La campagne de la Fondation pour l'enfance contre les violences éducatives fait frémir © DRUne mère et sa fille dans une pièce. L'une s'affaire, l'autre fait ses devoirs, son goûter sur la table. La petite veut prendre son verre de jus d'orange, il se renverse. "Oh non, mais c'est pas vrai", s'exclame la maman excédée. Une claque part. Sèche, sonore. Les larmes coulent. En retrait, dans la cuisine, la grand-mère assiste à la scène. Elle s'approche de la maman en train d'essuyer la bêtise et la prend dans ses bras. "Pardon", lui souffle-t-elle à l'oreille. "Des parents qui battent ont souvent été des enfants battus, affirme un texte qui suit la séquence. Eduquons sans violence".
82% des Français contre l'interdiction de la fessée
Si la moitié des Français reconnaissent qu'il faut éviter les fessées, 82% d'entre eux se disent hostiles à une loi l'interdisant.
Publié le 23/11/2009
Jérôme Cahuzac, la paire de claques qui retentit
Le député-maire socialiste de Villeneuve-sur-Lot estime avoir eu une réaction "adaptée et proportionnée" en assénant vendredi deux gifles à un jeune qui l'avait "insulté" et "bousculé".
Publié le 24/04/2011
Une "bonne fessée" ne fait pas de mal
Bernadette Chirac juge ridicule le projet de loi de la députée UMP Edwige Antier d'interdire les châtiments corporels et la fessée.
Publié le 20/11/2009
Fessée ou punition ?
Le drame de la maltraitance des enfants s?étale sous les feux de l?actualité. Dans ce contexte, on ose à peine parler de la fessée. Christine Brunet, psychologue, apporte son point de vue et ses conseils.
Publié le 02/11/2003
Stop à la gifle : une campagne choc, le témoignage de parents
Pour inciter les parents à s'interroger sur les violences éducatives, la Fondation de l'enfance lance ce mercredi une campagne choc. Le slogan de ce clip percutant : "Eduquons sans violence".
Publié le 27/04/2011
Cette vidéo choc est la nouvelle campagne de la Fondation pour l'Enfance. Le clip de 30 secondes sera à partir de jeudi sur toutes les grandes chaînes de télévision à l'occasion de la Journée internationale contre les violences éducatives samedi (Pour le voir, c'est par là). Objectif : susciter la réflexion sur les châtiments corporels et montrer que gifles et fessées n'ont rien à faire dans l'éducation des enfants. Selon la Fondation pour l'enfance, 28 pays ont déjà interdits ces "pratiques inefficaces et traumatisantes". Auteure de Poser des limites à son enfant et le respecter, Catherine Dumonteil-Kremer* nous explique pourquoi.
TF1 News : Quand on parle du sujet autour de soi, la réaction des adultes est toujours peu ou prou la même, à savoir : "oh, une petite fessée" n'a jamais fait de mal...
Catherine Dumonteil-Kremer : Ce n'est pas vrai. Une petite fessée fait très peur à l'enfant car il s'attend à recevoir le meilleur de la part de ses parents. Il leur fait entièrement confiance et une tape va générer chez lui un sentiment d'insécurité. Le frapper, c'est aussi donner l'idée à l'enfant que la violence peut être une solution. En plus, c'est totalement contre-productif : l'enfant va essayer d'éviter les coups mais sans apprendre pourquoi on lui demande de respecter telle ou telle limite ou obéir à tel ou tel sujet. Or, le petit ne demande qu'une chose : s'adapter au monde des humains. Si on ne lui fait pas de mal, il va agir au mieux.
TF1 News : Mais une petite fessée, ce n'est quand même pas une grosse gifle... Si ?
C. D-K. : Non, bien sûr. Mais c'est un processus qui part d'une même situation basique : le père -ou la mère- est fatigué par sa journée de travail, il se met en colère, pète les plombs, la claque ou la fessée part et après le parent s'en veut. Les parents maltraitants vont être dans la même démarche et cela va aller plus loin car eux-aussi ont été battus pendant leur enfance. Ils reproduisent le même schéma. Dans tous les cas, une fois encore, c'est totalement contre-productif.
TF1 News : Alors que peut faire un parent pour éduquer et manifester leur autorité sans avoir recours aux fessées, gifles, claques et autres tapes ?
C. D-K. : Il doit commencer par sortir d'un sentiment de culpabilité. Ensuite, il faut identifier les situations qui le font sortir de ses gonds. Et ce au calme. Il doit essayer de comprendre pourquoi il a une réaction disproportionnée dans ces cas-là et pourquoi son enfant a un comportement inadéquat. Il faut lui expliquer ce qui se passe, pourquoi on n'est pas d'accord.
A aucun moment, il ne faut croire que lui donner une gifle ou une fessée va lui permettre de comprendre son erreur et ne pas recommencer. C'est tout le contraire qui va se passer. En plus, la confiance va se briser et mine de rien, cela pourrait avoir des conséquences plus tard.
*Consultante familiale, Catherine Dumonteil-Kremer a notamment publié Poser des limites à son enfant et le respecter, (Ed. Jouvence) et Elever son enfant... Autrement. (Ed La plage). Elle a également créé la maison pour l'enfant, une association ayant pour objectif le soutien des parents dans leurs efforts d'éduquer sans violence.
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