à 10 heures au lycée Jean-Pierre Vernant de Sèvres, dans les Hauts-de-Seine. Avec Fillon, il doit aussi se déplacer en début d'après-midi à l'école communale de Joux-la-Ville, dans l'Yonne.

Mais à peine ouverts aux élèves, les établissements scolaires devraient être très perturbés dès la deuxième semaine de cette rentrée, par une grève dans les collèges et lycées lundi à l'appel du syndicat Snes-FSU, puis dans toute l'Education nationale mardi dans le cadre de la journée interprofessionnelle pour les retraites. Au-delà du projet de loi sur les retraites, dont l'enjeu dépasse le seul monde éducatif, les syndicats dénoncent en effet les 16.000 nouvelles suppressions de postes de cette rentrée, après plus de 30.000 entre 2007 et 2009 et avant de nouveau 16.000 prévues à la rentrée 2011.

Qu'ils représentent les enseignants, les lycéens, les chefs d'établissement ou, chose plus rare, les inspecteurs, nombre de syndicats ont dénoncé une rentrée "sombre", "chaotique", marquée par "l'accumulation sans précédent de difficultés", dans un "climat général de rejet et de défiance". "Citez-moi une rentrée où les syndicats ne parlent pas de difficultés !", a rétorqué Luc Chatel lors de sa conférence de rentrée.

Par TF1 News (D'après agence) le 02 septembre 2010 à 07:18
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16 Commentaires

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  • sophie70000, le 02/09/2010 à 15h07

    "Grèves à l'horizon"... ben évidemment..... les profs ou la SNCF........

  • olympie33, le 02/09/2010 à 12h08

    Votre calcul est faux! Vous divisez le nombre d'élèves par enseignants, ce qui pourrait être juste dans l'enseignement primaire, où un élève a un seul instit, enfin si mes souvenirs sont bons. Sauf qu' au secondaire, un élève va avoir plusieurs profs... (je ne saurais dire combien).... Dés lors votre calcul est faux...

  • olympie33, le 02/09/2010 à 11h53

    Le nombre d'élèves par classe ne dépend pas d'une simple division... Vous avez des enseignants détachés de l'éducation nationale qui enseignent dans les hôpitaux ou les prisons et ne rentrent plus dans votre calcul. Vous avez les ZEP où le nombre d'élèves par classe est limité, des cours qui doivent être enseignés en petits effectifs pour des raisons de sécurité comme pour les ateliers et cela touche beaucoup de lycées pro et technologiques, les classes rurales où il y a peu d'élèves... Bref voilà pourquoi dans les autres classes les effectifs sont de plus en plus chargés. .

  • nfilou, le 02/09/2010 à 11h43

    Finies les vacances !!! =)

  • garpi, le 02/09/2010 à 10h46

    Je répond à laufran28. Donc pour vous grève veut dire embêter les autres citoyens ? Je pensais que les grèves devaient être dirigées contre la politique actuellement menée, pas contres les gens qui sont obligé de gaspiller des journées de congées pour garder leurs enfants qui ne pourront plus prendre de congés quand leurs enfant seront malades ....

  • moncommandant, le 02/09/2010 à 10h12

    Toute réforme n'est pas mauvaise, loin de là. La grève est des rares droist constitutionnels que ce gouvernement n'est pas arrivé à démanteler, heureusement! Vous pouvez quand même remercier les "perpétuels réfractaires" qui ne se battent pas uniquement pour leur situation personnelle mais également pour le bien de vos enfants. Quant au privé, si tous les deniers publics allaient à l'enseignement public, il y aurait moins de problèmes! Les personnes travaillant dans le privé bénéficient des acquis obtenus par les grévistes (diminution du nombre d'élèves par classe par exemple) sans en subir les conséquences. Vous-même qui critiquez les grévistes, avez-vous jamais refusé un avantage issu de grévistes (congés payés...)?

  • antilopejaune, le 02/09/2010 à 09h23

    Ils ne seraient peut-être pas entendus de la même manière mais ils seraient "simplement" plus crédibles, laufran28...

  • vanagan, le 02/09/2010 à 08h56

    Très bonne remarque ! je suis outrée de voir que tous les ans ; dès lors que l'on commence à réformer l'école (et ce pour tous motifs !)....il y a grève. Les enseignants ne pensent qu'à leurs intérêts personnels. Dommage que personne n'ai le courage de vraiment tous réformer et de licencier tous les perpétuels réfractaires comme cela ce fait dans le privé !

  • laufran28, le 02/09/2010 à 08h42

    Je pense que le but d'une grève est de faire comprendre que le travail exercé par telle ou telle corporation est indispensable et que lorsque justement il y a grève cela gêne la majorité des français. Si les enseignants décidaient de faire grève pendant les vacances, les employés des transports en commun la nuit ou pendant des périodes creuses, pensez vous qu'ils seraient entendus de la même manière. C'est vous qui me faites rire !!!!

  • zen1491, le 02/09/2010 à 08h24

    A longueur de médias, tous confondus, on entend des phrases comme, :"C'est fini, il va falloir rentrer", cela n'encourage pas ! Pas un seul vive le rentrée, pas une seule phrase sur ce que les enfants vont acquérir durant cette nouvelle année, et après on s'étonnera que certains trainent les pieds ! De plus, une première grève...

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