- L'abolition de la prostitution au menu de l'Assemblée - 06 min 40 s
- Un premier pas vers l'abolition de la prostitution en France - 02 min 04 s
Prostitution : à Bonn, c'est la municipalité qui relève les compteurs
Dans cette ville parmi les plus endettées d'Allemagne, une prostituée travaillant dans la rue devra prendre un ticket d'horodateur avant d'arpenter le trottoir.
Publié le 31/08/2011
Prostitution : Bachelot veut pénaliser les clients
La mission d'information de l'Assemblée nationale sur la prostitution pourrait s'inspirer du modèle suédois, qui prévoit "la punition du client", pour dresser les contours d'une future proposition de loi, explique dans Le Parisien la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale.
Publié le 30/03/2011
Restaurant en façade, lieu de prostitution à l'étage
Le patron d'un bar-restaurant dans le petit village d'Anché a été arrêté et mis en examen pour viol et proxénétisme.
Publié le 03/08/2009
Un réseau de prostitution de luxe démantelé
Les policiers ont arrêté à son domicile une femme de 39 ans, suspectée de fournir à des hommes d'affaire des jeunes femmes qu'elle forçait à se prostituer.
Publié le 17/01/2009
La prostitution interdite dans la rue
Le projet de loi adopté jeudi vise aussi bien les clients que les "travailleurs du sexe". Les sanctions pourraient aller jusqu'à 15 jours de prison et 13.000 euros d'amende.
Publié le 11/09/2008
Dans la foulée du vote, sera déposée une proposition de loi pour inscrire dans le code pénal "ce qui dans la résolution relève du domaine législatif", comme la pénalisation des clients. Guy Geoffroy préfère parler de "responsabilisation" pour rappeler "que neuf personnes prostituées sur dix sont victimes de la traite des êtres humains". Actuellement, recourir à une personne prostituée n'est pas un délit. Mais la mission parlementaire, s'inspirant de la Suède qui sanctionne les clients depuis 1999, a conclu au printemps que la pénalisation du client constituait "la meilleure piste pour voir diminuer la prostitution en France, là où tous les pays qui ont réglementé cette activité l'ont vu augmenter".
"La prostitution... une affaire d'exploitation"
Le sujet fait débat, même au sein du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a rappelé en avril que cela supposerait une "révision profonde" du régime pénal, la prostitution n'étant pas un délit actuellement. Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, s'est dite favorable à une sanction des clients. "Sur ce sujet, le consensus n'est pas fait", reconnait Yves Charpenel, président de la Fondation Scelles, qui a lancé un appel pour l'abolition de la prostitution avec 40 associations. "Les députés qui voteront mardi la résolution abolitionniste voteront-ils ensuite son application concrète", se demande-t-il, estimant "plus que jamais nécessaire de clarifier la position française" face à des pays comme l'Allemagne qui ont choisi de réglementer cette activité.
La position abolitionniste "semblait un peu oubliée. On voit régulièrement ressurgir des propositions de réouverture de maisons closes", déplore Hélène de Rugy, déléguée générale de l'Amicale du Nid. Dans son manifeste "Nous n'irons plus au bois", le collectif d'hommes "Zeromacho" soutient aussi la résolution, pour rappeler que "la prostitution reste avant tout une affaire d'exploitation", explique leur porte-parole Gérard Biard. A l'inverse, le Syndicat des travailleurs du sexe (Strass) a écrit aux députés pour leur demander de ne pas voter la résolution, estimant que cela pénalisera les prostituées en les poussant vers plus de clandestinité, explique Chloé, prostituée qui manifestera mardi devant l'Assemblée. Act-Up et Aides, réunis avec le Strass et 14 associations au sein du Collectif "Droits et prostitution" partagent ce constat, affirmant que face à la réduction du nombre de leurs clients, les prostituées seraient contraintes d'accepter des rapports non protégés. Le Strass, qui distingue la prostitution librement consentie et la traite des être humains par des réseaux mafieux - qu'il dénonce-, demande plutôt de "véritables droits" pour les prostituées. Environ 20.000 personnes se prostituent en France, selon diverses estimations.
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