Le maire de Reykjavik travesti en femme à la Gay Pride
L'anticonformiste élu islandais est monté sur scène jeudi soir, vêtu d'une ravissante robe à fleurs recouvrant une poitrine généreuse en expliquant que "le maire n'avait pas pu venir".
Publié le 06/08/2010
Gay Pride sous haute surveillance
Des milliers de policiers israéliens sont déployés dans les rues de la ville pour éviter les débordements autour de ce rassemblement controversé.
Publié le 10/11/2006
Une Gay Pride toujours revendicative
Même si la communauté homosexuelle semble mieux acceptée, sa "Marche des fiertés" est placée une nouvelle fois ce samedi à Paris sous le signe de la "lutte contre toutes les discriminations".
Publié le 28/06/2003
Organisée comme chaque année par l'Inter LGBT, qui regroupe 62 organisations, cette Marche, aussi connue sous le nom de "Gay Pride", a débuté près de la gare Montparnasse, dans le sud de la capitale, en direction de la place de la Bastille, à l'est. Le cortège parisien regroupe 86 organisations allant du Gai moto club à l'Association des médecins gais, en passant par Aides, Act Up ou Les oubliés de la mémoire.
En tête défilent la marraine de l'édition 2011, la chanteuse Arielle Dombasle, ainsi que des responsables politiques comme Eva Joly (EELV), Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), ou les socialistes Bertrand Delanoë, maire de Paris, Jack Lang et Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France. "Si l'on peut s'embrasser en toute simplicité lors de la marche des fiertés, ce n'est pas le cas dans la vie de tous les jours", rappelle Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter LGBT. En 2010, 99.000 personnes avaient défilé selon la préfecture de police, 800.000 selon les organisateurs. "C'est la première manifestation politique récurrente en France", affirme Nicolas Gougain, soulignant que le rapport de force sera d'autant plus important que cette marche est "la dernière avant la présidentielle".
Pour "une amélioration du Pacs"
"Le mot d'ordre de cette année a encore plus de sens, eu égard au contexte actuel", souligne-t-il, quelques jours après le rejet par l'Assemblée nationale d'un texte socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. "L'égalité des droits n'a pas avancé depuis quatre ans", regrette le porte-parole, évoquant par exemple, outre le mariage, la Procréation médicalement assistée que l'Assemblée nationale a refusé d'accorder aux couples de femmes, ou le statut du beau-parent pour les couples homosexuels, "enterré", selon lui, par le rapport du député Léonetti en 2009. "Il y avait de bonnes intentions en 2007, mais pas grand chose derrière", ajoute-t-il. Regrettant "un raidissement de la majorité et du gouvernement" sur les questions LGBT à la veille de la présidentielle, l'Inter LGBT veut que "l'égalité des droits soit un sujet central de la campagne", explique Nicolas Gougain.
A défaut de mariage, l'Inter LGBT demande "une amélioration du Pacs", ajoute Elisabeth Ronzier, de l'association. Elle cite notamment l'ouverture de la pension de reversions aux couples pacsés, le droits aux congés pour événements familiaux, la prise en compte du Pacte civil de Solidarité pour le droit au séjour, mais aussi la reconnaissance d'un lien familial et d'une filiation. Plus symboliquement, elle souhaite aussi que la signature du Pacs ne se fasse plus devant le tribunal d'instance, mais en mairie. Outre une revendication des droits pour les familles homo-parentales, l'inter LGBT demande aussi que les transsexuels puissent avoir "un état-civil conforme à leur genre vécu", "sans leur imposer de chirurgie de réassignation sexuelle", ni "de stérilisation implicite ou explicite". Actuellement, la procédure de changement d'état-civil est "toujours très longue" et nécessite encore "trop souvent" une triple expertise médicale, alors qu'une circulaire du ministère de la Justice de 2010 visait à limiter ces expertises, explique Elisabeth Ronzier.
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