La colère monte dans les écoles

Par TF1 News (d'après agence), le 17 avril 2011 à 11h36 , mis à jour le 17 avril 2011 à 21h34

Pour protester contre les fermetures de classes, la FCPE, qui a lancé une pétition nationale, prévoit une manifestation le 18 mai, selon le Journal du dimanche. "Les moyens sont là", plaide le ministre de l'Education. Mais les actions ponctuelles de parents d'élèves se multiplient.

Ecole classe enseignante élèves enfants primaire coursImage d'archives © TF1

 

Aux yeux du ministère de l'Education nationale, la suppression de 9000 postes d'enseignants et de remplaçants dans le cadre de la politique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne doit se traduire ni par des suppressions de classes, ni par des élèves laissés sans enseignant en cas de maladie de leur professeur habituel, ni par des classes surchargées. Promesse hypocrite, répliquent à travers toute la France des parents d'élèves en manque d'enseignants, et qui craignent la disparition de 1500 à 3000 classes de primaire et de maternelle à la rentrée prochaine. Depuis plusieurs semaines déjà, certains d'entre eux ont commencé à organiser des rassemblements et des occupations d'école en province et même en Ile-de-de-France pour s'opposer aux projets de fermeture. Beaucoup ont reçu le soutien d'élus locaux, y compris de membres de l'UMP. D'autres actions sont programmées cette semaine, en particulier dans le Jura où dix villages risquent de se retrouver sans école à la rentrée. La FCPE, qui a lancé une pétition nationale, prévoit une manifestation le 18 mai, selon le Journal du dimanche.

Dénonçant une "certaine désinformation", le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a répondu dimanche qu'il ne s'agissait pas d'un problème de moyens mais d'une adaptation, académie par académie, en fonction des besoins. "Le budget est le plus important jamais consacré à l'Education nationale, 60,5 milliards d'euros", a-t-il plaidé au grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien. "Alors que le budget de l'Etat est à évolution zéro, ce budget de l'Education augmente de 1,6% (...) Donc, les moyens, ils sont là", a-t-il ajouté. Sans contester la légère augmentation (4900) du nombre d'élèves, Luc Chatel a répété que le budget de l'Education ne pouvait continuer à augmenter à l'infini et que sa politique visait à rendre le système plus efficient. Avant d'argumenter une nouvelle fois : "Nous travaillons main dans la main avec les recteurs, les inspecteurs d'académie, au plus près du terrain (...) C'est aux acteurs de voir comment le système peut mieux s'organiser".

"Une politique de démantèlement de l'Ecole publique"

Mais ce discours ne satisfait pas la Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques (FCPE), qui exige "l'arrêt de la politique de démantèlement de l'Ecole publique." "Nous demandons au gouvernement de revenir, par le biais d'un collectif budgétaire, sur les suppressions de postes votées l'an dernier", déclare son président Jean-Jacques Hazan dans le JDD.

Echaudés par l'échec de la mobilisation nationale du 10 février dernier, les syndicats d'enseignants se joindront néanmoins à la mobilisation des parents le 18 mai. Selon le JDD, de nombreux maires et élus, y compris de la majorité, commencent officieusement à remettre en cause le dogme du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, surtout à un an de l'élection présidentielle.

Le problème se poserait également de façon criante au sein des forces de l'ordre. "Dans la police, ce ne sera pas facile d'appliquer le 'un sur deux'", a récemment déclaré le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. Mais Luc Chatel a assuré dimanche qu'il n'était pas question de revenir sur cette règle compte tenu des contraintes budgétaires de la France. "Est-ce que l'Education nationale peut s'exonérer de cette politique ? La réponse est non", a-t-il dit.

Par TF1 News (d'après agence) le 17 avril 2011 à 11:36
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18 Commentaires

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  • -lange1, le 11/05/2011 à 11h27

    Ha si si ils travaillent main dans la main oui, mais contre les enseignants qui réclament des moyens.

  • -lange1, le 11/05/2011 à 11h26

    Devenez donc prof des écoles et on en reparle après.

  • bebert59560, le 18/04/2011 à 13h30

    Vivement les vacances d'été! pas de pont en Mai! mais que fait ce gouvernement!

  • milyyy3367, le 18/04/2011 à 11h42

    La différence veut ce faire sentir entre le privé et le public....nous y arrivons.....doucement, mais surement....

  • millord4, le 17/04/2011 à 23h17

    J'en aurai marre d'être souvent en grève, en congés et en arrêts de maladie !

  • jeanluck88, le 17/04/2011 à 18h02

    Arrètez donc, ce sont d'abort aux parents d'éduquer les enfants et de faire les choix appropriés. Dès que l'on met les fénants au boulot, ça grogne. C'est pourtant clair, non?

  • i.james57, le 17/04/2011 à 17h18

    Une grande réforme s'impose...

  • lono579, le 17/04/2011 à 17h12

    Pourquoi pas le 1er mai ou le 8 mai il n'y a pas classe c'est vrai c'est dimanche

  • slot35, le 17/04/2011 à 17h10

    On s'en va vers une majoritè d'enfants en èchec scolaire ce gouvernement se fout complètement de l'èducation nationale qui n'est pas sa prioritè là il y'a plus important 2012 !

  • jumbo6e6, le 17/04/2011 à 16h00

    Hum bizarre votre affaire! Dans mon académie il y a une brigade de remplaçants specifique pour les instits en formation. Mais je reste persuadé que toutes les academies ne sont pas à la même enseigne et que cela dépend beaucoup de la competence et du dynamisme de l'IA et son degré d'allegeance au ministere! Il y a aussi les imponderables s'il y a trop de congés maladie simultanément dans une même circonscription faut pas rêver il est impossible qu'ils soient tous remplacés!

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