Euthanasie : bataille d'associations à l'hôpital
L'hôpital Georges Pompidou, à Paris, a-t-il "ouvert une brèche" en s'ouvrant à des membres de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité ? Un article du Parisien suscite des réactions tranchées. Le cas est pourtant loin d'être nouveau, ou isolé.
Publié le 09/02/2011
Avant de mourir, elle demande à Sarkozy de s'occuper de son fils tétraplégique
Dans un courrier transmis par son avocat, Michèle Somer, décédée vendredi d'un cancer à l'âge de 57 ans, demande notamment au président de trouver une place dans un établissement spécialisé pour son fils de 33 ans.
Publié le 05/07/2011
Le Sénat écarte l'euthanasie, mais se déchire
C'est au cours d'une nuit marquée par des débats vifs que les sénateurs ont repoussé, par 170 voix contre 142, la légalisation de l'euthanasie.
Publié le 26/01/2011
Le texte sur l'euthanasie vidé de son contenu
La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté mardi matin un amendement qui supprime le plus important article de la proposition de loi visant à légaliser cette pratique. Le texte devait être voté par le Sénat mardi soir.
Publié le 25/01/2011
Les sénateurs s'emparent de la question de l'euthanasie
Les élus de la rue Vaugirard sont appelés à débattre ce mardi autour d'une proposition de loi validée la semaine dernière par la commission des affaires sociales du Sénat visant à rendre légal l'euthanasie.
Publié le 25/01/2011
Euthanasie : plus de 9 Français sur 10 veulent une loi
94% des Français sont favorables à une loi sur l'euthanasie, selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche. Mais si le soutien à un tel texte progresse, il s'accompagne de l'exigence d'un encadrement accru.
Publié le 30/10/2010
Une large majorité de Français pour l'euthanasie
Plus de 8 Français sur 10 se disent favorables à une autorisation lorsque qu'une personne atteinte d'une maladie incurable et en phase terminale la réclame.
Publié le 06/05/2009
Euthanasie : faut-il une loi ?
<b>Vous avez dit - </b>Témoignages de proches de grands malades, soignants : nos internautes s'impliquent dans le débat sur l'euthanasie.
Publié le 20/03/2008
L'euthanasie divise le gouvernement
Face au trouble semé par le drame de Chantal Sébire, la ministre de la Santé et la nouvelle secrétaire d'Etat à la Famille expriment des divergences. François Fillon a demandé une évaluation de la loi existante.
Publié le 20/03/2008
Hollande sur l'euthanasie : "il faut légiférer"
Interrogé sur la question de l'euthanasie, François Hollande estime qu'"on ne peut pas rester dans une situation de non-dit".
Publié le 25/01/2011
Euthanasie : la polémique relancée
Une proposition sur "une assistance médicalisée à mourir" est examinée mardi au Sénat. Dans Le Monde François Fillon manifeste clairement son opposition à l'euthanasie.
Publié le 25/01/2011
"Je suis contre pour deux raisons. La première est que cette loi légalisant l'euthanasie serait complètement inutile depuis l'adoption à l'unanimité en 2005 de la très bonne loi Leonetti sur le développement des soins palliatifs, loi qui pourrait se résumer ainsi : respecter la vie et humaniser la mort. La deuxième raison de mon opposition à l'euthanasie est qu'une telle loi serait très dangereuse. Il suffit de prendre les exemples belge et hollandais pour s'en convaincre. Le comité des droits de l'homme de l'ONU a condamné les lois sur l'euthanasie de ces deux pays en raison des dérives constatées dans leur application. Des dérives de toute nature, allant des conflits familiaux, d'héritage aux problèmes sanitaires car il faut savoir que voter une loi pour l'euthanasie c'est aussi légaliser le suicide assisté. Or, beaucoup de gens ont par exemple des dépressions très profondes avec des envies suicidaires très fortes. Si on devait euthanasier tous ces grands dépressifs on aboutirait à des situations dramatiques alors que ces cas se soignent.
La grande vertu de la loi de 2005 est de tuer les causes de la demande de mort, alors que l'euthanasie tue le malade. C'est tout à fait différent. Je pense que le dispositif annoncé en 2005, quand il sera totalement mis en place, sera suffisant. Actuellement un tiers de l'objectif de 3000 lits supplémentaires a été atteint. Pour accélérer leur mise en place, le gouvernement a voté l'année dernière le doublement des crédits. Le gouvernement a également inscrit un module de formation aux soins palliatifs dans les universités. Une société s'honore quand elle respecte la personne humaine et notamment la plus vulnérable, ce à quoi ne répond pas une loi légalisant l'euthanasie.
Quand on parle avec le corps médical, la très grande majorité des médecins disent que ce qui est vécu par les patients en fin de vie, c'est surtout le risque de solitude. En soins palliatifs, le patient doit être entouré par les médecins et par son entourage. La morphine, elle, permet d'atténuer que les douleurs physiques. Quand un médecin en donne en fin de vie, c'est pour le soulager pas pour le tuer, même si cela entraîne parfois sa mort. On le sait. Mais ce n'est pas la même démarche. Enfin, c'est sûr qu'euthanasier quelqu'un coûte moins cher que de le garder en soins palliatifs, mais si on légalise l'euthanasie, on prend le risque que cela devienne une variable d'ajustement des dépenses de la sécurité sociale. Ce qui n'est pas admissible. Alors, une question se pose : veut-on une société totalement utilitariste ou légifère-t-on dans l'intérêt général?"
"Je suis depuis de longues années pour la légalisation de l'euthanasie. On a un certain nombre de droits à faire valoir. L'obtention d'une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité en fait partie, notamment pour les personnes touchées par une infection grave, incurable. On se bat pour éviter à la fois une véritable souffrance physique et psychique.
Pour les défenseurs de l'euthanasie, ce droit se décline en cinq points. Premièrement, le droit au refus de tout traitement. Ensuite, le droit au soulagement de la douleur. Là dessus d'énormes progrès ont été faits avec la loi Leonetti mais force est de constater qu'aujourd'hui on se trouve dans une situation qui n'est pas à la dimension des problèmes. Il suffit de se rendre dans les hôpitaux la nuit pour le comprendre. Quand vous avez une seule infirmière et une aide soignante pour 30 patients, ce n'est pas tenable. Le troisième droit que l'on veut faire valoir est le respect des directives anticipées, c'est-à-dire permettre à une personne en bonne santé qui a réfléchi à sa mort, qu'elle puisse la formuler par écrit quitte, et c'est le quatrième droit, à se faire représenter par une personne de confiance. Enfin, le cinquième droit est le droit à l'information et au dossier médical.
Il y aujourd'hui peu de chances que la proposition de loi que nous présentons soit adoptée, mais ce dont nous nous réjouissons, c'est que c'est la première fois que la commission des affaires sociales valide un tel texte, qui est un texte commun, une synthèse de trois propositions de loi portées par des sénateurs de tendances différentes. Rien que cela, c'est historique. Mardi, nous aurons un débat très mesuré, empreint de beaucoup de dignité. C'est en tout cas ce que je dirai dans mon propos. Les mentalités et les comportements doivent évoluer en tenant compte des réalités pour de nombreux Français et Françaises. Aujourd'hui, il y a une hypocrisie qu'il faut dénoncer. Quand vous discutez avec les médecins dans les hôpitaux, on sait que, devant la souffrance, à un moment donné, il y a la dose de morphine qui va soulager définitivement le patient. Les textes doivent évoluer à cause de cela. Mais attention, le débat actuel ne consiste pas opposer les soins palliatifs et l'assistance médicalisée pour mourir. Il s'agit de deux choses complémentaires".
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