Invité dimanche soir sur TF1, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel est revenu sur le scandale provoqué par la fuite de sujets du baccalauréat. Le ministre a également annoncé des mesures pour améliorer la "sécurité" des épreuves. © TF1/LCI
- Fuites au bac : faut-il tout changer ? - 01 min 47 s
Fuite au bac : Chatel sera "implacable" face à la fraude
Invité dimanche soir sur TF1, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel est revenu sur le scandale provoqué par la fuite de sujets du baccalauréat. Le ministre a également annoncé des mesures pour améliorer la "sécurité" des épreuves.
Publié le 26/06/2011
"Aujourd'hui, avec internet, on a le risque de voir se propager les fraudes dans le grand public donc il va falloir qu'on réfléchisse", a expliqué la ministre dimanche sur Radio J. Avec le ministre de l'Education nationale, "nous réfléchissons à des mesures concrètes, peut-être l'interdiction des smartphones dans les salles d'examen", a-t-elle poursuivi. "Nous aurons des réponses à ces questions en septembre-octobre quand nos inspections auront rendu leur rapport", a-t-elle assuré, ajoutant qu'elle savait "que Luc Chatel a engagé une réflexion à la suite des fraudes qui viennent d'être constatées". Cette mise au niveau des règles concernant les examens nationaux semble être urgente "Il y a une hausse des fraudes liées à l'usage des téléphones portables: 32 cas de plus au baccalauréat général et technologique en 2009 par rapport à 2008", avait indiqué Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire.
"Techniques plus sophistiquées"
Invité dimanche soir sur TF1, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel, est également monté au créneau. Disant vouloir être "implacable" face à la fraude, il a promis dimanche pour fin juillet "des propositions d'amélioration de la sécurisation du baccalauréat", notamment face à l'émergence des nouvelles technologies. "Nous allons revoir l'ensemble du process parce que nous devons nous adapter aux nouvelles technologies", a-t-il expliqué sans plus de détail. "On doit lutter contre la fraude, on doit être intransigeant, implacable", a-t-il dit. Le ministre s'est par ailleurs décrit comme "ouvert à la discussion pour voir comment le baccalauréat peut s'adapter, peut se moderniser". Luc Chatel s'est toutefois montré réservé quant à un retour à des sujets choisis académie par académie: "Je suis très attaché au caractère national du baccalauréat. C'est un peu un rite initiatique."
Pourtant, des mesures ont déjà été prises pour interdire l'utilisation de ces appareils. La circulaire du ministère datée du 26 mai, établie donc en pleine période d'examens et de concours, indique que "l'utilisation des téléphones portables et, plus largement, de tout appareil permettant des échanges ou la consultation d'informations, est interdite". Dès lors, ils "doivent être impérativement éteints" et rangés dans le sac du candidat ou remis aux surveillants de salle. Mais le high-tech n'a pas de limite : Amar Zendik, président de la société Mind-Technologies, a confirmé que "les techniques deviennent de plus en plus sophistiquées", citant "la montre-téléphone, le stylo-téléphone, ou encore l'oreillette intra-auriculaire". Des centres d'examens ont bien opté pour le brouillage des téléphones portables, mais cela pose un "problème technique et juridique", précise-t-on à l'Education nationale. D'où cette idée d'interdire la présence même de ces smartphones dans l'enceinte des salles d'examen.
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