
Les Français font de plus en plus la grimace à l'évocation de leur travail. C'est le résultat du baromètre Edenred Ipsos pour le quotidien La Tribune publié mardi. Selon ce sondage, en 2011, les salariés sont seulement 31% à se déclarer "souvent heureux" au travail, un pourcentage qui diminue pour atteindre son point le plus bas depuis 2007. En 2010, ils étaient 37% à se dire "souvent heureux". Quelque 40% des salariés affirment aussi que leur motivation au travail a baissé, un chiffre en nette augmentation par rapport à 2007. Ils étaient alors seulement 35% à le penser. Cette perte de motivation concerne 46% des salariés des entreprises publiques et 40% dans le privé.
La démotivation des cadres a presque doublé en quatre ans
"Une des caractéristiques du salarié français, c'est son investissement affectif au travail", a expliqué Antoine Solom, directeur général adjoint d'Ipsos Loyalty qui constate que "satisfaction professionnelle et motivation atteignent des scores historiquement bas". La plupart des salariés invoquent un manque de reconnaissance (26%) et une rémunération trop faible (19%).
Si la démotivation des ouvriers (42%) et des employés (38%) stagne relativement entre 2007 et 2010, la démotivation s'accroît spécialement pour les cadres supérieurs. En 2007, ils étaient seulement 19% à déclarer que leur motivation diminuait. Aujourd'hui, ils sont presque le double (37%). Plus d'un tiers des agents de maîtrise (41%) et des cadres (40%) déclarent que leur motivation diminue en 2011, en augmentation de 7% par rapport à 2007. Enfin, la question du pouvoir d'achat reste aussi un sujet très sensible: 68% des salariés ne s'estiment pas satisfaits en la matière, contre 32% d'un avis contraire.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




