Brice Hortefeux à l'Assemblée nationale le 27 avril 2010 © DRIl l'a redit mardi, il "ne cèdera rien au politiquement correct" dans l'affaire du niqab au volant sur fond de polygamie de Nantes. Brice Hortefeux, qui rencontrait des députés UMP lors d'une réunion à huis clos a révélé hier que le père de la femme verbalisée venait de contacter les gendarmes pour signaler que la dernière fois qu'il avait eu sa fille au téléphone, il y a deux mois, elle était "en pleurs" et lui avait dit avoir été "battue". "Quand il a demandé à parler à ses petits-enfants, elle lui a expliqué qu'elle ne pouvait pas les lui passer car ils étaient enfermés dans une salle à côté, en train d'apprendre le Coran", a raconté le ministre aux élus.
La conductrice en niqab se dit victime d'un délit de sale gueule
"Rien, dans le code de la route, n'interdit le port du voile au volant", a plaidé lundi l'avocat de la conductrice nantaise compagne de compagnes de Liès Hebbadj, verbalisée en avril. La justice rendra sa décision en décembre.
Publié le 28/06/2010
Niqab-polygamie : Lies Hebbadj présenté au parquet
Après 48 heures de garde à vue, Lies Hebbadj a été déféré mercredi matin devant le parquet de Nantes pour répondre de plusieurs chefs d'accusation comme escroquerie, fraudes aux prestations sociales ou encore travail dissimulé.
Publié le 09/06/2010
Polygamie-niqab : garde à vue prolongée pour Hebbadj, sa compagne libérée
La garde à vue de l'homme soupçonné de polygamie et de fraude aux allocations familiales à Nantes a été prolongée mardi. Sa compagne, verbalisée pour conduite avec un niqab, est ressortie libre.
Publié le 08/06/2010
Polygamie-niqab : Lies Hebbadj et sa compagne en garde à vue
La jeune Nantaise verbalisée pour port de niqab au volant et son conjoint, soupçonné de polygamie et de fraudes aux allocations familiales, sont entendus depuis lundi matin par la police judiciaire.
Publié le 07/06/2010
Porter la burqa pourrait coûter 150 euros
Selon le Figaro, le projet de loi sur le port de la burqa prévoit d'infliger une amende de 150 euros à toute femme qui porte le voile intégrale. L'amende s'élèverait à 15.000 euros pour toute personne qui en a impose l'usage à une autre.
Publié le 30/04/2010
Niqab au volant: l'affaire ira "jusqu'à son terme"
A l'Assemblée mardi, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a estimé qu'il était de son devoir d'informer la justice de ses soupçons concernant un mari présumé polygame.
Publié le 27/04/2010
Voile intégral : le projet examiné en juillet, voté en septembre
François Fillon a annoncé mardi que le projet de loi sur l'interdiction du port du voile intégral serait examiné à l'Assemblée en juillet et voté en en septembre. Martine Aubry a rappelé que le PS ne voterait la loi que si elle respecte l'avis du Conseil d'Etat.
Publié le 27/04/2010
Niqab - Polygamie : le conjoint contre-attaque, une enquête ouverte
Le compagnon de la femme verbalisée pour avoir conduit avec un voile intégral a démenti lundi être polygame, affirmant avoir "des maîtresses", comme "beaucoup de Français". Une enquête préliminaire le concernant a été ouverte.
Publié le 26/04/2010
Niqab/polygamie: Besson évoque une possible "adaptation législative"
Sur RTL, le ministre de l'immigration a confirmé lundi que le fondement juridique d'une déchéance de la nationalité du conjoint de la femme verbalisée en niqab au volant, soupçonné de polygamie, n'était pas évident.
Publié le 26/04/2010
Conjoint mis en cause : l'affaire du niqab prend un tour politique
La mise en cause du mari de la conductrice verbalisée pour son voile intégral a pris un tour politique samedi, la gauche accusant le gouvernement d'instrumentaliser l'affaire sur fond de débat sur le port de la burqa.
Publié le 24/04/2010
Niqab au volant : 22 euros d'amende
Une jeune Nantaise conduisait en voile intégral dans les rues de Nantes. Elle a été verbalisée pour "circulation dans des conditions non aisées".
Publié le 23/04/2010
Avant de raconter cette affaire, Brice Hortefeux a dit en souriant qu'il ne "savait pas s'il devait dire ça publiquement". Une allusion au fait que ses propos seraient probablement répétés. Selon son entourage cité par l'AFP, le ministre de l'Intérieur aurait également confirmé l'information publiée mardi dans Le Figaro selon laquelle une femme se présentant comme une épouse répudiée par Lies Hebbadj témoigne sur son blog contre ce dernier.
Lies Hebbadj est soupçonné de polygamie et de fraudes aux aides sociales. "Parce que la République doit faire respecter le droit des femmes, doit refuser qu'elles soient emmurées, instrumentalisées, humiliées, parce que la République doit veiller à ce que les allocations financées par la solidarité nationale ne soient pas détournées, j'avais le devoir de porter cette affaire devant la justice", a par ailleurs déclaré Brice Hortefeux, dans l'hémicycle cette fois.
Le parquet de Nantes a ouvert une enquête lundi pour tirer au clair cette affaire. En réponse aux accusations de polygamie, Lies Hebbadj a déclaré lundi qu'"avoir des maîtresses n'était pas interdit en France", mais s'est refusé à toute précision sur sa situation familiale. Pour son avocat, maître Franck Boëzec, cette enquête "est dans l'ordre des choses". "Je pense que c'est plus sain", a affirmé l'avocat pour qui le dossier est "vide".
| Un imam est tenu d'exiger le certificat de mariage civil |
La secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, a de son côté pressé les imams mardi de faire en sorte que cette situation "ne se reproduise pas, parce que ce n'est pas une situation acceptable dans notre pays". Le service religieux de la mosquée de Paris rappelle qu'avant de célébrer un mariage religieux, l'imam - comme le prêtre, le pasteur et le rabbin - est tenu d'exiger un certificat de mariage civil sous peine de se mettre hors la loi avec le risque d'une peine de deux ans de prison. Mais les imams autoproclamés n'hésitent pas à ignorer cette disposition d'autant que la transgression est difficile à prouver puisque le mariage n'est pas "sacralisé" dans une mosquée mais dans n'importe quel endroit. Et dans des conditions sommaires : une dot symbolique et un repas. "Nous savons que la pratique existe dans la communauté", reconnaît-on à la Grande mosquée de Paris pour laquelle il est cependant "difficile d'en évaluer l'ampleur". |
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La conductrice en niqab se dit victime d'un délit de sale gueule
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