"Je veux dire la profonde douleur et les regrets de la SNCF pour les conséquences des actes de la SNCF de l'époque. En son nom, je m'incline devant les victimes, les survivants et les enfants de déportés et devant la souffrance qui vit encore". Le président de la SNCF Guillaume Pepy a reconnu mardi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) que son entreprise, bien que "contrainte, réquisitionnée", fut "un rouage de la machine nazie d'extermination".
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En cédant à la ville de Bobigny un terrain de la gare d'où sont partis plus de 20.000 juifs vers la mort en 1943 et 1944, le patron de l'entreprise ferroviaire a évoqué les responsabilités de son entreprise. Parlant de "moments terribles, des moments funestes", il a souligné "la nécessité de regarder ce passé en face, le connaître, le comprendre, en perpétuer la mémoire, en tirer une leçon de vie". La SNCF, qui a transporté près de 76.000 juifs vers les camps d'extermination entre 1942 et 1944, était "réquisitionnée", "soumis(e) à l'effort de guerre nazi", a-t-il rappelé. "Contrainte, certes, notre entreprise a acheminé ces trains jusqu'à la frontière. Elle l'a fait", a-t-il reconnu.
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