L'Assemblée nationale le 7 septembre 2010 © TF1-LCIL'article, inclus dans le projet de loi sur l'immigration d'Eric Besson a été adopté par scrutin public, après trois heures de débat. Les députés ont étendu jeudi la liste des motifs de déchéance de la nationalité française aux condamnés naturalisés depuis moins de dix ans ayant causé la mort d'une personne dépositaire de l'autorité publique. Rédigé dans le droit fil du discours de Grenoble du chef de l'Etat fin juillet, l'article a été adopté par 75 voix contre 57 et introduit par un amendement du gouvernement.
Déchéance de nationalité: gouvernement et députés UMP reculent
L'exécutif et les députés UMP ont décidé mardi de renoncer à étendre la déchéance de nationalité aux assassins de policiers, mesure-phare du projet de loi sur l'immigration mais contestée jusqu'au sein de la majorité.
Publié le 08/03/2011
Déchéance de la nationalité : non, Rama Yade n'est pas concernée
Française depuis 12 ans, la secrétaire d'Etat a confié jeudi avoir vérifié qu'elle n'était pas concernée par la nouvelle loi sur la déchéance de nationalité même si, s'est-elle amusée, "je n'ai l'intention de tuer personne".
Publié le 14/10/2010
Déchéance de nationalité : pleins feux sur le projet Besson
Le projet de loi "immigration, intégration et nationalité" présenté par Eric Besson, durci après les polémiques sécuritaires de l'été et qui prévoit notamment l'extension de la déchéance de nationalité pour certains crimes, arrive en débat à l'Assemblée.
Publié le 28/09/2010
Déchéance de nationalité : l'Elysée a tranché
La ligne Besson a donc été préférée à celle d'Hortefeux : la déchéance de la nationalité sera étendue aux meurtriers des membres des forces de l'ordre et dépositaires de l'autorité publique mais pas aux faits de polygamie, a annoncé lundi l'Elysée.
Publié le 06/09/2010
Déchéance de nationalité, politique sécuritaire: Juppé n'approuve pas
L'ex-Premier ministre, qui pourrait entrer au gouvernement, s'est prononcé dimanche contre l'élargissement de la déchéance de nationalité aux Français d'origine étrangère auteurs de meurtres de policiers notamment, une des mesures proposées par le chef de l'Etat.
Publié le 05/09/2010
Déchéance de la nationalité : Gérard Larcher prudent
Le président du Sénat estime que Nicolas Sarkozy est "dans son rôle quand il fait des propositions" en la matière. Mais suggère d'étudier les lois déjà existantes avant de légiférer.
Publié le 12/08/2010
Déchéance de la nationalité: un historien contredit Morano et Chatel
La possibilité de déchéance de la nationalité a été étendue aux personnes condamnées pour actes de terrorisme par le gouvernement Juppé en 1996, et non par la gauche en 1998, a souligné mardi l'historien Patrick Weil, en réponse aux déclarations de Nadine Morano et Luc Chatel.
Publié le 03/08/2010
Déchéance de la nationalité : un "retour aux fondamentaux" pour Besson
Le ministre de l'Immigration présentera en septembre deux amendements, notamment pour permettre, en cas de condamnation supérieure à 5 ans de prison, de déchoir les personnes titulaires depuis moins de 10 ans de la nationalité française.
Publié le 03/08/2010
"La déchéance de la nationalité, c'est la bombe atomique"
<b> Interview - </b> Patrick Weill, spécialiste des questions de nationalité revient sur la volonté de Nicolas Sarkozy de retirer la nationalité française à certains criminels.
Publié le 30/07/2010
Déchéance de la nationalité : ce que Sarkozy a décidé
La déchéance de la nationalité sera étendue aux seuls meurtriers des membres des forces de l'ordre et dépositaires de l'autorité publique mais pas aux faits de polygamie, a annoncé lundi l'Elysée.
Publié le 06/09/2010
Besson : "la déchéance de nationalité n'est pas une révolution"
Sur LCI, le ministre de l'Immigration a répondu à Fadela Amara qui s'est déclarée "contre" l'élargissement des conditions de déchéance de la nationalité.
Publié le 31/08/2010
Le ministre de l'Immigration a estimé que certains faits divers comme l'attaque d'une gendarmerie "ont heurté nos concitoyens" : "en s'attaquant à l'autorité de l'Etat, ces personnes ont touché au coeur de la Nation". Il a évoqué une "procédure exceptionnelle". "Mesure inacceptable, cynique, qui ne servira à rien" : les députés de gauche ont multiplié les critiques, accusant aussi le gouvernement et sa majorité de "légitimer l'extrême droite". Ce faisant, ils ont préparé les attendus du recours qu'ils déposeront devant le Conseil constitutionnel, estimant que cette mesure viole "l'article 1er de la Constitution" sur l'égalité de tous les citoyens devant la loi. "Vous voulez tendre un piège politique à la gauche", a lancé Julien Dray (PS). "Dans un an ou deux ans vous direz ‘cela ne suffit pas, la déchéance de la nationalité, il faut revenir à la peine de mort'". Le député UMP de Paris Claude Goasguen, tout en s'interrogeant sur "l'utilité juridique" de cette mesure, a rétorqué : "Touche pas à mon flic, c'est aussi respectable que ‘Touche pas à mon pote'". Une allussion au slogan de SOS Racisme, dont l'un des fondateurs est Julien Dray.
Même à droite
La suppression de cette mesure a été défendue, en vain, par l'opposition mais aussi plusieurs députés de la majorité (Etienne Pinte, les ex-ministres Nicole Ameline et Françoise Hostalier, tous trois UMP, et le centriste Jean Dionis du Séjour). L'Assemblée avait auparavant rejeté par 74 voix contre 58 une série d'amendements proposant de supprimer l'extension des motifs de déchéance de la nationalité qui avaient été déposés par l'opposition mais aussi par l'UMP Etienne Pinte et Jean Dionis du Séjour du groupe du Nouveau Centre (NC).
Il y a actuellement quatre cas où la déchéance de nationalité peut être prononcée : atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou acte de terrorisme, atteinte à l'administration publique par un fonctionnaire, soustraction aux obligations du service national, actes au profit d'un Etat étranger préjudiciables aux intérêts de la France. Toutefois, la déchéance ne peut intervenir si elle a pour résultat de rendre les intéressés apatrides. L'examen en séance publique de ce projet de loi par les députés devrait se prolonger jusqu'à la fin de la semaine. Il n'est pas exclu toutefois qu'il se poursuive au début de la semaine prochaine. L'Assemblée se prononcera le 12 octobre par un vote solennel sur l'ensemble du texte. Le Sénat examinera ensuite ce texte en octobre ou novembre. L'Assemblée sera appelée à procéder à une seconde lecture puisque le gouvernement a décidé de ne pas utiliser la procédure dite "accélérée" qui permet de réduire le nombre de navettes entre les deux assemblées.
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Déchéance de nationalité: gouvernement et députés UMP reculent
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