François Fillon estime que les "salles de shoot" ne sont "ni utiles, ni souhaitables" en France © TF1Le Conseil de Paris a voté mardi en faveur de l'ouverture d'"au moins" un centre de consommation de drogue dans la capitale, souhaitée par le maire PS, Bertrand Delanoë, et rejetée par l'UMP dans la droite ligne de la politique du gouvernement sur le sujet. "La réalité, c'est l'ampleur de plus en plus considérable de la consommation de drogue à ciel ouvert dans Paris. L'an dernier, plus de 10.000 personnes ont été prises en charge dans la capitale, par des dispositifs médico-sociaux spécialisés", avait rappelé le maire de Paris en début de débat. Il a souligné que la ville "agissait" déjà depuis neuf ans pour la prévention des toxicomanies, "mais", "pour efficaces qu'elles soient, ces actions ne suffisent pas à traiter un phénomène d'une telle ampleur. Il faut innover, adopter de nouvelles méthodes". Il veut donc "en relayant une demande constante du monde associatif, l'ouverture à titre expérimental en collaboration avec l'Etat, d'au moins un centre de consommation à moindres risques à Paris".
Pour ou contre les "salles de shoot" ?
<b> Débat -</b> L'ouverture de salles pour toxicomanes continue de faire débat. Alors qu'une association d'élus de tous bords demande leur expérimentation dans un rapport remis vendredi, un pro et un anti "salles de shoot" défendent leur position pour TF1 News.
Publié le 24/09/2010
Une courte majorité de Français favorable aux "salles de shoot"
53% d'entre eux sont pour l'ouverture de salles de consommation de drogue médicalisées, selon un sondage Ifop.
Publié le 20/08/2010
Reçus à Matignon, les partisans des salles de "shoot" restent pessimistes
Les défenseurs des salles de consommation supervisées de drogue, accompagnés de la prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi, ont exposé jeudi après-midi à Matignon leurs arguments.
Publié le 19/08/2010
"Salles de shoot": un collectif va tenter de convaincre à Matignon
Le "collectif du 19 mai" regroupant notamment Asud, Act Up et SOS Hépatites sera reçu jeudi pour tenter de convaincre le Premier ministre convaincre de revenir sur la fin de non recevoir opposée aux salles de consommation de drogue à moindre risque.
Publié le 14/08/2010
"Salles de shoot" : Fillon dit non
Ouvrir des salles de consommation encadrée pour usagers de drogue? Le débat enfle en France, transcendant les clivages politiques traditionnels, sur un dispositif qui a fait ses preuves à l'étranger.
Publié le 11/08/2010
Véronique Dubarry, élue Verte, a "insisté" sur le fait que "plusieurs salles sont nécessaires à Paris", soulignant que la capitale compte plus de 2 millions d'habitants et la petite couronne 6 millions. Elle redoute qu'"une seule et unique salle ouverte à Paris soit vite submergée par l'afflux des demandes". Le Nouveau Centre s'est abstenu, comme il l'avait annoncé. L'élue NC Catherine Bruno a toutefois rappelé qu'"il ne saurait y avoir de laissés-pour-compte de la santé publique". L'UMP n'a pas varié dans ses positions : Philippe Goujon, patron de la fédération de Paris, a estimé que "sortir de la drogue ce n'est sûrement pas accompagner (les toxicomanes) dans la drogue".
Appelés "centres de consommation supervisés", "centres d'injection supervisés" ou encore "salles de consommation à moindre risque", voire "salles de shoot", ces lieux accueillent des usagers de drogues dures sous la supervision de personnels qualifiés. L'ouverture éventuelle de tels lieux est en débat en France alors qu'il en existe déjà, parfois depuis une quinzaine d'années, dans plus de 45 villes de huit pays, essentiellement européens : Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Norvège, Suisse, Canada et Australie. Cet été, le Premier ministre, François Fillon, avait affirmé que les salles de consommation de drogues, sous surveillance médicale, ne sont "ni utiles, ni souhaitables", alors que sa ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait souhaité une "concertation" sur le sujet.
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