Affiche de la campagne nationale contre le viol © TF1 NewsAffiches, pétition, film... A l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, trois associations qui ont lancé mercredi une campagne nationale contre le viol. Selon elles, 75.000 femmes sont victimes de ce crime chaque année en France, soit une toutes les sept minutes, affirment trois associations qui ont lancé mercredi une campagne nationale contre le viol.
Victime de viol conjugal, elle témoigne
A l'occasion de la journée contre les violences faites aux femmes, des associations mettent l'accent sur les viols conjugaux, sujet encore tabou. Souvent, les victimes ont du mal à se confier et surtout à porter plainte. L'un d'elle a accepté de témoigner.
Publié le 25/11/2010
Marek Halter : "Montrez-moi comment vous traitez vos femmes et je vous dirai qui vous êtes"
A l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Marek Halter est l'invité du Mix Info de 13h00. Parrain de l'association "Paroles de femmes", l'écrivain engagé répond aux questions de Samira Hara.
Publié le 25/11/2010
Viol : "la honte doit changer de camp"
Trois associations lancent mercredi une grande campagne nationale contre les violences sexuelles et diffuse un clip choc. Chaque année, 75.000 femmes sont victimes de ce crime en France, soit une toutes les sept minutes.
Publié le 24/11/2010
Brigade de protection des familles : comment ça marche ?
Pour lutter contre les violences interfamilliales, les brigades de protection des familles ont été mises en place en 2009. Dans ces unités comme à Orléans, les femmes victimes de violences peuvent sortir du silence et porter plainte.
Publié le 25/11/2010
Abusée par son petit ami : le courage de témoigner
Trente ans après la loi de 1980 renforçant la répression pénale du viol, 75.000 femmes sont victimes de ce crime chaque année en France.
Publié le 25/11/2010
La pétition lancée sur internet et déjà signée par de nombreuses personnalités féminines, dont Gisèle Halimi, la célèbre avocate de la cause des femmes, affirme vouloir "libérer la parole des femmes victimes de viol et d'agressions sexuelles pour qu'elles ne se sentent plus coupables ou honteuses". D'où le slogan décliné en 10.000 affiches et 150.000 tracts "Viol, la honte doit changer de camp" accompagné d'une photo très explicite d'agression sexuelle contre une femme. Un court métrage est également diffusé, notamment, sur le site www.contreleviol.fr de la campagne nationale montrant que le viol a lieu à la maison ou au bureau, et moins dans la rue.
Imaginaire collectif
"L'objectif de la campagne c'est de dire ‘stop, ça suffit, y en a marre, il y a 75.000 femmes qui sont violées chaque année en France, c'est 200 femmes par jour, un viol toutes les sept minutes et on a le sentiment que personne ne considère cela comme un problème majeur dans la société", déplore Caroline De Haas, porte-parole de "Osez le féminisme !", une des trois associations organisatrices avec le Collectif féministe contre le viol et Mix-Cité. "Il y a aucun autre problème de société d'une telle ampleur qui ne soit pas traité aujourd'hui", ajoute-t-elle, estimant que cela reste encore un tabou parce que "il y a une sorte d'imaginaire collectif autour du viol où on considère que c'est quand même un peu de la faute des femmes".
Réfutant le stéréotype véhiculé du viol commis sur une jeune fille en mini-jupe et décolleté dans une rue sombre, la campagne remet en cause un certain nombre d'idées reçues. Elle fait valoir que dans huit cas sur 10 l'agresseur est connu de la victime, et qu'il vient dans 50% des cas de la famille ou de l'entourage proche. Un tiers des viols est un viol au sein du couple. Autres idées remises en cause: le viol n'est pas naturel mais culturel. Il "repose sur le mythe d'une sexualité masculine ‘irrépressible' et ‘incontrôlable' ". Il n'est pas commis uniquement par des psychopathes et n'est pas le résultat de la misère sociale, puisqu'il touche tous les milieux, font valoir les associations. Leurs revendications portent notamment sur des moyens financiers supplémentaires pour la prise en charge des victimes et une véritable information sexuelle à l'école, adaptée à chaque niveau scolaire.
Le numéro d'urgence pour les victimes est le 39 19.
Retour MYTF1

Chargement en cours...




