"Des années après, à chaque rentrée je me sens mal", "j'ai eu honte mais je n'ai pas osé refuser par peur des représailles", "j'ai peur quand le rentre tard le soir ou tôt le matin. En ne participant pas j'ai peur d'être rejetée par les autres étudiants de la promotion" : des témoignages comme ceux-ci, le Comité national contre le bizutage (CNCB) en recense des dizaines sur son site. Tous dénoncent des pratiques pourtant officiellement abolies.
Bizutage à Dauphine : quatre étudiants exclus dont un définitivement
L'université Paris-Dauphine a fait connaître les sanctions qu'elle a prises à l'encontre des étudiants qui avaient fait subir des sévices à un jeune homme lors d'un bizutage.
Publié le 16/12/2011
Bizutage à Dauphine : plusieurs appels à la vigilance
L'étudiant victime d'un bizutage violent a repris les cours à l'université Paris-Dauphine où un conseil de discipline est prévu dans une vingtaine de jours sur cette affaire qui a relancé les appels à la vigilance pour contrer de telles pratiques.
Publié le 06/11/2011
Bizutage "abject" à l'université Dauphine ?
Un étudiant de première année à l'université Paris-Dauphine a porté plainte après un bizutage au cours duquel des "lettres de sang" lui auraient été inscrites dans le dos. Le président de l'université a jugé ce geste "abject" et va se constituer partie civile.
Publié le 05/11/2011
Fiches sur les élèves : les regrets des enseignants de Montreuil
Après la révélation du contenu de fiches rédigées sur des élèves de cet établissement classé en dispositif Ecoles, collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite (Eclair), qui concerne les établissements rencontrant le plus de difficultés scolaires, les enseignants s'expliquent.
Publié le 24/09/2011
"Elève fourbe" : controverse sur des fiches de 6ème à Montreuil
Des élèves entrant en 6ème dans un collège de Montreuil, en proche banlieue parisienne, ont fait l'objet de fiches contenant des informations d'ordre privé et des jugements de valeur, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information du site Mediapart.
Publié le 23/09/2011
Pression scolaire : quand les parents souffrent aussi
Les effets pervers de la pression scolaire sur les familles des milieux populaires sont au coeur de la journée du refus de l'échec scolaire organisée mercredi par l'Afev. L'association plaide pour un rapport "plus détendu et positif" aux apprentissages.
Publié le 21/09/2011
Privés de manuels scolaires... pour cause de cantine impayée
Des collégiens de Saint-Herblain, en Loire-Atlantique, se sont vu retirer leurs manuels scolaires à la rentrée en raison d'impayés de cantine. Le directeur du collège parle de "maladresse".
Publié le 13/09/2011
Les évaluations en primaire pas assez fiables
Le Haut Conseil de l'éducation épingle les évaluations en classes de primaires dans un rapport remis mercredi à l'Elysée. Selon le HCE, celles de CE1 ne sont pas assez "rigoureuses" et celles de CE2 pas assez "fiables".
Publié le 16/09/2011
Depuis treize ans - plus précisément depuis une loi de 1998 défendue par Ségolène Royal, à l'époque où elle était ministre déléguée à l'Enseignement scolaire - le bizutage est un délit. Ceux qui s'en rendent coupables risquent jusqu'à six mois de prison et 7500 euros d'amende. Pourtant, le bizutage se dissimule encore parfois derrière des expressions comme celles de "week-end d'intégration" ou de "soirée de cohésion". Ce mardi, le CNCB rend publique une enquête réalisée en février dernier auprès de 3276 adhérents des deux principales fédérations de parents d'élèves, la FCPE et la Peep, qui montre à la fois les inquiétudes liées à ces pratiques, et la méconnaissance de ce que dit la loi à leur sujet.
"Le bizutage, c'est quelque chose de grave"
Ainsi, à la question, "savez-vous qu'un jeune qui est bizuté encourt les risques suivants", les personnes interrogées répondent à 92,5% oui pour des "traumatismes psychologiques graves" et à 86,5% oui pour "alcoolisation massive, coma éthylique, décès". Pour les parents d'élèves et étudiants ayant participé à cette étude, le bizutage représente pour 78% "une épreuve humiliante", pour 38,8% "une atteinte aux droits de l'homme" mais aussi pour 27,6% "une tradition".
"L'élément le plus important de cette enquête est que dans le ressenti des parents, le bizutage, c'est quelque chose de grave", a commenté la présidente du CNCB, Marie-France Henry. En outre, en cas de bizutage soupçonné, annoncé ou avéré, 85,8% des parents interrogés avertiraient le chef d'établissement et 55,7% porteraient plainte. Enfin, 59,5% seulement des personnes savent que le bizutage est un délit puni par la loi, 8,9% ne le pensent pas et 30,5% répondent "je ne sais pas" à la question.
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