La mesure concerne 15.000 personnes. Le Conseil constitutionnel a censuré vendredi une disposition qui conditionnait l'octroi d'allocations aux harkis et à leurs ayants droit au fait de justifier de la nationalité française. Pour "tenir compte des charges supportées" par les anciens harkis et leur famille, liées à leur départ d'Algérie et leur réinstallation en France, la loi française a instauré "l'octroi d'allocations et de rentes", rappelle le Conseil dans un communiqué. Ont été posées dans la loi des conditions de résidence et de nationalité pour bénéficier de ces allocations.
Sarkozy : la France doit réparation aux harkis
Tout juste rentré d'Algérie, le président a jugé mercredi qu'il était "légitime et juste" que les harkis "reçoivent l'hommage solennel de la nation".
Publié le 05/12/2007
Les harkis regrettent la confusion des genres
Les "indigènes" ne sont pas des "harkis" et ces derniers craignent que le film de Rachid Bouchared crée l'amalgame. D'autant que le long métrage sort deux jours après la journée d'hommage aux harkis.
Publié le 27/09/2006
Saisi d'une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par le "Comité Harkis et Vérité", le Conseil constitutionnel a jugé que le critère de résidence était justifié mais pas celui de nationalité. Il a "déclaré contraires à la Constitution celles des dispositions déférées qui imposaient un critère de nationalité", dit le communiqué. "Cette abrogation est immédiate et doit être appliquée à toutes les instances en cours".
Plusieurs dizaines de milliers de harkis, parmi les quelque 200.000 supplétifs musulmans recrutés par l'armée française pendant la guerre d'Algérie, ont été désarmés après les accords d'Evian scellant l'indépendance du pays en 1962 et victimes de sanglantes représailles de la part des vainqueurs.
Retour MYTF1
Sarkozy : la France doit réparation aux harkis
Chargement en cours...




