Image d'archives © ABACAElle avait un doute, alors elle a tout bonnement vérifié. Quoi ? Qu'elle n'était pas concernée par la nouvelle loi sur la déchéance de nationalité. Elle, c'est Rama Yade. Jeudi sur France Inter, la secrétaire d'Etat, d'origine sénégalaise était interrogée sur cette partie du projet de loi sur l'immigration, voté mardi par les députés. Cette extension de la déchéance de nationalité vise les Français naturalisés depuis moins de dix ans condamnés pour meurtre de policier, gendarme ou pompier. La mesure, Nicolas Sarkozy l'a annoncée fin juillet dans son discours de Grenoble.
Meurtriers de policiers : les députés votent la déchéance de nationalité
L'Assemblée a adopté jeudi à une courte majorité l'extension de la déchéance de nationalité aux Français naturalisés depuis moins de 10 ans condamnés pour meurtre d'agents dépositaires de l'autorité publique. Une mesure décriée par l'opposition et même dans la majorité.
Publié le 30/09/2010
Déchéance de nationalité : pleins feux sur le projet Besson
Le projet de loi "immigration, intégration et nationalité" présenté par Eric Besson, durci après les polémiques sécuritaires de l'été et qui prévoit notamment l'extension de la déchéance de nationalité pour certains crimes, arrive en débat à l'Assemblée.
Publié le 28/09/2010
Déchéance de nationalité : l'Elysée a tranché
La ligne Besson a donc été préférée à celle d'Hortefeux : la déchéance de la nationalité sera étendue aux meurtriers des membres des forces de l'ordre et dépositaires de l'autorité publique mais pas aux faits de polygamie, a annoncé lundi l'Elysée.
Publié le 06/09/2010
Naturalisée française depuis douze ans, Rama Yade avait une "incertitude"."J'ai vérifié parce que j'ai eu un doute et effectivement je suis Française depuis 12 ans. C'était ric-rac. Néanmoins, je n'ai l'intention de tuer personne", s'est-elle amusée au micro de France Inter. "Je ne suis pas hostile à la déchéance de la nationalité pour ceux qui peuvent assassiner un gendarme ou un policier... mais c'est vrai que pendant quelques secondes, j'ai ressenti l'incertitude... Mais bon, je m'en suis remise", a-t-elle ajouté.
"C'est une épreuve"
Une expérience personnelle qui l'a convaincue qu'il fallait "clarifier les choses" pour "rassurer ceux qui pourraient ressentir la même incertitude". "Cela suppose quelques gestes qui, je pense, viendront", a-t-elle expliqué en rappelant le parcours du combattant de ceux qui veulent devenir Français. "Vous allez dans une préfecture, vous patientez pendant des heures. Moi, c'était à la préfecture de Nanterre. On vous dit qu'il manque un papier, vous devez repartir chez vous et aller le chercher. Souvent, dans les pays d'origine, les papiers n'existent plus. Donc, vous traversez tous ces doutes, ces interrogations", a-t-elle poursuivi.
"Et enfin, quand vous l'avez, quand vous avez votre rendez-vous devant le représentant du préfet, il vous pose des questions, vous demande pourquoi vous voulez devenir français. Il vous interroge sur votre pays d'origine et vous devez passer le test. C'est une épreuve. Et, en même temps, c'est une adhésion d'une extraordinaire force", a-t-elle ajouté. "Etre naturalisé, demander à devenir Français, c'est un acte très lourd, très fort et c'est pour cela que c'est important de rassurer les naturalisés", a-t-elle conclu.
Retour MYTF1
Meurtriers de policiers : les députés votent la déchéance de nationalité
Chargement en cours...




