Les réactions fusent mercredi matin après la publication par Charlie Hebdo de caricatures de Mahomet en pages intérieures et en dernières pages du journal. Politiques et représentants des cultes musulmans font entendre leur voix, dénonçant une provocation (lire : Islam/Caricatures : Marine Le Pen dénonce des reculades des politiques). Le principal intéressé, lui, se défend. Charb, dessinateur satirique et directeur de l'hebdomadaire Charlie Hebdo défend mercredi matin la publication de ses dessins au nom de la liberté de la presse. "Si on commence à dire j'ai peur, c'est terminé, on arrête de faire des journaux, on arrête de faire de la polémique, on arrête la liberté de la presse", a-t-il déclaré.
L'une de ces caricatures montre Mahomet dénudé, dans une parodie d'une scène du film "Le Mépris" de Jean-Luc Godard où Michel Piccoli admire la chute de reins de Brigitte Bardot. Ces dessins "choqueraient ceux qui vont vouloir être choqués en lisant un journal qu'ils ne lisent jamais", avait-il déjà fait valoir mardi. "Si on commence à se dire, parce qu'il y a 250 excités qui manifestent devant l'ambassade des Etats-Unis, qu'il faut différer ou ne pas publier des dessins, ça veut dire que ce sont eux qui font la loi en France", s'était-il encore défendu.










