Un flashball © ReutersOfficiellement morte et enterrée, la Commission nationale de déontologie de la sécurité fait encore parler d'elle. Alors qu'elle a cessé d'exister en tant qu'entité autonome fin avril, pour être intégrée dans le "Défenseur des droits", des avis de la CNDS sont dévoilés ce week-end par Le Monde. Des avis particulièrement critiques sur l'usage du "flashball" par les forces de sécurité, et qui n'avaient pas été publiés jusqu'à présent, mais transmis à une parlementaire qui avait saisi la CNDS en juillet 2009, Delphine Batho, députée PS des Deux-Sèvres.
Un policier jugé pour avoir blessé un lycéen au flash-ball
La justice examine à partir de mardi à Nantes, les charges pesant sur un policier soupçonné d'avoir éborgné un jeune de 16 ans en faisant usage d'un fusil lanceur de balles de défense lors d'une manifestation en 2007.
Publié le 06/03/2012
La CNDS meurt en conseillant de revoir l'usage du flashball
Dans son ultime rapport, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), créée en 2000 pour contrôler l'action policière, conseille de revoir l'utilisation du flashball, à l'origine de plusieurs graves accidents ces derniers mois.
Publié le 26/04/2011
Eborgné par un tir de flashball: 6 mois avec sursis contre un policier
Le policier dont le tir de flashball avait éborgné un jeune homme en 2005 aux Mureaux (Yvelines) a été condamné mardi à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Versailles.
Publié le 25/01/2011
L'un concerne les circonstances dans lesquelles un jeune a été blessé à la tête le 1er mai 2009 à Neuilly-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis, l'autre une manifestation à Toulouse le 19 mars 2009, au cours de laquelle un jeune avait été blessé à un oeil. A propos de Neuilly-sur-Marne, la commission estime que "la situation était sereine à l'arrivée des premiers fonctionnaires de police", intervenus à la suite du déclenchement d'une alarme et qui s'étaient trouvés face à un "nombre important de personnes, notamment des jeunes". Selon des témoignages, "les jets de projectiles (provenant du groupe de jeunes) ont fait suite au premier tir de flashball, contrairement à ce que soutiennent les policiers", indique l'avis.
"L'imprécision" du flashball
Tout en admettant que le gardien de la paix auteur du tir "ait pu se sentir en situation de vulnérabilité", la CNDS estime que "l'usage d'un flashball, arme qui a déjà montré sa dangerosité et qui en l'espèce a causé une blessure grave (à un jeune homme, qui ne) manifestait pas d'agressivité à l'égard des fonctionnaires de police, était disproportionné". La Commission considère en outre que le procès-verbal établi par le policier contenait des "informations mensongères", le gardien de la paix ayant manifestement tenté de justifier d'un état de "légitime défense". Pour ces raisons, la commission recommande que le fonctionnaire "fasse l'objet de poursuites disciplinaires".
Concernant Toulouse, la commission n'a pu établir avec certitude que la blessure était imputable à un tir de flashball. Elle réitère néanmoins les fortes réserves déjà formulées quant à l'usage de telles armes, "compte tenu de leur imprécision", et recommande de ne pas les utiliser "lors de manifestations sur la voie publique".
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