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Attentats du 13 novembre : 3 mois après, des victimes en colère

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le 15 février 2016 à 19h35 , mis à jour le 15 février 2016 à 22h37.
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3min
Le Bataclan
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Notre société La commission d'enquête parlementaire relative aux "moyens mis en oeuvre par l'Etat pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015", qui compte 30 députés de tous bords, entendait ce lundi des victimes. "Nous avons 1000 questions et nous attendons des réponses", a lancé l'une d'elles.

Des victimes des attentats du 13 novembre, entendues lundi par une commission d'enquête parlementaire, ont pointé les dysfonctionnements des dispositifs d'aide et d'information après les attaques jihadistes de Paris et Saint-Denis. "Nous avons 1000 questions et nous attendons des réponses", a observé Georges Salines, le président de "13 novembre, fraternité et vérité", qui a dénoncé "l'atroce impréparation" des dispositifs d'information le soir des événements et les jours qui ont suivi.

Alors que de nombreuses familles ont attendu jusqu'à trois jours pour avoir confirmation de la mort d'un des leurs, il a raconté avoir appris le décès de sa fille par twitter le lendemain des faits. D'autres proches des victimes ont mis en cause les carences des services de renseignement. "Comment se fait-il qu'un terroriste interdit de territoire français et européen se retrouve à diriger une attaque de cette ampleur ?", s'est interrogé Mohamed Zenak, le trésorier de l'association "13 novembre, fraternité et dignité", en référence à la présence à Paris du Belge Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats.

"La question des responsabilités"

Et M. Zenak, dont la fille a été blessée lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser dans le bar parisien le Comptoir Voltaire, de s'interroger sur "la question des responsabilités" des services de l'Etat dans les failles relevées autour des attentats. Il n'y avait "ni présence policière", ni "fouille" au Bataclan le soir des faits, alors que le mode opératoire des terroristes, à savoir l'attaque de salles de concert, était connu des services de sécurité, a aussi déploré Alexis Lebrun, un membre de l'association Life for Paris - 13 novembre 2015.

La commission d'enquête parlementaire relative aux "moyens mis en oeuvre par l'Etat pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015", qui compte 30 députés de tous bords, a été lancée fin janvier. Elle délivrera son rapport le 14 juillet, a indiqué son rapporteur, le député PS Sébastien Pietrasanta. "Nous ne sommes ni des procureurs ni des juges mais des commissaires d'enquête" recherchant "la transparence", "la vérité" et "des solutions", a déclaré le député LR Georges Fenech, qui la préside. Les attentats du 13 novembre, qui ont frappé huit sites à Paris et Saint-Denis, ont fait 130 morts et des centaines de blessés. Le nombre total de victimes, physiques ou psychologiques, est estimé à 4.000, a rappelé la commission.

VIDEO. D'une manière différente, François, Sami et Christophe sont tous les trois des victimes des attentats du 13 novembre. Trois mois après les attaques, ils portent encore dans leurs corps et leurs esprits les séquelles de ce traumatisme. Revoir le sujet de Sept à Huit :

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  • zoroastran : Je comprends la colère des victimes, mais au bout d'un moment il faut arrêter de vouloir trouver des coupables ! Les terroristes ne donnent pas l'heure et le lieu du drame. On ne peut pas mettre des policiers partout... et surtout ils sont arrivés avc des armes de guerre ! On parle des attentats du 13, mais c'est tous les jours que les services de renseignements doivent arrêter des terroristes, sauf qu'on en entend pas parler.

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