Le Love Shop "1969 - Curiosités désirables", à Paris/Image d'archives © AFPRien de cochon dans la devanture, pas même des canards. La boutique "1969 - Curiosités désirables" est une enseigne discrète située à deux pas du Centre Pompidou. Les magasins voisins vendent des vêtements ; elle, des objets de plaisir dans un décor raffiné : huiles de massage, lingerie haut de gamme, menottes en plumes, coins-coins coquins... Bref, résume le site, "des accessoires pour pimenter votre vie sexuelle, nourrir vos fantasmes et découvrir de nouvelles sensations dans un esprit convivial, sexy et terriblement gourmand". Si l'échoppe offre manifestement tout pour émoustiller les "amoureux et les curieux avides de sensations coquines", elle hérisse le poil de deux associations catholiques. La Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) et l'association CLER Amour et Famille l'assignent en justice ce mercredi.
Le "Love shop" est trop près d'une école, dit la justice
Le tribunal correctionnel de Paris a déclaré mercredi coupable le gérant d'une boutique de sex toys située à moins de 200 m d'une école. Une association de familles catholiques réclamait sa fermeture.
Publié le 29/02/2012
DVD de Gianni et les femmes : Quand le sexe opposé ne vous regarde plus
Chronique - Gianni Di Gregorio se met en scène dans la peau de son alter égo cinématographique, Gianni, devenu comme transparent pour la gent féminine. Une comédie tendre-amère qui vient de sortir en DVD, gratifié d'un making of, où le réalisateur du succès "Le déjeuner du 15 août" en dit plus long sur son récit quasi autobiographique.
Publié le 05/01/2012
Pas de sexe durant le mariage ? Alors, des dommages et intérêts !
Après 21 ans de mariage, une femme délaissée sexuellement par son époux depuis des années a obtenu qu'il soit condamné à lui verser 10.000 euros de dommages et intérêts pour réparer ce préjudice.
Publié le 30/11/2011
Sexe et politique : "le grand déballage"
Quels seront les effets de "l'affaire Ferry", nouveau scandale sur les moeurs dans le monde politique français ? Les éditorialistes craignent de voir le débat public pollué avant la campagne de 2012. "Si l'on voulait salir la république", résume l'un d'eux, "on ne s'y prendrait pas autrement."
Publié le 02/06/2011
Le sexe en 3D, ça rapporte...
Le premier film érotique en 3D, produit par une société de production de Hong Kong a fait mieux au box-office hongkongais que le film américain "Avatar".
Publié le 21/04/2011
Accro au jeu et au sexe à cause d'un traitement : le patient sera indemnisé
Le tribunal de Nantes a donné raison jeudi à Didier Jambart, un homme de 51 ans atteint de la maladie de Parkinson, qui demandait réparation au laboratoire GSK fabriquant un médicament dont les effets secondaires l'avaient rendu accro au sexe et au jeu.
Publié le 31/03/2011
La raison de leur courroux : la boutique polissonne est située à proximité d'une école et d'un collège. Le hic : la loi sur la protection de l'enfance de 1987, réformée en 2007, interdit "l'installation à moins de 200 mètres d'un établissement d'enseignement, d'un établissement dont l'activité est la vente ou la mise à disposition du public d'objets à caractère pornographique". La boutique "1969 - Curiosités désirables" est située à 90 mètres de l'école Saint-Merri. Pour les deux associations, en vendant des "des vibromasseurs, des boules de geisha, des chaînes anales, des 'cockrings'" (anneaux de pénis, NDLR.), comme elles le détaille, le magasin enfreint la loi. L'infraction est passible de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.
"Y a pas de quoi casser trois pattes à un canard"
Mais les sex toys sont-ils des objets érotiques ou pornographiques ? Il y a un flou juridique. Pour l'avocat qui défend les deux associations, ce sont des objets pornographiques, cela va de soit. "Les parlementaires ont inclus les accessoires et donc les sex toys lors de leurs débat en 2007", rappelle Me Henri de Beauregard contacté par TF1 News. Pour lui, d'ailleurs, "la pornographie est clairement définie dans la jurisprudence". L'avocat invoque ainsi une décision de 1972 où avaient été jugées "pornographiques", les oeuvres qui, "décrivent seulement les mécanismes physiologiques" de l'acte sexuel, en omettant tout "contexte sentimental". Et de citer le mode d'emploi d'un objet simulant la fellation vendu dans la boutique. "On nous y explique comment, grâce à deux petits moteurs finement placés sous le gland, l'objet fonctionne et vibre, détaille l'avocat. Ca, c'est de la mécanique physiologique pure !" Il tonne : "Si les sex toys ne sont pas considérés comme pornographiques, alors je ne vois pas ce qui est un objet pornographique !"
Pour l'avocat du gérant de la boutique, l'endroit ne vend rien de pornographique. "Ce n'est pas un sex shop, c'est un love-shop, nuance Me Richard Malka à TF1 News. Il n'y a rien de sulfureux, ni cabine vidéo, ni publication pornographique... C'est coquin, ludique, plutôt glamour et 70% de la clientèle est féminine." L'avocat dénonce "un procès d'un autre temps", une "nouvelle immixtion du religieux dans la société civile ". Selon lui, "les sex toys sont aujourd'hui complètement acceptés dans la société". "Il n'y a pas un magasin féminin qui n'en parle pas, ils sont vendus à la Redoute, aux trois suisses, chez Sonia Rykiel, des dizaines de films s'en amusent, Sex in the city, par exemple, détaille-t-il avant de soupirer avec une once d'humour. Y a pas de quoi casser trois pattes à un canard". Me Malka parle encore d'"une hypocrisie absolue à poursuivre cette boutique discrète à la vitrine quasi opaque." "On est à des années lumières des représentations sexuelles qui figurent sur les kiosques à journaux, dans chaque rue de Paris !", tonne-t-il.
Il estime enfin que la loi pour laquelle est jugé son client est anticonstitutionnelle car contraire à la liberté de commerce. "Il n'y a pas un périmètre de 200 mètres à Paris, où il n'y a pas un établissement d'enseignement, affirme-t-il. Si la loi était interprétée comme le réclament les parties civiles, il ne pourrait plus y avoir de vente de sex toys à Paris, on devrait fermer tous les établissements qui en vendent, et notamment les Galeries Lafayette ou encore les dépôts de la Redoute! Et Paris deviendrait la seule capitale du monde occidentale où leur vente serait interdite, c'est hallucinant !" Il a déposé une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) à ce sujet.
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