Eric Besson sur France 2 (13/09/2010) © DR
Remaniement: Besson ne sait rien, mais veut rester
Le ministre de l'Immigration souhaite conserver un poste au gouvernement après le remaniement prévu en début de semaine prochaine, parcequ'il croit "à ce que fait le gouvernement".
Publié le 12/11/2010
Roms : une nouvelle circulaire signée par Hortefeux
Une nouvelle circulaire aux préfets, relative aux évacuations de campements illicites, a été signée "personnellement par le ministre de l'Intérieur, pour "lever tout malentendu sur une éventuelle stigmatisation" des Roms.
Publié le 13/09/2010
Pour Fidel Castro, Sarkozy "devient fou"
Dans une tribune où il critique notamment une nouvelle fois les expulsions de Roms, l'ancien président cubain s'en prend directement au chef de l'Etat et s'inquiète du fait qu'il détienne les codes de la puissance nucléaire de la France.
Publié le 13/09/2010
Les Français plus préoccupés par le chômage que par la sécurité
Les Français sont bien davantage préoccupés par le chômage, les retraites, la qualité des soins médicaux et le pouvoir d'achat que par la sécurité, selon une étude TNS-Sofres pour La Croix.
Publié le 12/09/2010
Les Roms ciblés par une circulaire, contrairement à ce que dit Besson
Une circulaire du ministère de l'Intérieur aux préfets sur les "évacuations de campements illicites", cible expressément les Roms, contrairement aux assurances données jeudi à ce sujet par le ministre de l'immigration Eric Besson.
Publié le 10/09/2010
Les roms en Roumanie : une communauté mal acceptée
En Roumanie, les roms subissent un ostracisme particulièrement fort de la part de la société civile. Une situation qui provoque une inévitable ghettoïsation.
Publié le 10/09/2010
Face au tollé suscité au sein des associations par la circulaire révélée à la veille du week-end et qui visait spécifiquement les Roms, Eric Besson se défend : "Je ne connaissais pas cette circulaire", a affirmé lundi sur France 2 le ministre de l'Immigration. "Je n'en étais pas destinataire et je n'en avais donc pas en connaître".
Cette circulaire datée du 5 août 2010 et signée par Michel Bart, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, rappelait aux préfets les "objectifs précis" fixés par le président Nicolas Sarkozy : "300 campements ou implantations illicites devront avoir été évacués d'ici trois mois, en priorité ceux des Roms". Et le texte ajoutait : "Il revient donc, dans chaque département, aux préfets d'engager (...) une démarche systématique de démantèlement des camps illicites, en priorité ceux de Roms".
"On est dans la provocation à la discrimination"
Depuis la révélation de cette circulaire, des organisations de défense des droits de l'homme estiment que l'action du gouvernement français est juridiquement illégale, puisqu'est visée directement une catégorie de population en tant que telle et non des individus qu'on incriminerait pour certains faits. "Le président Nicolas Sarkozy a été le premier à désigner expressément les Roms. Cette circulaire traduit son discours politique", dénonce Stéphane Maugendre, qui préside le Gisti, Groupe d'information et de soutien des immigrés. Le 28 juillet dernier, c'est en effet le chef de l'Etat qui avait organisé une réunion à l'Elysée sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms". Avant d'affirmer : "J'ai demandé au ministre de l'Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms, ce sont des zones de non-droit qu'on ne peut pas tolérer en France". Et c'est quelques jours plus tard qu'était diffusée cette fameuse circulaire du ministère de l'Intérieur.
Avec cette circulaire, "on joint le geste à la parole. On vise un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une communauté. On est dans la provocation à la discrimination", estime Stéphane Maugendre. Pour cette raison, le Gisti prépare un recours devant le Conseil d'Etat "pour que la circulaire soit annulée". Actuellement, l'ONG "examine" le document pour voir "s'il constitue une infraction pénale". Le Parti socialiste a également estimé dimanche que la circulaire était le "symbole d'une politique xénophobe", demandant son retrait et demandant à la Commission européenne de poursuivre la France. "Je demande à la Commission européenne et à son président José Manuel Barroso d'engager une procédure d'infraction à l'encontre du gouvernement français pour que cesse le traitement indigne et la stigmatisation inacceptable des citoyens européens que sont les Roms", a écrit Harlem Désir, député européen et secrétaire national, dans un communiqué.
Les démantèlements des camps de Roms ont déjà valu à la France des accusations de "racisme d'Etat" et de "xénophobie". Depuis le tour de vis sécuritaire annoncé par le président Sarkozy fin juillet, plus d'un millier de Roms ont été reconduits en Roumanie et en Bulgarie soit de "manière volontaire", avec une aide de 300 euros par adulte et de 100 euros par enfant, soit de "manière contrainte", sans ce pécule. Face aux critiques, Eric Besson a assuré jeudi dans un communiqué que "la France n'a pris aucune mesure spécifique à l'encontre des Roms" qui, a-t-il prétendu, "ne sont pas considérés en tant que tels mais comme des ressortissants du pays dont ils ont la nationalité". La Commission européenne, qui a demandé des "informations" à Paris pour évaluer si les expulsés avaient bénéficié de tous les droits qui leurs sont garantis en matière notamment d'intégration, devrait rendre prochainement ses conclusions.
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Remaniement: Besson ne sait rien, mais veut rester
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