Pas de "message laxiste", avait dit un peu plus tôt le président. Aussitôt dit, aussitôt fait. L'assouplissement des règles du permis à points, décidé par les sénateurs puis les députés, ne sera, au final, que très marginal, Nicolas Sarkozy ayant fait savoir à sa majorité UMP qu'il ne voulait pas de ces aménagements, a indiqué jeudi une source parlementaire. Le président de la République, qui a déclaré jeudi qu'il n'accepterait jamais de "message laxiste" sur la sécurité routière, avait rendu ses arbitrages un peu plus tôt dans la journée, selon cette source (lire notre article : Permis à points assoupli: un mauvais signal pour le gouvernement). Il a ainsi désapprouvé la plupart des mesures décidées la veille -qui se situaient en deçà de l'assouplissement voté mi-septembre par le Sénat, contre l'avis du gouvernement- par les députés UMP en commission des Lois.
En particulier la possibilité de récupérer l'intégralité des 12 points du permis de conduire dans un délai de deux ans (au lieu d'un an voté au Sénat et de trois ans dans la législation actuelle) à condition qu'aucune infraction n'ait été commise pendant cette période. Nicolas Sarkozy a fait savoir, selon cette source parlementaire, qu'il n'était pas favorable à un autre amendement UMP adopté dans le cadre du projet de loi sur la sécurité (Loppsi 2), autorisant les automobilistes à réaliser un stage de récupération de points (quatre points maximum par stage) par an contre un tous les deux ans actuellement.
Seule mesure sur laquelle le chef de l'Etat semble prêt à accepter une modification : la restitution d'un point par an. Le délai de six mois voulu par les sénateurs et députés UMP n'est pas soutenu par l'Elysée mais la restitution d'un point par an ne se limitera plus seulement aux infractions entraînant le retrait d'un seul point mais concernera également les autres infractions (perte de deux points, trois points...).








