Sylvie et Dominique Mennesson. Couple ayant eu des jumelles grâce à une mère porteuse américaine © LCIDepuis dix ans, Sylvie et Dominique Mennesson se battent pour faire inscrire à l'état civil français leurs jumelles, nées d'une mère porteuse américaine. Mary, Californienne déjà mère de quatre enfants, avait, en 2000, donné naissance à Isa et Léa après avoir reçu des embryons issus des spermatozoïdes de Dominique et d'un don d'ovocytes d'une amie du couple. Les certificats de naissance avaient alors été établis conformément à la législation californienne. Les époux Mennesson avaient été désignés comme les parents par les autorités américaines. Mais, à leur retour en France où la gestation pour autrui (GPA) est illégale, la justice leur avait contesté ce droit.
Mères porteuses : la justice ouvre une nouvelle brèche
Officiellement, la gestation pour autrui n'est pas reconnue en France. Mais la cour d'appel de Rennes vient de valider les actes de naissance de jumeaux nés en Inde d'une mère porteuse, leur permettant d'être inscrits à l'état civil français.
Publié le 23/02/2012
Mère porteuse : des Français ramènent légalement des enfants d'Ukraine
Un couple français avait tenté de sortir clandestinement d'Ukraine deux bébés nés d'une mère porteuse dans ce pays et a finalement pu les ramener en France en toute légalité fin août, les enfants ayant obtenu la nationalité ukrainienne.
Publié le 04/10/2011
Mère porteuse : "Comme pour l'IVG, le législateur devra intervenir"
<b>Interview -</b> Pour l'avocate Caroline Mécary, si la cour de cassation valide mercredi l'inscription à l'état civil français d'enfants nés d'une mère porteuse à l'étranger, il faudra, à terme, que le législateur ré-intervienne sur la loi interdisant la gestation pour autrui.
Publié le 06/04/2011
Un nouvel espoir pour les parents d'enfant né de mère porteuse
Le tribunal de Nantes a reconnu la filiation d'un enfant né d'une mère porteuse américaine car ses parents étaient eux aussi étrangers au moment de la conception et de la naissance et n'étaient donc pas soumis à la loi française interdisant cette pratique.
Publié le 01/04/2011
Mère porteuse : pas d'état-civil mais une filiation reconnue
La cour d'appel de Paris a rendu jeudi un arrêt en demi-teinte dans le dossier sensible des mères porteuses, confirmant la filiation d'enfants avec leurs parents français, mais refusant d'inscrire leurs actes de naissance à l'état-civil.
Publié le 18/03/2010
Les Français disent oui aux mères porteuses
Un sondage publié par le Journal du Dimanche montre qu'une majorité de Français approuverait une légalisation de la gestation pour autrui.
Publié le 11/10/2009
Le combat d'un couple pour légaliser les mères porteuses
Les Mennesson ont eu des jumelles grâce à une mère porteuse américaine. Depuis, les ennuis judiciaires s'enchaînent. Ils publient leur histoire, pour ouvrir le débat.
Publié le 02/06/2008
Don de sperme, mères porteuses, etc : des évolutions pas de révolution
Le projet de révision des lois de bioéthique de 1994 et 2004 est fin prêt et sera présenté en conseil des ministres. La ministre de la Santé estime qu'il "ne vient pas percuter les principes cardinaux."
Publié le 01/09/2010
Le parquet avait cherché à faire annuler la transcription sur les registres de l'état civil français. Fin 2005, le tribunal de Créteil avait jugé cette demande irrecevable, ce qui avait été confirmé deux ans plus tard par la cour d'appel de Paris. Mais en décembre 2008, la Cour de cassation avait donné raison au ministère public et invalidé la transcription des actes, au motif qu'elle contrariait l'ordre public. La Cour de cassation avait alors renvoyé le dossier devant la cour d'appel de Paris. En mars 2010, celle-ci avait confirmé la filiation des jumelles avec leurs parents français, mais refusé d'inscrire leurs actes de naissance à l'état civil.
Les époux Mennesson s'étaient pourvus en cassation. Deux ans après un premier passage devant la Cour de cassation, le dossier y revient donc et les conseillers de la plus haute juridiction judiciaire pourraient revoir leur copie. Lors de l'audience du 8 mars, le parquet général lui-même s'est en effet rangé à la demande des époux Mennesson, en invoquant l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme, selon lequel toute personne à "le droit au respect de sa vie privée et familiale". Il y a quelques semaines, "une proposition sur la gestation pour autrui a été refusée par le gouvernement, au motif qu'une intervention du législateur ne serait pas opportune alors que la Cour de cassation devait bientôt se prononcer solennellement", avait alors rappelé l'avocat des Mennesson, Me Bruno Potier de la Varde, concluant : "Vous voyez ô combien votre décision est attendue..."
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